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28/06/2017

MONKEY ON MY BACK (Quand la bête hurle) film d' André de Toth de 1957 avec Thomas Mitchell et Dianne Foster. DVD en ZONE 1.

61VR4MKFD2L.jpgBiographie du champion de boxe Barney Ross (1909-1967), devenu ensuite héros de la seconde guerre mondiale et qui tombera dans la dope. Dans les années 50, L' homme au bras d' or (1955) d' Otto Preminger avait ouvert la voie et Une poignée de neige (1957) de Fred Zinnemann était plutôt bien fait mais platement filmé et au ton languissant ; mais c' est peut-être le quatrième borgne d' Hollywood qui donne le film le plus acerbe. Adoptant un registre qui ne s' affale pas dans le prêchi-prêcha, ce qui était rare au temps de code Hayes, présentant les faits avec une brutalité cinglante à la Fuller, autant dans l' évocation de sa carrière de pugiliste que dans la manière dont Barney Ross (Thomas Mitchell) y met fin puis dans les événements, la guerre, qui le mènent à l' état de junkie. Tout cela fait de Monkey on My Back un film à voir et à revoir. Les combats de boxe sont sobres, à peine y distingue t-on dans les plans larges la doublure (satané syndicat des cascadeurs) de Thomas Mitchell. Les déambulations de Thomas Mitchell dans les rues blafardes à la recherche de son dealer sont d' une sécheresse implacable ; Running from the dealer / Trying to save your soul chantait David Coverdale à propos de Glenn Hughes et Tommy Bolin. L' apparition de trognes hallucinées valent bien leur pesant de poésie des bas-fonds. Il faut dire un mot de Dianne Foster qui est très bien, c' est son meilleur rôle avec celui d' Hannah dans L'homme du Kentucky (1955) de et avec Burt Lancaster.

Film en noir et blanc de 1957.
Durée de 94 mn. Format 4/3 respecté.
Version audio anglaise avec sous-titres français.
Zone 1 et exclusivement Zone 1.
Pas de bonus hormis la bande annonce.




18:30 Publié dans Blog, cinéma, Film | Lien permanent | Commentaires (0)

27/04/2017

YES : Symphonic Live. DVD de 2003.

81QAve42brL._SL1024_.jpgJe faisais mes emplettes sur le Fleuve amazonien du côté allemand en me goinfrant des premiers Jethro Tull et King Crimson avec les dernières remasterisations supervisées par Steve Wilson de Porcupipinetroisgouttes. Je peux être un peu progueux quand un mec, Robert Fripp, dit à propos de Robin Trower : Robin Trower is one of the very few English guitarists that have mastered bends and wobbles. Not only has he got inside them, with an instinctive knowing of their affective power, but they went to live inside his hands. It is the rare English guitarist who has been able to stand alongside American guitarists and play with an equal authority to someone grounded in a fundamentally American tradition.
Trower has been widely criticised for his influences. This has never bothered me. I toured America in 1974 with Ten Years After top of the bill, King Crimson second, and Robin Trower bottom. The chart positions were the opposite: TYA in the Billboard 160s, Crimson in the 60s and Trower climbing remorselessly through the top twenty. Nearly every night I went out to listen to him. This was a man who hung himself on the details: the quality of sound, nuances of each inflection and tearing bend, and abandonment to the feel of the moment. He saved my life.
Later, in England, he gave me guitar lessons.

