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29/09/2018

ROBERT BRESSON : NOTES SUR LE CINÉMATOGRAPHE. 1975. Livre chez Folio.

téléchargement.jpgJ' aime de plus en plus les films de Bébert. Il continuait en l' épurant encore et encore la pureté originelle du cinématographe muet comme Murnau, Dreyer ou les westerns de William S. Hart. Les notes de Bébert en ce qui concerne les acteurs, qu' ils n' aiment pas car relevant du théâtre, sont quand même assez pertinentes, par exemple : Admettre que X soit tour à tour Attila, Mahomet, un employé de banque, un bûcheron, c' est admettre que X joue. Admettre que X joue, c' est admettre que les films où il joue relèvent du théâtre. Ne pas admettre que X joue, c' est admettre que Attila = Mahomet = un employé de banque = un bûcheron, et c' est absurde. Mais, il y a une différence entre l' expansif Anthony Quinn et le constipé Tom Cruise ; le rase-moquette étant tout de même le prototype du technicien préparant et pensant chacun de ses gestes et attitudes, d' où : L' acteur qui étudie son rôle suppose un "soi" connu d' avance (qui n' existe pas). Cette chieuse de Meryl Steep faisant jeu égal avec le constipé. Aux acteurs, Bébert préfère les modèles : Tu conduiras tes modèles à tes règles, eux te laissant agir en eux, et toi les laissant agir en toi. Le rapport avec le X... Supériorité du cinématographe : Expression par compression. Mettre dans une image ce qu' un littérateur délaierait en dix pages.

25/05/2018

Le cavalier du crépuscule de Robert D. Webb avec Richard Egan, Debra Paget et Elvis Presley. 1956. DVD chez Sidonis Calysta paru en 2017.

téléchargement.jpgY'a pas à dire, mais rien que le scope noir et blanc, ça en jette, merci Monsieur Leo Tover ; et pis alors ces cadrages magnifiques, Robert D. Webb n' a pas été l' assistant d' Henry King pour rien. Tout aussi magnifique est le galbe de Debra Paget ; en plus elle pleure bien, elle pleure aussi très bien dans La proie (1948) de Robert Siodmak. Richard Egan est un bel homme au torse impressionnant, bon acteur et sa filmo n' est pas mal du tout surtout lorsque l' on a tenu Jane Russell dans ses bras !
Y'a le rock sudiste, le western sudiste existe également avec cette histoire de soldats confédérés qui volent la solde des Nordistes alors que la guerre est déjà finie. Les trois frères gardant le butin retournent à la ferme familial ; le quatrième, le plus jeune resté au bercail, s' est marié avec la fille désirée par l' ainé que l' on croyait mort à la guerre.
Pureté des scènes d' action, ellipses pour accélérer l' histoire sans la précipiter, personnages secondaires délectables ainsi la séquence où Robert Middleton essaie de faire avouer Richard Egan est digne de Sydney Greenstreet. Un peu d' anachronisme réjouissant, les déhanchements d' Elvis pendant la kermesse signalés par François Guérif dans les bonus. Mais Elvis prouve, à moins que l' on soit de mauvaise foi, qu' il était un bon acteur ; ses crises de jalousie violente ne sont pas feintes et contredisent toutes critiques laconiques ou ironiques à son sujet.

Il faut opter pour ce DVD paru chez Sidonis Calysta dont la définition est nettement supérieure au DVD Twentieth Century Fox publié en 2002.

Bonus :
1) Présentation par François Guérif d' une durée de 8 mn 30.
2) Présentation par Patrick Brion d' une durée de 6 mn.
3) Bande annonce de Le cavalier du crépuscule.
4) Bande annonce de Les rôdeurs de la plaine.
5) Bande annonce de Charro.
6) Galerie photos.

Film en noir et blanc de 1956. Format 2:35 cinémascope respecté. Durée de 86 mn.
Version originale anglaise avec sous-titres français. Pas de version audio française.

20:09 Publié dans Blog, cinéma, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

29/11/2017

Topkapi (1964) de Jules Dassin avec Maximilien Schell, Peter Ustinov et Melina Mercouri. Bluray sorti en 2017.

film,actriceDans le genre hold-up extraordinaire avec casting international, il y a mieux, quoique faudrait relire le bouquin du grand Eric Ambler. Mais le gros problème du film est Melina Mercouri. C' est juste pas possible. Son numéro est insupportable ; il fut sanctionné par un Prix Donatello de funeste qualité. La scène où elle embrasse tour à tour ses partenaires est ridicule, du moins elle la rend ridicule. Je suis persuadé que même Ursula Andress ou Elke Sommer seraient meilleures, et, plus désirables surtout. Une œuvre de divertissement, certes, mais quelquefois torpillée par une soit disant égérie grecque à l'ego bien encombrant. C' est pourtant le seul bon film de Jules Dassin après Du rififfi chez les hommes (1955)*, c' est de la période postérieure au Rififfi dont je parle, où déjà la tragédie grecque pointait sa mauvaise influence sur le film noir. À voir pour Maximilien Schell, Peter Ustinov et les adorables Robert Morley et Akim Tamiroff.
La remasterisation n' est pas totalement satisfaisante, il subsiste beaucoup de points et petits traits verticaux blancs.
*Je précise que c' est de la période postérieure au "Rififfi" dont je parle.

Film en couleur de 1964.
Durée de 114 mn. Format 1 .85 - 16/9.
Version audio française et version originale anglaise avec sous titres français.
Bonus :
1) La bande annonce en VO.
2) Une présentation de Marc Toullec de 13 mn environ.


22:15 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, actrice