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13/11/2009

AUDIARD PAR AUDIARD : Michel Audiard.

515F416AC7L__SL500_AA240_.jpgAudiard était certainement le scénariste le plus méprisé par la critique cinéma. Pire que cela : HAÏ ! ! !

Après les succès des bons Gabin-Grangier : "Gas-oil", "Le sang à la tête", "Le désordre et la nuit"... vint les Ventura : "La métarmorphose des cloportes", "100 000 dollards au soleil", "Un taxi pour Tobrouk", "Les tontons flingueurs"... Le succès en France, on n' aime pas. C'est suspect. Cela équivaut à faire le trottoir. On flatte le populo. Pour les mauvais Gabin-Grangier : "Les vieux de la vieille" et "Archimède le clochard", c' est peut-être pas faux. "Rue des prairies" de La Patellière en rajoute une couche. "Le président" ou "Les grandes familles" sont douteux.

La nouvelle vague veut sa peau, rien de moins. Les Truffaut, Godard, Astruc, Doniol-Valcroze, Resnais etc... le traitent de fossoyeur du cinéma français. Malle et Chabrol sont plus réservés, normal ils sont les meilleurs, voire les seuls bons réalisateurs de cette génération. Il faut dire que Audiard ne croit pas à la réalisation mais juste au scénario. Lorsqu' il passe à la réalisation, il remarque son erreur car ce fut bel et bien un désastre. Les titres à rallonge à base de "canard", "cormoran" et du pronom "elle", le décribilise complétement, même auprès de ses supporteurs. Il stoppe net.

Et le scénariste se rattrape avec "Le cavaleur", "Pile ou face", "Mortelle randonnée", "Garde à vue" et "On ne meurt que deux fois" qui font oublier les guignoleries pour Belmondo.

Ce livre cite ses fameuses répliques de film par chapitre : sur la guerre, sur l' argent, sur l' amour, sur les "qui vous savez" etc... Il compile ses articles sur différents journaux, c' est là que l' on découvre sa personnalité. Audiard tape sur tout ce qui bouge : les jeunes, les vieux, les résistants, les collabos, les femmes, la famille, De Gaulle selon lui l' opportuniste.

L' étonnement actuel est que des gens de gauche surtout socialistes citent Audiard. Audiard est contre les impôts, l' assistanat, la charité, l' écologie. Seule note discordante Dominique Farrugia (ex-Les Nuls) : «J' ai du mal avec les anarchistes de droite».

14:08 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma

ERICH VON STROHEIM DE GHETTO AU GOTHA par FANNY LIGNON

41DYHD9CDVL__SL500_AA240_.jpgSi vous voulez connaître l' exacte vérité du mystère Erich Von Stroheim, ce livre de Fanny Lignon est pour vous. Sa vie est un récit ressemblant à un roman d' Eric Ambler.

Imposteur génial, Von Stroheim fut un réalisateur du muet le plus mégalomaniaque qui soit. Des folies comme "Foolish Wives" (1921) ou "Greed" (1923) font passer "Apocalyspe Now" (1979) de Coppola ou "Heaven's Gate" (1979) de Cimino pour des rigolades.

"L' homme que vous aimerez haïr", tel que le disait le slogan des films de propagande américains pendant la première guerre mondiale, fut un acteur non moins génial. Pas juste en uniforme prussien dans ses rôles muets ou "La grande illusion" (1937) de Renoir. Le professeur de "Les disparus de Saint-Agil" (1938) de Christian-Jaque, le majordome de "Sunset Boulevard" de Wilder où il retrouvait son actrice de "Queen Kelly" (1928-1929) Gloria Swanson, le prouvent.

Fanny Lignon, titulaire d' un D.E.A. de philosophie et aussi Docteur en études cinématographiques et audiovisuelles comme nous l' apprend la quatrième de couverture, nous révéle tous les secrets de cette existence hors-norme.

09:53 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma

12/11/2009

GINETTE LECLERC : le désir des hommes par CHRISTIAN GILLES

51Y0RTND29L__SL500_AA240_.jpgSi Danielle Darrieux représentait la fiancée idéale, Michèle Morgan la mariée idéale, Ginette Leclerc et son amie-concurrente Viviane Romance étaient de celles qui inspiraient avant tout les gallipettes. Mireille Balin étant hors-concours, le rêve éveillé...

Après une courte introduction d'une vingtaine de pages, Christian Gilles nous offre un long entretien où Ginette Leclerc nous dévoile son ascension dans le monde du spectacle. La révélation de tout son talent transfigure "La femme du boulanger" (1938) de Pagnol et "Le corbeau" (1943) de Clouzot... et arriva la fin de la guerre et son cortège épuratoire. Douze mois d' incarcération pour une vague histoire de licence d' un cabaret, en fin de compte, un mauvais coup de son amant de l' époque. Pas de procès, libre du jour au lendemain avec un contrôle judiciaire pendant huit mois... Elle reprit ses rôles de garce comme s' il ne s' était rien passé, mais ne vivant et ne faisant confiance qu' à sa mère. On la comprend.

Ginette Leclerc nous dit : « On m' avait élevé avec une certaine moralité, mais je portais un physique qui n' en avait pas ». D' où l' importance du physique au cinéma. Ce type d' actrice a disparu des écrans. Regrettons-le.

15:40 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma