Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/12/2015

La montagne des neuf Spencer (Spencer's Mountain ; 1963) de Delmer Daves avec Henry Fonda, Maureen O'Hara, James MacArthur, Donald Crips et Mimsy Farmer. DVD Zone 1 mais en fin de compte toutes zones.

91J4e2pDcPL._SX342_.jpg Après le très beau western La colline des potences (1959) la fin de carrière du réalisateur-scénariste Delmer Daves semblait vouée aux mélodrames larmoyants voire aux bluettes pour adolescent(e)s. Faudrait peut-être mettre en doute ce cliché.

Cette chronique d' une famille modeste se passant au début des années 60 dans le Wyoming est une réussite simple, généreuse et optimiste. Clay Spencer incarné par un Henry Fonda irrésistible est un père travailleur, ne rechignant pas à faire des heures supplémentaires, croyant mais anticlérical, se saoulant la gueule (on boit après le boulot jamais pendant) et jurant comme un charretier. Sa femme Olivia interprétée par une Maureen O'Hara très en forme(s) craint Dieu, a toujours les mains dans la lessive ou les épluchures, c' est un peu normal quant on a neuf gosses. Le fils aîné Clayboy, l' excellent James MacArthur qui se fera bientôt enterrer par la médiocre série télé Hawaï police d'État, veut aller à l' Université. L' argent est rare, Clay Spencer fera tout pour que les vœux de son fils se réalisent quitte a sacrifié les siens, même si les études pour lui... Tout le contraire de la figure paternaliste autoritaire. L' éveil à la sexualité n' est pas omis grâce à la petite amie de Clayboy, Mimsy Farmer très en forme(s) aussi, qui adore les mots interdits dans le dictionnaire intégral.

Si vous voulez passer un bon moment avec les tribulations de la famille Spencer avec Henry Fonda qui veut souvent culbuter Maureen O'Hara, c' est pour vous !

Bonne copie ; quelques points blancs par intermittence.
Film en couleur de 1963. Durée : 118 mn.
Format cinémascope respecté pour diffusion en 16/9.
Version anglaise sous-titrée française. Pas de version audio française.
Zone 1 mais en fin de compte toutes zones.

Les bonus sont tous sans sous-titres :
- Un documentaire sur le tournage et la Première du film. Durée : 7 mn 30.
- Une interview de James MacArthur et Henry Fonda d' une durée de 10 mn.
- La bande-annonce.




15:34 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, actrice

30/11/2015

Précis d'anti-électoralisme élémentaire : 120 Motifs de ne pas aller voter avec une introduction de Raoul Villette. Paru en 2006.

41pkjjCheBL._SX291_BO1,204,203,200_.jpg
Voter, c' est accepter la servitude (Sébastien Faure).

Je n' ai jamais voté de ma vie, mais devant la menace nationaliste, devrais-je céder à la tentation de l' isoloir pour choisir le moins pire des candidats ? Non ! Ce petit livre fait la part belle aux anarchistes : L' anarchiste se distingue et se sépare de tous parce qu' il ne veut être ni maître, ni esclave. Il ne veut pas s' incliner, mais il ne veut pas que les autres s' inclinent devant lui (Sébastien Faure). Anarchistes plutôt de gauche d' ailleurs, ce qui est un peu dommage. Pas besoin nécessairement de citer des anarchistes de droite, mais faire un petit tour du côté de « L'unique et sa propriété » aurait été de bon aloi.

10:12 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, politique

31/10/2015

ESTHER PHILLIPS : FROM A WHISPER TO A SCREAM enregistré en décembre 1971. CD (expanded version) paru en 2014.

71O7ykZCYdL._SY355_.jpgEn France d' Esther Phillips (1935-1984), on ne connaît guère que le hit semi-disco What A Diff'rence A Day Makes (1975) ou la magnifique ballade Try Me (1966) réapparue dernièrement pour illustrer une pub. Pourtant cette voix au vibrato immédiatement identifiable, comme celui d' Ertha Kitt, ne peut laisser indifférente, ainsi que sa vie plus proche des lentes dérives de Big Mama Thornton ou Fréhel que des météoritiques Amy Winehouse ou Janis Joplin. Tombée dès ses quinze-seize ans dans l' héro alors qu' elle chantait sous le nom de Little Esther avec l' orchestre de Johnny Otis, on s' étonne qu' elle nous ait quittés à l' âge de quarante-huit ans, pas de Club 27 donc ; de toutes façons, j' ai une légère préférence pour le Club 25 avec Tommy Bolin et Paul Kossoff. Cet album est pour certains son meilleur, bon, disons que c' est celui qui donne le plus dans la soul soyeuse et qu' il est bourré de tempos moyens langoureux et de romances aphrodisiaques, qu' il utilise tout le spectre musical de la superproduction avec cuivres lascifs et violons voluptueux, sans oublier les lignes de basse de Gordon Edwards et Bernard Purdie derrière les fûts. Neuf titres dont du Gil Scott-Heron, Marvin Gaye, Allen Toussaint, plus quatre autres en bonus qui ne sont absolument pas de la garniture. La voix d' Esther Phillips n' est pas spécifiquement hargneuse ou puissante, tout tient dans le timbre et ses intonations uniques ; et quelle belle bouche !


07:58 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : soul, musique