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16/07/2016

Alain Souchon : Arlette (1993).

chanson française,musiqueAlain Souchon fait des erreurs, écrire des chansons sur des gens qui ne sont pas morts : Paul-Loup Sulitzer, Claudia Schiffer et donc Arlette. Pour la musique, Laurent Voulzy ne s' est pas foulé, les paroles de la Souche sont très évanescentes. On peut largement s' en passer. Poulailler's song, c' est d' un autre niveau, surtout quand il fait parler les cons : La djelabba, c' est pas ce qui faut sous nos climats. Arlette Laguiller, j' ai rien contre elle, rien pour non plus. Lorsqu' elle se sert du fameux travailleurs, travailleuses pour une employée de banque qui ne risque pas de prendre des coups d' arc de soudure dans les mirettes, des brûlures par chalumeau, un flexible d' oxygène dans la gueule parce qu' un abruti a mis de la graisse sur le mano, des bouts de ferrailles et de béton sur la tronche, de traverser une toiture ou de se casser la gueule d' une échelle, par contre, je risquerais de mordre. Mais pendant les élections présidentielles de 2002, elle a prouvé qu' elle est vraiment une communiste radicale : Jacques ou Jean-Marie, c' est la même chose, droite ou extrême droite, du pareil au même ; pour elle, c' est la praxis ou rien. D' où Souchon qui la répudie. Parce que les communistes cégétisés dans les années 80, au moment du démantèlement de la sidérurgie et des mines, qui viraient nationalistes du jour au lendemain...


28/02/2014

VÉRONIQUE RIVIÈRE. CD.1989.

51h9iLaifIL._SY355_.jpgVoix voilée et grave, juste ce qu' il faut. Physique hiératique, juste ce qu' il faut. Un peu mystérieuse, peut-être pas assez communicante, Véronique Rivière est une oubliée de la chanson française. Pourtant, elle a eu du succès avec cet album composé de douze titres écrits par cette Dame brune à la peau blanche, plus une reprise de Baby, I'm a want you de Bread pour l' influence du soft-rock américain - appellation trompeuse qui veut dire easy listening - sur son style, l' importance de la country est grande également. Une seule chanson me semble faible Cathy où l' emploi du synthé est limite déplacé. Car l' ensemble des arrangements est surtout basé sur les guitares tenues par l' excellent et fin Michael Jones ainsi que Patrice Tison, Michel Haumont et Dominique Blanc-Francard qui signe aussi la réalisation. Deux hits Tout court et Capitaine à écouter en priorité afin de mieux adopter sans difficulté les autres. Une preuve que l' on peut faire de la très bonne variété française sans voix de fausse chanteuse d' Opéra, sans être une chuchoteuse non plus.





28/06/2013

JIL CAPLAN : À PEINE 21. CD. 1987.

chanson française,musiqueSi ma préférence va plutôt à La charmeuse de serpent (1990), l' album suivant À peine 21 (1987) de Jil Caplan toujours avec le génial auteur/compositeur/multi-instrumentiste/producteur Jay Alanski, ce premier disque est d' un sacré niveau à tout point de vue. De la variété française qui n' a d' autre but que d' être de la variété française mais avec une personnalité et une couleur propre et singulière ; tout le contraire de la variété traditionnelle vieillotte type Michèle Torr ou Jean Manson aux grandes voix mal habillées. Ça bouge, c' est frais, c' est jazzy juste ce qu' il faut, ça adopte des rythmes syncopés avec discrétion et subtilité. Quand à la voix de Jil Caplan, c' est la Reine des chattes de gouttière. Son côté androgyne, je ne l' ai jamais remarqué, encore moins sur la photo centrale du livret, et puis elle fait penser à Joëlle (Il était une fois). J' insiste vraiment sur le travail énorme fourni par Jay Alanski, même si son admiration pour ce vieux hibou de Leonard Cohen tellement sénile qu' on n' a pas envie de le clouer à une porte de grange, me rend perplexe. Quatre singles sortiront : Oh! Tous les soirs, Comme sur une balançoire, Cette fille n' est pas pour toi et le dernier Tard dans la nuit qui se termine par un extrait du roman Comme le temps passe (1937) de Robert Brasillach, écrivain collaborationniste exécuté à la Libération, dont voici le (beau) passage :


La nuit était merveilleusement douce
Toujours embaumée par les arbres en fleurs
Ils marchaient côte à côte, par les rues presque désertes
Ils descendaient rue Saint-Lazare
Et leurs pas retentissaient sur l'asphalte des trottoirs
Tantôt la lumière, tantôt l'ombre les caressait
C'était Paris nocturne autour d'eux et bientôt la Seine
Noire et argentée, et argentée.