Robert Fripp est un homme bon.
Malheureusement, le Fleuve amazonien teutonisé se proguise à fond et me fout en lien avec toutes sortes d' horreur : Caravan, Camel, Gentle Giant, Genesis... dont les inénarrables cryptorchides de Yes, groupe anti-rock par excellence. Souvenirs souvenirs chantait Jean-Philippe Smet ! eh oui, j' avoue l' inavouable, j' ai aimé Yes quand j' avais 14/16 ans. Et je me dis, ça passera peut-être mieux avec les images, paraît-il qu' il y a des filles dans l' orchestre symphonique ! Ça commence mal, après une introduction où Steve Howe s' essaie à la dissonance, tout le monde n' est pas Frank Zappa, arrive Close to The Edge, est-ce que l' introduction fait partie de la pièce montée ? On s' en cogne ! Le bidule dure une vingtaine de minutes, j' avais oublié, la notion du vide se visualise devant moi. Les notes sont alignées comme des petits soldats et ces enluminures à n' en plus finir. Le reste est du même acabit, quoique, quoique... Je croyais qu' ils n' allaient pas oser, mais si, Ritual avec ses paroles qui remportent la palme de la connerie : Nous sommes du soleil, du soleil. Avant la voix de Jon anderson était belle comme un top-model sur papier glacé, mais ça, c' était avant. Maintenant, elle a des intonations à la Woody Woodpecker avec le physique qui va de pair. Et puis alors ses fringues, ses chasubles à la dernière mode baba-cool chic (New Age ?), cette gestuelle, ses mimines tendues ! Chris Squire a un collant moule-burnes (?) du plus mauvais effet, essaie de faire l' unijambiste comme Ian Anderson et son solo de basse n' est pas si terrible que ça, en fin de compte c' est du son ; j' en reste à John Entwistle. Étant donné que l' orchestre symphonique doit-être anglais, les filles sont très "girl next door", tu repasseras ; il suffit de faire un tour du côté des ensembles polonais ou hongrois pour voir où sont les voies lactées ! Seul moment réussi, quand Steve Howe abandonne l' électrique où il est le guitariste le plus emmerdant du monde avec John McLaughlin, pour se mettre à la sèche. Les filles dansent à la fin sur Roundabout unique mélodie dont ma prime jeunesse se souvienne, après 150 mn, elles ont dû toucher une bonne prime, elles le méritent.







19:31 Publié dans Blog, Film, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

18/07/2016

CRÉSUS (1960) de Jean Giono avec Fernandel, Marcelle Ranson-Hervé, Rellys et Sylvie. DVD paru chez Zylo en 2012.

71DOu1UzbYL._SL1146_.jpgAu moins là, t' auras pas un pédant de littéraire qui te dira, le film est moins bon que le roman. Étant donné que le scénario est tellement original que Jean Giono l' a écrit directement pour le cinéma et l' a même réalisé ; quoique pour la réalisation, il avoue avoir eu beaucoup d' aide de Claude Pinoteau. Cette histoire édifiante, se passant en 1946, d' un modeste berger trouvant par hasard un container rempli de billets de banque largué par un avion et dont l' interrogation sera : est-ce que l' argent fait le bonheur ou le malheur ? ne tombe pas dans la fernandellerie tant redoutée par Henri Verneuil quand il tournait avec l' acteur marseillais ; le plateau rocailleux et venteux du Contadour a dû aider à cet état de fait, y'a pas de jolie bergère qui se balade toute nue, fait trop froid, les femmes sont rudes même si l' une d' entre elles se nomme Fine (Marcelle Ranson-Hervé) ; Claude Pinoteau avoue tout de même dans les bonus qu' il demanda à Fernandel de minorer. On peut regretter qu' à la place des monologues, Jean Giono n' ait pas préféré les voix-off. Un film à découvrir ou à redécouvrir aussi pour des acteurs de second plan méritants dont certains seront par la suite, mal utilisé pour Paul Préboist, un peu mieux exploité pour Pierre Repp notamment dans «Je sais rien, mais je dirai tout» (1973) de et avec Pierre Richard. Très bon numéro de Sylvie, elle sait ménager ses effets, en vieille institutrice qui flingue les oiseaux et n' a que deux élèves dans sa classe. Bon, moi je vais mettre la lampe ; ceux qui ont vu le film comprendront.

Suppléments :
- Commentaire audio de 52 mn de Jean Mény.
- Le cinéma de Jean Giono : documentaire de Jean Mény de 52 mn.
- Autour de Crésus : entretiens avec Jean Giono, Claude Pinoteau... de 32 mn.

Film en noir et blanc. Durée de 91 mn.
Format cinémascope respecté. Format de diffusion 16/9.
Bonne copie dans l' ensemble.
La bande-son est (très) bonne.



17:43 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma