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30/10/2016

George Langelaan : La Mouche (1957) et Temps mort (1962). Livre paru en 2008 chez Flammarion

51CWk3YIheL._SX351_BO1,204,203,200_.jpgRéalisme fantastique ou Fiction scientifique sont les appellations des deux nouvelles de George Langelaan. J' étais surtout attiré par La mouche, ce court récit très noir d' une trentaine de pages bien fournies qui donna l' excellent film de Kurt Neumann dont le traitement par le scénariste James Clavell est moins extrême mais assez fidèle à notre ami George ; contrairement à l' adaptation de David Cronenberg qui en est trop éloignée tombant dans les effets horrifiques de Grand-Guignol, retenons-y plutôt les très bonnes interprétations de Geena Davis et Jeff Goldblum. La deuxième nouvelle d' une cinquantaine de pages Temps mort conte l' expérience d' un homme projeté dans un monde où le temps semble suspendu et la vie arrêtée nous dit la quatrième de couverture. Elle est tout aussi sombre que La mouche. Ces deux histoires de cobayes humains volontaires, qui ne tombent jamais dans le délire des docteurs fous, les rendent encore plus terrifiantes ; une mise en garde sur le pouvoir scientifique.

La présentation de ce petit livre est complétée par des dossiers instructifs : une biographie de George Langelaan - un homme à redécouvrir qui fut un héro pendant la deuxième guerre mondiale et qui a publié bon nombre de romans d' espionnage - différents petits dossiers et notes dus au professeur de Lettres Frédéric Maget, dont je tempère tout de même l' enthousiasme sur le film de David Cronenberg.

15:25 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, science-fiction

18/07/2016

De l' accord de Munich au Pacte germano-soviétique du 23 août 1939 de Roger Maria publié aux Éditions L'Harmattan en 1995

livreÀ propos de l' auteur du livre, Roger Maria était inscrit au Parti communiste depuis 1948, à sa mort en 2007, le journal l'Humanité affirme qu' il fut SFIO, Roger Maria dans son introduction raconte qu' il fit partie du mouvement Nouvel Âge de George Valois dès sa dix-neuvième année donc en 1936. Nouvel Âge était d' obédience socialiste mais antiétatique. Comment passer d' une démarche libertaire à une propagande du centralisme étatique ? Roger Maria a été résistant, arrêté en même temps que Georges Valois par Klaus Barbie et tous deux déportés à Neuengamme ; Georges Valois est transféré à Bergen-Belsen et y décède le 18 février 1945.

Pour Roger Maria, le déclenchement de la seconde guerre mondiale est la faute de ces maudits Anglais (je les compisse depuis le punk et sa fille tarée la OÏ) et bien sûr de Chamberlain (Yes Sir !), les citations de Winston Churchill (Yes Sir !) aident à la démonstration. Pas que Chamberlain (Yes Sir !) était spécifiquement pacifiste, mais que ces maudits Anglais voulaient s' allier avec tonton Adolf pour mettre sur la gueule au petit père des peuples. Mais, le vérolé était pacifiste et voulait s' allier avec la France et l' Angleterre pour faire peur aux petits nazis. Ce qui amène à une réflexion toute personnelle : C' est sûr que le vérolé ne pouvait pas être au four et au moulin, éduquer tous ses petits contradicteurs dans les goulags avec le slogan Le travail, c' est la santé et en même temps foutre sur la gueule à tonton Adolf ; il voulait la paix. Il faut voir l' énumération des petits traités, sous-traités et pactes entre tous ces pays et ceux d' Europe centrale, Madonna n' y retrouverait pas sa première photo à poil et Katherine Kelly Lang d' Amour, gloire et beauté ne ferait plus de distinction entre ses maris, ses enfants et ses amants ; quel bordel ! Jusqu' au 14 août, le ch'ti pépère des peuples voulait qu' on laisse entrer l' Armée rouge par le couloir de Wilno et la Galicie jusqu' à la frontière germano-polonaise pour protéger les Polonais du moustachu ; encore une réflexion toute personnelle : Comme il avait si bien protégé de la famine les Ukrainiens entre 1931-1933 ? faut avoir confiance tout de même. Donc, étant donné que la France, l' Angleterre et la Pologne ne comprenaient pas que l' URSS les protégerait, le vérolé s' est dit pourquoi pas partager la Pologne avec tonton Adolf, ça éloignera le danger à l' Ouest ! D' autres petites choses dérangent, Roger Maria dit qu' il y avait des avancées sociales en URSS !? je ne savais que le NKVD, c' était les CCAS de l' époque, et, comme le remarquait une de mes copines : Le peuple de l'union soviétique est sorti du cauchemar du règne totalitaire pour connaître les rigueurs, les dangers et les injustices multiples de la dictature du parti unique (dixit Hannah Arendt). Roger Maria reconnaît que les purges dans l' Armée rouge à partir de 1936, c' est Staline, que le massacre de Katyń , c' est Staline, faut dire qu' il n' a pas le choix.

Le problème, c' est qu' on ne sait pas si Roger Maria était stalinien-critique, ou, anti-stalinien comme l' était Raymonde Tillon-Nédelec, aussi communiste et ancienne résistante, qui vient de nous quitter.


17:39 Publié dans Blog, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre

15/06/2016

Les 101 nanars: Une anthologie du cinéma affligeant (mais hilarant) par François Forestier. Édition de 2016.

91XKLJyQvpL.jpgCe bouquin est malsain, pénible, répétitif et tient de la mauvaise cinéphagie, il a dû être écrit pendant une crise d' aérophagie. Forestier est en plus pas très courageux, il s' en prend à Angélique, Sissi, Sheena, Rocky IV, Golden Child, La mouche II, Fair Game, Tiny Town, Glenn or Glenda... des films dont tout le monde sait qu' ils sont nuls mais qu' il adore revoir pour se marrer au trente sixième degré ; t' as que ça à foutre Forestier, à perdre ton temps à voir des films pathétiques ! Les films pour se marrer et au premier degré, duchnock, ça existe ! Allez France !, au lieu de nous ennuyer avec Ah! Les Belles Bacchantes! que j' aime bien d' ailleurs, et puis Alexandre le bienheureux ou Les malheurs d'Alfred pour rester en France. Parce qu' à force de vouloir se marrer de tout, de rien et n' importe comment, on risque de ne pas remarquer qu' il y a différentes formes d' humour ; celui de Malle/Modiano avec la réplique Police allemande dit avec l' accent du Sud-ouest. Mais Forestier est atteint d' une maladie qui s' appelle la nanardinite, il dit des conneries pour dire des conneries. Faut pas tout détailler, mais refaire le coup de Blow-up (1967) d' Antonioni, c' est lourdasse ; il baragouine un lieu commun sur les filles anglaises qui sont moches, que le groupe le plus débile des sixties sont les Yardbirds, merci pour Jeff Beck et Jimmy Page, et, faut te rappeler duchnock que sans les Yardbirds, pas de Led Zeppelin, pas d' Aerosmith, pas de Motörhead, pas de Guns N' Roses (sans le chanteur, ce serait impeccable) ou pas de New York Dolls (il faut avouer, sans Todd Rundgren, ça vaut pas grand chose). Et sans le film d' Antonioni, pas de Conversation Secrète, pas d' À cause d' un assassinat ou pas de Les trois jours du condor ; ça t' ennuie duchnock, mais le bradypnéique anticipait.

Ce qui est le plus accablant, ce sont les jeux de mots tellement consternants qu' il faut en faire une petite liste non exhaustive :
- Homère d' alors, page 58. Il ose...
- Il est vrai qu' il ne faut jamais lâcher le faucon avant d' avoir vu le vrai, page 76. Il ose encore...
- Jeanne Crain (qui mérite son nom), page 79. Jeanne Ne Craint Plus, Jeanne Qui Craint De Nouveau, Jeanne écoute les violons (les Crain-Crain), tout ça page 80 avec des majuscules tellement il est fier. Il ose toujours...
- Tout le film a été tourné dans le Middlesex, page 87 ; en rapport avec des scènes paraît-il osées (ben oui) de Quand les dinosaures dominaient le monde. Il ose encore et toujours...
- Le sixième incontinent, page 100. Il ose...
- Cheval tire à ta mère, page 113. Il ose encore...
- On sent bien que la boutade, là, monte au nez, page 132. Il ose encore et toujours...
- Ils avaient le feu occulte, page 138. Il ose...
- Il faut se méfier du Bolkan qui dort, page 180 ; à propos de la très belle Florinda Bolkan pour ceux qui n' auraient pas compris. Eh oui, il ose encore...
- Ce n' est pas laid (ce Népalais, excusez-moi, pas pu résister), page 208. Il ose encore et toujours...
- On applaudit des deux nains, page 232. Il ose...
- La vue de Marais est basse (Marais basse, donc), page 266 ; à propos de Jean Marais pour ceux qui n' auraient pas compris. Il ose encore...
- Après Tibère, le printemps, page 308. Il ose encore et toujours...
- Horace, ô désespoir ! (Je sais, c' est facile, mais vous me connaissez), page 312 ; eh oui, malheureusement on te connaît. Il ose encore et toujours...
- Mahler n' arrive jamais seul, page 309. Mahler est bon, page 315. Il ose...
- Franchement, cette fille, c' est Inca, page 356. Il ose encore...
- Et mon culte, c' est du poulet ?, page 359. Il osera encore et toujours, son cas est désespéré.

Faut-il passer sur l' erreur chronologique à la page 157 pour Rex Harrisson dans Cléopâtre tourné en 1963 où Forestier émet que l' acteur anglais serait encore mal remis de Docteur Dolittle tourné en 1967 ? Une autre pour Fair Game avec Cindy Crawford où il dit pourquoi n' avoir pas pensé à Nadine Morano (?), on est en 1995 ; Nadine et sa jactance étaient déjà connues? À propos de «Golgotha» de Julien Duvivier du plagiat de Henri Jeanson pour Gabin s' en lave les pognes à la page 307 ; le même Gabin surnommait Edwige Feuillère m'dame Pilate, ça serait-y pas plutôt m'dame Ponce ? Faut-il passer aussi sur la description physique des actrices bien en chair des années 50 où les termes jambon, saindoux ou gélatine sont souvent employés ; t' as vu ta gueule duchnock, fais comme moi, cache-la ! Et Virginia Leith, Virginie Leitch qu' il écrit à la page 200, serait une inconnue absolue : Les inconnus* dans la ville (1955) et Baiser mortel (1956), ça ne te dit rien, duchnock ! C' est de la chipoterie, peut-être, mais il est critique spécialisé depuis 50 ans ; si t' es un alcoolo duchnock, t' es excusé !

Par contre, félicitations aux Éditions Denoël ; belle présentation avec des petites photos, belle calligraphie, pas de coquille.
Cependant, Denoël devrait s' abstenir de publier un duchnock !

*Qu' est ce qu' on se marre...

11:17 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, cinéma