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21/08/2011

FABIOLA de ALLESSANDRO BLASETTI (1948). DVD.

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Ce Fabiola (1948), se passant au IV siècle à Rome pendant la fondation du christianisme, défie l' analyse tant il est marqué par son époque et surtout par son couple vedette Henri Vidal/Michèle Morgan qui ravira la presse à sensation de l' après guerre.

Cette œuvre en noir et blanc, qui fut un grand succès dans les salles de cinéma et puis par la suite largement diffusée à la télévision au moment des Pâques, est surtout dans sa deuxième partie Le sang des martyrs* de la propagande chrétienne. Seule la première partie Le mirage de Rome est plus regardable et moins vomitive. Michèle Morgan est très érotique dans sa tunique transparente lors de sa première apparition, rompant avec son style glacé et/ou végétal. Henri Vidal est convainquant. Mais ceux qui enlèvent le morceau sont Michel Simon et Louis Salou, c' est évident !

Blasetti fait un boulot honnête dans la forme, pour le fond c' est abominable, mais la copie de ce DVD est tout juste visionnable : sous-exposition lumineuse, rayures et voiles divers. Les éditions Gaumont ne font pas beaucoup d' efforts pour sauvegarder ses pellicules, à signaler le chef d' œuvre d' Orson Welles Une histoire immortelle (1967) dont la copie est honteuse. En plus ils auraient pu mettre sur le même DVD les deux parties de ce film : Le Mirage de Rome dure 1 heure 27 mn et Le Sang des martyrs 1 heure 20 mn. Serait-ce une arnaque ?

*On nous présentait ce film remplit de corps déchiquetés par les lions, écartelés, brûlés... à la télévision sans carré blanc. Par contre pour la série La marquise des Anges on y avait droit au carré blanc...

14:42 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : péplum, cinéma

29/01/2011

LE SIGNE DE LA CROIX (1933) de CECIL B. DEMILLE.

51jtNveXh3L._SL500_AA300_.jpgDans le domaine des films consacrés aux divers supplices et persécutions subis par les premiers chrétiens dans la Rome antique, « Le signe de la croix » (1933) est un must qui vaut le coup d' être visionné pour plusieurs raisons bonnes et mauvaises.

Cecil B. DeMille sait où placer sa caméra, le cadrage est léché et précis. Il sait choisir ses collaborateurs : le directeur de photographie Karl Struss nous donne un noir et blanc velouté non-contrasté où de délicats éclats lumineux apparaissent. Toute la technique hollywoodienne est au rendez-vous... parce que pour le reste... lorsque l' on sait que le scénario est une adaptation simplifiée, malheureusement pas la dernière, du roman « Quo Vadis »* du lourdingue Sienkewicz... Ceux qui ont connu les pensions scolaires catholiques l' ont certainement lu, il figurait toujours en bonne place dans la bibliothèque...

On peut effectivement s' amuser de l' interprétation et de l' appendice nasal de Charles Laughton en Néron, de trouver plaisante plastiquement pour une fois Claudette Colbert en Poppée, surtout pendant la séquence où elle prend son bain de lait d' ânesse, à noter qu' elle éclipse aisément Elissa Landi dont le rôle de la chrétienne virginale et sacrificielle est d' un ennui abyssal. « La mort n' est qu'un passage qui mène à notre Père. » : dit-elle, ne pas oublier le P majuscule. Quant à Fredric March vaut mieux se souvenir de ses interprétations chez Mamoulian dans « Dr. Jekyll et Mr. Hyde » (1931) ou Wellman dans « Une étoile est née » (1937).

Les séquences finales dans l' arène - avant il faut se taper les scènes où les chrétiens dans des poses extatiques attendent les flèches décochées par les soldats romains - tombent dans des fantasmes érotomaniaques à la limite du malsain. On y voit de très belles jeunes femmes, chrétiennes bien sûr, juste vêtues (?) d' une guirlande de fleurs, données en pâture aux caïmans ou aux pires sévices, on devinera facilement lesquels, à un gorille. Aux moments des passages à l' acte, on ne voit que les réactions du public qui sont facilement compréhensibles. Il y a des moments grand-guignolesques comme ces combats entre des femmes et des nains teints en noir... parfois Cecil B. DeMille est un cinéaste à peine plus « sérieux » que Ed Wood...

*Cela n' est pas indiqué au générique, mais c' est flagrant. Le générique nous apprend que c' est d' après la pièce de théâtre d' un certain Wilson Barrett.

BONUS :
1) Une galerie de photos.
2) Présentation du film par le peu folichon Luc Moullet d' une durée de 13 mm.
3) Une filmographie sélective donc incomplète et donc inutile de Cecil B. DeMille.

Film en noir et blanc de 1933. Format : 4/3. Durée : 120 mn.
Version anglaise sous-titrée française uniquement.
Très bonne copie.

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13:48 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, péplum

03/05/2010

HENRY KING : DAVID ET BETHSABÉE

51Zrn2n4ARL._SL500_AA300_.jpgLe propre des grands cinéastes est de nous faire croire à des contes, ici tirés de la Bible, le temps d' un film. Henry King, pourtant chrétien convaincu, ne fait pas œuvre de propagande, mais nous dépeint plutôt une histoire passionnelle.

Le Roi David (Gregory Peck) tombe amoureux de la belle Bethsabée (Susan Hayward). Mais Bethsabée est mariée avec un de ses officiers les plus dévoués. Son amante enceinte risque la lapidation. David envoie son fidèle compagnon dans une bataille violente où il espère qu' il y perdra la vie. Son Dieu le surveille...

Pour un péplum, ce film évite tout gigantisme. Henry King est tout le contraire d' un Cecil B. DeMille. Pas d' effets spéciaux pour épater les foules. La fluidité de la mise en scène est remarquable. Elle est à base de cadrages limpides, agrémentée de travellings avants qui permettent une plus grande concentration sur les protagonistes. On n' est pas loin d' un cinéma intimiste. Le flashback, nous montrant comment le petit berger David fut choisi comme roi et de quelle manière il affronta le géant Goliath, est d' une rare intelligence dans la façon dont il est amené.

Si l' interprétation générale des acteurs est sans reproche, il faut faire une réserve sur le choix de Susan Hayward qui n' est pas la plus belle actrice des années quarante. Le meilleur choix aurait été Ava Gardner ou Gene Tierney, car là, l' adhésion à la passion du Roi David serait plus convaincante.

Film en technicolor au format 4/3 d' une durée de 1 heure 51 mn.
Version audio anglaise et française. Sous-titres français.

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22:35 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : péplum, cinéma