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31/01/2016

EMERSON, LAKE & PALMER : THE ESSENTIAL. DOUBLE CD. 2011.

51IYSeix1aL._SX355_.jpgDans le progressif, phébus du rock (?!), ELP, c' est la Sainte Trinité. J' ai surtout acheté ce double CD - sur le marketplace d' Amazon à moins de 5 € envoi compris, faut quand même pas déconner - parce que j' aime bien la voix de Greg Lake. Avec le recul, elle est nettement plus virile voire agressive, faut pas le hululer sur les toits non plus, que celle du chapon Jon Nous sommes du soleil Anderson.

Dans cette anthologie, il faut se faner quelques instrumentaux longuets, dont l' emphatique Fanfare For The Common Man, et surtout des arrangements qui voudraient concurrencer la musique symphonique. Y'a de quoi piquer une crise et réviser son Otto Klemperer ou son George Szell. Le pire, c' est Tarkus. Une 'Pièce' - le fan progueux de wiki dit 'Pièce' pas 'chanson', y' en a qui se touche pas le trou de balle avec la langue - qui dure plus de vingt minutes ; je préfère un pensum estudiantin de Roger Waters. Pour se représenter le syndrome prog du 'Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué', les deux 'Pièces' Take a Pebble et Pirates en sont des exemples les plus ampoulés, gourmés et barbants que la postérité réduira en poussière.

Pour ce qui me plaît, From The Beginning est une bonne chanson, puisque je vous affirme que c' est une chanson, la preuve : il y a des couplets et un refrain ! j' arrive même à supporter le synthé d' Emerson et tous les tas de petits bruits de Palmer. I Believe in Father Christmas, avec eux faut y croire, est une autre bonne chanson acoustique, malgré l' intervention du virtuose du clavier. Le virtuose est plus supportable sur les gaguesques Hoedown, Nutroker, Honky Tonk Train Blues et Peter Gunn. Pour C'est la vie avec son accordéon, Daniel Guichard n' est pas loin, il devrait en faire une cover. Le psychédélique Still... You Turn Me On, Lucky Man en dépit de la surenchère de Palmer et Emerson ou le mainstream Affairs of The Heart sont de bonnes chansons (si, si, j' insiste) que j' aime vraiment.










19:07 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, prog

31/10/2015

ESTHER PHILLIPS : FROM A WHISPER TO A SCREAM enregistré en décembre 1971. CD (expanded version) paru en 2014.

71O7ykZCYdL._SY355_.jpgEn France d' Esther Phillips (1935-1984), on ne connaît guère que le hit semi-disco What A Diff'rence A Day Makes (1975) ou la magnifique ballade Try Me (1966) réapparue dernièrement pour illustrer une pub. Pourtant cette voix au vibrato immédiatement identifiable, comme celui d' Ertha Kitt, ne peut laisser indifférente, ainsi que sa vie plus proche des lentes dérives de Big Mama Thornton ou Fréhel que des météoritiques Amy Winehouse ou Janis Joplin. Tombée dès ses quinze-seize ans dans l' héro alors qu' elle chantait sous le nom de Little Esther avec l' orchestre de Johnny Otis, on s' étonne qu' elle nous ait quittés à l' âge de quarante-huit ans, pas de Club 27 donc ; de toutes façons, j' ai une légère préférence pour le Club 25 avec Tommy Bolin et Paul Kossoff. Cet album est pour certains son meilleur, bon, disons que c' est celui qui donne le plus dans la soul soyeuse et qu' il est bourré de tempos moyens langoureux et de romances aphrodisiaques, qu' il utilise tout le spectre musical de la superproduction avec cuivres lascifs et violons voluptueux, sans oublier les lignes de basse de Gordon Edwards et Bernard Purdie derrière les fûts. Neuf titres dont du Gil Scott-Heron, Marvin Gaye, Allen Toussaint, plus quatre autres en bonus qui ne sont absolument pas de la garniture. La voix d' Esther Phillips n' est pas spécifiquement hargneuse ou puissante, tout tient dans le timbre et ses intonations uniques ; et quelle belle bouche !


07:58 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : soul, musique

29/09/2015

HAUTEVILLE : Relief Data Incomplete. CD. 2006.

51QDEt6wiPL._SY355_.jpgParfois dans le prog, il peut y avoir de bonnes sensations pour leurs fans. Le progressive rock, à l' instar du bebop et du free jazz, se prête plutôt à l' écoute en solitaire, et, il est exécuté par des musiciens pratiquant le même plaisir ; de plus, je soupçonne leurs admirateurs de faire du vélo sans selle. Il est donc rare de tomber sur un disque organique, faisant corps avec une énergie communicative, qui puisse être apprécié par le gueux que je suis. Hauteville, c' est bien de chez nous, ce sont des Français mais c' est chanté en anglais. D' ailleurs, c' est peut-être le véritable charme du CD, c' est la voix médium et agréable de Lydie Gosselin avec un physique hiératique qui n' a rien de la bimbo ; elle ressemble à l' actrice Dominique Reymond. Certains riffs sont quasi-metal comme From Adam to Atom, d'autres titres sont très ambiants Perfectablism, Reflection ou la reprise de Immaculate Eyes de Lisa Dalbello paraît-il la Kate Bush canadienne ; va falloir que je m' y intéresse, en espérant qu' elle n' a pas la même voix de casse-cou..... Ma chanson préférée est Jaywalker ainsi que l' instrumental There Be Dragons. Certaines réserves cependant, l' emploi par intermittence de filtre sur le chant de Lydie Gosselin, et, quelques interventions du guitariste-shredder Patrick Rondat sur deux morceaux, dont la chanson-titre "Relief Data Incomplete" aux changements de rythmes incessants et qui, subséquemment, se révèle trop complexe, limite grandiloquent, du pur prog quoi...
P.S. Apparemment un autre groupe français s' appelant Hauteville, psychédélique celui-ci, aurait sévi au début des années 70.


13:06 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, prog