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12/11/2009

DEAN MARTIN par NICK TOSCHES.

51NCPY670YL__SL500_AA240_.jpgDino, le seul rival de Robert Mitchum dans le "je m' en foutisme" et l' alcoolisme. Dans son enfance, la mafia, il l' a connu contrairement à Frank Sinatra. Le début de "Good Fellas" de Martin Scorcese, c' est un peu Dino.

Son duo avec Jerry Lewis ne fut pas terrible, à part "Artistes et modèles" (1956) de Tashlin. Ils firent mieux séparément : "Le bal des maudits" (1958) de Dmytryk, "Comme un torrent" (1959) de Minnelli, "Rio Bravo" (1959) de Hawks, "Embrasse-moi idiot" (1964) de Wilder, "Les quatre fils de Katie Elder" (1965) et "Cinq cartes à abattre" (1968) tous les deux d' Hathaway, en ce qui le concerne.

Le rat pack - Frank Sinatra, Dino, Peter Lawford, Sammy Davis jr pour les principaux membres - fit les pires films hollywoodiens dans les années 60; gâchant des talents comme Robert Aldrich, Gordon Douglas ou John Sturges.

De toute façon, Frank Sinatra voulait-être Dino, pas l' inverse contrairement aux apparences. La "cool attitude", c' est Dino.

Nick Tosches a trouvé un sujet de choix qui lui permet de mettre la "petite histoire" de Dean Martin dans l' Histoire. Il est aussi un styliste. Un grand plaisir de lecture.

09:11 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma

11/11/2009

RORY GALLAGHER : une bonne biographie de rock-star, c'est rare !

51H9GY5R4ML__SL500_AA240_.jpgCe livre est remarquable, contrairement aux biographies de rock-stars écrites par des fans hystériques ou aux publications vaines et inutiles de la maison d' édition Le camion blanc.

On sent vraiment un amour pour Rory Gallagher, l'artiste autant que l' homme. Une vie à découvrir, consacrée à la musique sous ses formes pures : blues, rock, jazz, country, bluegrass... Rory Gallagher est musique faite religion. Pas de foyer. Juste la route. Surtout ne pas poser ses valises. Il aimait aussi Chandler, James Dean, le cinéma...

Merci à Jean-Noël Coghe dont on a envie de lire pour le coup ses autres livres, notamment son Jimi Hendrix.

LOUIS MALLE : le rebelle solitaire par PIERRE BILLARD

51G75RH6RYL__SL500_AA240_.jpgLE DOUX REBELLE.

Louis Malle (1932-1995) était bel et bien l' un de nos meilleurs cinéastes d' après guerre. Les sujets abordés par Malle étaient souvent ambigus et non pas scandaleux.

L' inceste mère-fils dans Le souffle au cœur (1971), la frontière résistant-collaborateur bien mince dans Lacombe Lucien (1974) sont le plus parfait exemple de cette ambiguïté maîtrisée. Par contre La petite (1978), sur la prostitution enfantine, tombera dans le voyeurisme. La distanciation est un art difficile. Au revoir les enfants (1987) par sa délicatesse de touche et sa sensibilité démontre par la non-condamnation de ses personnages - le dénonciateur incarné par François Négret - l' humanité de Louis Malle.

Louis Malle fut aussi un grand directeur d' acteur. Jean-Paul Belmondo est sobre et excellent dans Le voleur (1966). Maurice Ronet est magnifique et tellement en phase avec son personnage dans Le feu-follet (1963). Jeanne Moreau se révéla enfin actrice au-dessus de la mêlée dans Ascenseur pour l' échafaud (1957) et Les amants (1958). Le couple qu' elle forme avec Brigitte Bardot dans Viva Maria (1965) est l' un des plus sympathiques du cinéma français.

Malle fit aussi des documentaires. Le fameux Le monde du silence (1955) avec Cousteau, Calcutta (1969), Humain trop humain (1973), Place de la République (1973) et God's Country (1985) nous montre son éclectisme que l'on qualifia à tort de dilettantisme.

Pierre Billard, journaliste et historien du cinéma, doit-être remercié pour cette biographie de près de 600 pages.

13:07 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma