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31/10/2017

JULIETTA (1953) de Marc Allégret d' après Madame Louise de Vilmorin avec Jean Marais, Dany Robin et Jeanne Moreau.

519uLZtbxLL.jpgUne excellente comédie des années 50 où Dany Robin tient encore son rôle d' ingénue, à l' âge de vingt cinq ans c' est quand même la limite, mais le charme et la vivacité de l' actrice opèrent toujours. L' instinctif Jean Marais se démène toujours autant et fera toujours la nique aux comédiens bourrés de technique. Pourtant, l' étonnement provient de Jeanne Moreau ; elle possédait un énorme talent dans la comédie voire dans le comique, elle en avait l' énergie !

Adapté du roman de Madame Louise de Vilmorin, le film en respecte l' intrigue, sauf le final à rebours, et les personnages, la maman Denise Grey est dans le même esprit, tout en rajoutant une sœur à Julietta, le premier rôle à l' écran de Nicole Berger, et, donne plus d' importance au rôle du jardinier-intendant incarné par George Chamarat. Françoise Giroud se contente parfois de retranscrire des dialogues complets du livre. Les décors de Jean d'Eaubonne conservent les descriptions de Madame Louise de Vilmorin. On aurait voulu que le directeur de la photographie Henri Alekan prenne plus de risque. Marc Allégret aurait-il pu être notre George Cukor ?

Synopsis au dos du DVD : Julietta (Dany Robin) est sur le point de faire un mariage de raison. Au cours d' un arrêt en gare de Poitiers, la jeune fille descend d' un train. Elle manque le départ et, ingénument audacieuse, accepte l' hospitalité de Maître Landrecourt (Jean Marais). Elle s' installe dans la maison de l' avocat, s' immisce dans sa vie, démolit ses amours, et... les remplace. Au grand dam de Rosie, sa fiancée (Jeanne Moreau)...

Ce résumé oublie ce qui cause la descente du train de Julietta, un porte-cigarette. Les objets ont beaucoup d' importance chez la romancière, souvenons-nous des boucles d' oreilles dans Madame de...

Film de 1953 en noir et blanc.
Durée 94mn. Format 4/3.
L' image et le son sont restaurés, par moments petites désynchronisations entre les dialogues et les mouvements des lèvres. Car la bouche de Jeanne Moreau...



28/06/2017

MONKEY ON MY BACK (Quand la bête hurle) film d' André de Toth de 1957 avec Thomas Mitchell et Dianne Foster. DVD en ZONE 1.

61VR4MKFD2L.jpgBiographie du champion de boxe Barney Ross (1909-1967), devenu ensuite héros de la seconde guerre mondiale et qui tombera dans la dope. Dans les années 50, L' homme au bras d' or (1955) d' Otto Preminger avait ouvert la voie et Une poignée de neige (1957) de Fred Zinnemann était plutôt bien fait mais platement filmé et au ton languissant ; mais c' est peut-être le quatrième borgne d' Hollywood qui donne le film le plus acerbe. Adoptant un registre qui ne s' affale pas dans le prêchi-prêcha, ce qui était rare au temps de code Hayes, présentant les faits avec une brutalité cinglante à la Fuller, autant dans l' évocation de sa carrière de pugiliste que dans la manière dont Barney Ross (Cameron Mitchell) y met fin puis dans les événements, la guerre, qui le mènent à l' état de junkie. Tout cela fait de Monkey on My Back un film à voir et à revoir. Les combats de boxe sont sobres, à peine y distingue t-on dans les plans larges la doublure (satané syndicat des cascadeurs) de Cameron Mitchell. Les déambulations de Cameron Mitchell dans les rues blafardes à la recherche de son dealer sont d' une sécheresse implacable ; Running from the dealer / Trying to save your soul chantait David Coverdale à propos de Glenn Hughes et Tommy Bolin. L' apparition de trognes hallucinées valent bien leur pesant de poésie des bas-fonds. Il faut dire un mot de Dianne Foster qui est très bien, c' est son meilleur rôle avec celui d' Hannah dans L'homme du Kentucky (1955) de et avec Burt Lancaster.

Film en noir et blanc de 1957.
Durée de 94 mn. Format 4/3 respecté.
Version audio anglaise avec sous-titres français.
Zone 1 et exclusivement Zone 1.
Pas de bonus hormis la bande annonce.




18:30 Publié dans Blog, cinéma, Film | Lien permanent | Commentaires (0)

28/02/2017

Rick Nelson & The Stone Canyon Band : Garden Party (1972) / Windfall (1974). CD paru chez BGO records en 1996.

51cbSDNs0PL._SY355_.jpg Trop et naturellement beau, fils rêvé des parents, des qualités que l' auditeur rocker pur et dur n' apprécie pas. Ricky Nelson devenu Rick Nelson est l'auteur de disques devenus intemporels tel que le célèbre Rick Nelson in Concert - The Troubadour 1969, un chef d'œuvre. En France, Rick est surtout connu pour Rio Bravo (1959) de Howard Hawks où il n' est pas très à l' aise ; et puis de toute façon, j' ai toujours opté pour El Dorado (1965) où John Wayne enclenche la marche arrière à son bourrin.

Ces deux disques en studio sont pas loin de valoir du Gram Parsons - vous savez qu' il y a des peine-à-jouir qui n' aiment pas Gram Parsons - ou du Delbert McClinton. Il y a des ballades, particulièrement sur mon album préféré Garden Party, écrites par Rick qui sont trop belles pour être décrites : Garden Party, Are You Really Real ?, Nightime Lady, Palace Guard ou Lifestream. Une reprise de I'm Talking About You de Chuck Berry - vous savez qu' il y a des peine-à-jouir qui n' aiment pas Chuck Berry - qui supporte largement la comparaison avec celle(s) d' Hot Tuna. Au détour d' un crédit, on découvre le nom de Meisner ; Randy Meisner était le bassiste sur « The Troubadour 1969 », il coécrit I Wanna Be With You mais il n' officie pas ici à la quatre cordes. Les membres du Stone Canyon Band sont très fluctuants mais ils participent activement à la création des titres ; la preuve que leur leader était pour la notion de groupe. Rick Nelson était dans le coup du country-rock, ne vivait pas sur son passif, et, même s' il n' avait pas dans ses jeunes années le côté animal d' Elvis et de Gene, il n' était pas non plus un flan comme Pat Boone ou Fabian.







20:12 Publié dans Blog, cinéma, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, rock