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11/11/2009

PAT BENATAR : une escroquerie du rock

41dbjO1NnzL__SL500_AA240_.jpgLe nombre de gars qui achetèrent en 1979 cet album juste pour la pochette... car le contenu, en ce qui concerne le rock, est à peine honnête. Jean-Bernard Hebey sur RTL et Bernard Lenoir sur France inter passèrent en boucle le titre Heartbreaker avec une grande excitation. C' était peut-être la seule bonne raison : la libido.

Mais c' est l' une des plus belles arnaques du rock. C' est un disque opportuniste, d' une fausse rockeuse, qui au détour d' une interview nous dit que sa chanteuse préférée est Barbra Streisand : une horreur. Ses albums suivants ne sont que variétés internationales, sans aucune mélodie particulière, très quelconque, très FM. La tessiture de sa voix, par contre, est ample et possède du feeling. D' où une impression de gâchis.

Heureusement, Joan I Love Rock'n'Roll Jett allait nous libérer de cette imposture. Mais Joan est un garçon manqué, une bonne copine. Pour que la photogénie s' allie enfin avec un vrai talent rock, il fallut attendre Alannah Myles en 1989. Et là, malheureusement, Alannah ne fut qu' un feu de paille.




16:37 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique

RORY GALLAGHER : une bonne biographie de rock-star, c'est rare !

51H9GY5R4ML__SL500_AA240_.jpgCe livre est remarquable, contrairement aux biographies de rock-stars écrites par des fans hystériques ou aux publications vaines et inutiles de la maison d' édition Le camion blanc.

On sent vraiment un amour pour Rory Gallagher, l'artiste autant que l' homme. Une vie à découvrir, consacrée à la musique sous ses formes pures : blues, rock, jazz, country, bluegrass... Rory Gallagher est musique faite religion. Pas de foyer. Juste la route. Surtout ne pas poser ses valises. Il aimait aussi Chandler, James Dean, le cinéma...

Merci à Jean-Noël Coghe dont on a envie de lire pour le coup ses autres livres, notamment son Jimi Hendrix.

LOUIS MALLE : le rebelle solitaire par PIERRE BILLARD

51G75RH6RYL__SL500_AA240_.jpgLE DOUX REBELLE.

Louis Malle (1932-1995) était bel et bien l' un de nos meilleurs cinéastes d' après guerre. Les sujets abordés par Malle étaient souvent ambigus et non pas scandaleux.

L' inceste mère-fils dans Le souffle au cœur (1971), la frontière résistant-collaborateur bien mince dans Lacombe Lucien (1974) sont le plus parfait exemple de cette ambiguïté maîtrisée. Par contre La petite (1978), sur la prostitution enfantine, tombera dans le voyeurisme. La distanciation est un art difficile. Au revoir les enfants (1987) par sa délicatesse de touche et sa sensibilité démontre par la non-condamnation de ses personnages - le dénonciateur incarné par François Négret - l' humanité de Louis Malle.

Louis Malle fut aussi un grand directeur d' acteur. Jean-Paul Belmondo est sobre et excellent dans Le voleur (1966). Maurice Ronet est magnifique et tellement en phase avec son personnage dans Le feu-follet (1963). Jeanne Moreau se révéla enfin actrice au-dessus de la mêlée dans Ascenseur pour l' échafaud (1957) et Les amants (1958). Le couple qu' elle forme avec Brigitte Bardot dans Viva Maria (1965) est l' un des plus sympathiques du cinéma français.

Malle fit aussi des documentaires. Le fameux Le monde du silence (1955) avec Cousteau, Calcutta (1969), Humain trop humain (1973), Place de la République (1973) et God's Country (1985) nous montre son éclectisme que l'on qualifia à tort de dilettantisme.

Pierre Billard, journaliste et historien du cinéma, doit-être remercié pour cette biographie de près de 600 pages.

13:07 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma