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22/02/2011

JEFFREY HUNTER dans L'AIGLE DE GUAM (No Man Is an Island) produit, écrit et réalisé par JOHN MONKS Jr. et RICHARD GOLDSTONE.

51NuOAInR-L._SL500_AA300_.jpgL' aigle de Guam (1962)*, dont on nous dit qu' il raconte les exploits de George W. Tweed un modeste 'radio' de la marine américaine, a surtout la particularité de nous montrer le courage et le sacrifice des habitants de l' île de Guam, qui font tout leur possible pour aider Tweed à survivre pendant ces trois années face à la présence de l' armée impériale nippone. Cette singularité est quasi unique dans le film de la seconde guerre mondiale consacré aux opérations dans le pacifique.

Le bel et bon acteur Jeffrey Hunter, qui incarne Tweed, a cette candeur, cette naïveté des jeunes premiers des années 50 et du début des années 60. Ce style de jeune premier qu' adorait John Ford qui l' emploiera et il fallait être un bon acteur pour faire face à John Wayne dans La prisonnière du désert (1956) ou Spencer Tracy dans La dernière fanfare (1958). Marshall Thompson, avant la célèbre série télé Daktari, est de la partie aussi mais malheureusement pas jusqu' au bout. Quant à Barbara Perez vous ne pourrez l' admirer qu' en attendant une bonne heure de vision.

Si la réalisation n' est pas inspirée, elle possède assez d' énergie et de tonicité pour nous tenir en haleine. Le déroulement de l' histoire ainsi que la pirouette finale moraliste et optimiste auraient certainement intéressé Frank Capra. Ce film n' est pas un chef d' œuvre, loin de là, mais il est positif et attachant car l' on y voit des personnes ordinaires se dépasser face à l' adversité.

*Le titre français L' aigle de Guam ne fait pas du tout référence au personnage de Jeffrey Hunter. Pour savoir ce que cela signifie, regardez le film !

Film en couleur de 1962. Format : 16/9. Durée : 109 mn.
Version originale anglaise sous-titrée française. Version audio française.
Bonne copie, sans plus.
Pas de bonus.

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22:40 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, cinéma

21/02/2011

STEVE McQUEEN : THE WAR LOVER (L'homme qui aimait la guerre) de PHILIP LEACOCK.

guerre,cinémaCe film consacré aux équipages des forteresses volantes américaines pendant la seconde guerre mondiale doit son principal attrait à l' interprétation de Steve McQueen dans le rôle du capitaine Buzz Rickson. Il compose un officier frondeur, imbu de sa personne, jouissant des bombes qu' il largue. Un personnage à contre-courant du film frimeur de John Sturges La grande évasion (1963). Il faut voir ses regards intenses et ses sourires sardoniques. Une interprétation qui ne tombe jamais dans l' outrance.

La démesure et la témérité de Buzz Rickson peuvent être extrêmement dangereuses pour l' équipage et son co-pilote le lieutenant Bo Bolland (Robert Wagner) s' en rend compte au fur et à mesure. Bo Bolland veut accomplir son devoir, faire ses vingt cinq missions, et rentrer chez lui. Buzz Rickson n' existe que par et pour la guerre ; ses conquêtes féminines ne sont, comme ses victoires, que des photos accrochés au mur. Lorsque Bo Bolland a une relation amoureuse et sérieuse avec l' anglaise Daphné Caldwell (la très belle Shirley Ann Field), Dickson ne pense qu' à la briser.

Le scénario de Howard Koch, d' après un roman du journaliste et grand reporter de guerre John Hersey, est excellent et aménage de très bons dialogues ; il évite les tirades moralisantes. La réalisation de l' anglais Philip Leacock est honnête, sans plus, car elle ne s' attache guère aux détails, dommage que le rigoureux et inventif John Guillermin par exemple ne soit pas aux commandes. Bonne photo de Bob Huke, mais certaines transparences ont un peu de mal à passer.

Film en noir et blanc de 1962. Format : 16/9. Durée : 101 mn. Zone 2.
Version originale anglaise sous-titrée française. Version audio française.
Pas de bonus, hormis trois bandes annonces : The War Lover, The Bridge on The River Kwai et From Here to Eternity.

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22:42 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, cinéma

10/02/2011

JOHN WAYNE dans IWO JIMA (Sands of Iwo Jima) d' ALLAN DWAN.

film,guerreSi il y a un genre du cinéma dans lequel John Wayne n' a guère excellé, faute à des scénarios basiques voire idiots, c' est bien dans le film de guerre. Mettons à part, ceux réalisés par John Ford bien entendu... et ce Iwo Jima.

Iwo Jima (1949) - dont le gros défaut est la musique de Victor Young emphatique et patriotique, nous obligeant quasiment à nous boucher les oreilles -, même si il fait parti des films commémorant les victoires américaines, possède des scènes marquantes très réalistes. Le massacre de deux soldats américains dans une tranchée alors qu' ils n' ont plus de munitions, leur copain étant allé en chercher mais il s' est attardé pour boire un café. Un soldat blessé dans la nuit appelle : « Brancardier », John Wayne dit : « C' est peut-être un piège des Japs. Ils l' ont fait à Guadalcanal. », ensuite le soldat blessé crie : « Stryker », c' est le nom du personnage joué par le Duke qui ordonne de ne pas bouger. Les scènes de batailles faites de séquences reconstituées et d' archives sont bien agencées ; la photographie de Reggie Lanning est assez raccord, étant donné la technicité de l' époque.

Un moment tragique que l' on penserait écrit par Eric Maria Remarque : un jeune soldat marche parmi d' autres, il est abattu, dans sa poche un livre dont le titre est Nous avions le cœur jeune et joyeux...

La première demi-heure est conventionnelle. Elle représente les entraînements militaires avec humour godillot, ainsi que les sorties alcoolisées des troufions dont un, John Agar acteur exécrable mais bon quant il est dirigé par John Ford où ici Allan Dwan lequel est un réalisateur d' une synthèse remarquable, se marie avec la jolie Adele Mara. Le reste du film où la progression dramatique est de plus en plus violente nous prépare à la montée célèbre du Mont Suribachi. John Wayne, dont le rôle de dur de dur en prend un coup notamment dans ses rapports avec John Agar, a des plans fixes et silencieux sur son visage qui nous prouvent qu' il était un très bon acteur. Le mythe du John Wayne indestructible tombe aussi, mais pour cela il vous faut regarder ce film dont le final vous surprendra.

Film en noir et blanc de 1949. Format 4/3. Durée : 105 mn.
Version anglaise sous titrée française. Version audio française.
Bonne copie mais le niveau sonore n' est pas toujours égal.
Pas de bonus.

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21:13 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, guerre