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28/08/2017

Lonnie Johnson : The Collection 1925-52. CD paru en 2015.

81FuEYD9vdL._SL1425_.jpgEh oui, il y a toujours quelqu' un avant ; avant Robert, il y a Lonnie, et tant pis si t' as pas compris ça le ouistiti. On connaît les fameuses dates historiques et pierres angulaires dont on nous gave, mais l' Albanais Nick Tosches les a torturées et remises en cause pour mon plus grand plaisir ; il faut lire, entre autres, Blackface, au confluent des voix mortes. Alors si vous voulez connaître le premier guitar hero du siècle dernier, il ne faut pas vous privez d' acquérir ce double CD dont les trois-quarts des titres sont antérieures à celui qui fit un pacte avec le Diable (et comme je ne crois en rien). Session man extraordinaire, il a abordé tous les genres : du blues acoustique sous son blase, accompagnant le Roi du Jazz New Orleans Louis Armstrong et son Hot Five, le seul style de jazz qui devrait exister, le célèbre The Mooche de Duke Ellington dont il croisa aussi la route, au blues féminin avec Victoria Spivey ou Clara Smith et bien sûr les duos qu' il forma avec Blind Willie Dunn ou son alter ego blanc Eddie Lang. Un grand guitariste à la technique sans faille au doux et pure feeling et à la voix de velours quand il entonne le joyeusement cynique She's Making Whoopee In Hell Tonight. Et pis t' as vu les fringues, nippé comme un Milord ! Alors maintenant, ouvre tes pavillons ensablés ou tes cages à miel ! Profites-en, auditeur amateur, dans le mot amateur il y a le mot amour disait Orson Welles, car ce ne sont que des miettes face à la longue carrière du génie !




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29/07/2017

Dio (The Elves) : And before Elf... there were Elves. CD sorti en 2011.

51MBE3bM24L.jpgPour ceux qui aiment Ronnie mais aussi pour ceux qui s' excitent sur le rock style garage du moins pour une partie du CD. On est soit dans le hard boogie blues où la voix agressive du lutin s' affronte à la guitare beckienne tranchante comme une lame de rasoir de son cousin David "Rock" Feinstein avec la reprise (Willie Dixon - J.B. Lenoir) de la reprise (façon Jeff Beck Group) You Shook Me voire anticipant une accélération à la Buck Dharma pour Drown Me In The River, soit dans des chansons plus mélodiques dont l' influence du claviériste Mickey Lee Soule est prégnante avec Wakeup Sunshine, Smile For Me Lady, You Felt The Same Way ou Simple Man, une chanson plus complexe ainsi le progressif (si, si !) Driftin' et l' honky tonk Cold Ramona. Le son est plus qu' acceptable, parfois Ronnie est en retrait, étant donné que les enregistrements ont dû être effectués dans des lieux où même John Lee Hooker ne devait pas y mettre ses guêtres. S' il faut revoir les albums d' Elf à la hausse, ils sont remasterisés chez Cherry red, il ne faut pas faire l' impasse sur ces premiers pas, sous le nom de The Elves, qui ne sont pas balbutiants du tout vu la diversité des styles et l' assurance de l' exécution. Par contre Wendy Dio, productrice exécutive du projet, auraient dû ne pas oublier d' indiquer les crédits des chansons.


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28/06/2017

MONKEY ON MY BACK (Quand la bête hurle) film d' André de Toth de 1957 avec Thomas Mitchell et Dianne Foster. DVD en ZONE 1.

61VR4MKFD2L.jpgBiographie du champion de boxe Barney Ross (1909-1967), devenu ensuite héros de la seconde guerre mondiale et qui tombera dans la dope. Dans les années 50, L' homme au bras d' or (1955) d' Otto Preminger avait ouvert la voie et Une poignée de neige (1957) de Fred Zinnemann était plutôt bien fait mais platement filmé et au ton languissant ; mais c' est peut-être le quatrième borgne d' Hollywood qui donne le film le plus acerbe. Adoptant un registre qui ne s' affale pas dans le prêchi-prêcha, ce qui était rare au temps de code Hayes, présentant les faits avec une brutalité cinglante à la Fuller, autant dans l' évocation de sa carrière de pugiliste que dans la manière dont Barney Ross (Cameron Mitchell) y met fin puis dans les événements, la guerre, qui le mènent à l' état de junkie. Tout cela fait de Monkey on My Back un film à voir et à revoir. Les combats de boxe sont sobres, à peine y distingue t-on dans les plans larges la doublure (satané syndicat des cascadeurs) de Cameron Mitchell. Les déambulations de Cameron Mitchell dans les rues blafardes à la recherche de son dealer sont d' une sécheresse implacable ; Running from the dealer / Trying to save your soul chantait David Coverdale à propos de Glenn Hughes et Tommy Bolin. L' apparition de trognes hallucinées valent bien leur pesant de poésie des bas-fonds. Il faut dire un mot de Dianne Foster qui est très bien, c' est son meilleur rôle avec celui d' Hannah dans L'homme du Kentucky (1955) de et avec Burt Lancaster.

Film en noir et blanc de 1957.
Durée de 94 mn. Format 4/3 respecté.
Version audio anglaise avec sous-titres français.
Zone 1 et exclusivement Zone 1.
Pas de bonus hormis la bande annonce.




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