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13/11/2009

THE CORRS : Live at the Royal Albert Hall.

411ZBT6H4TL__SL500_AA240_.jpgVOUS AIMEZ LES BONBONS ?

Comment rester insensible aux charmes des soeurs Corr ?
Comment résister au sucre à la fin d' un repas ?
Comment aimer le style "variété internationale à base de musique traditionnelle irlandaise", alors que vos héros sont Rory Gallagher et Phil Lynott ?

Il faut avoir un fort penchant pour la belle gente féminine.
On peut aimer le sucre, mais ne pas en abuser car cela donne de l' embonpoint et diverses maladies chroniques. J' en ai abusé.
Elles sont bonnes musiciennes. Elles le prouvent sur ce DVD agréablement filmé au Royal Albert Hall de Londres le 17 mars 1998. On adore la voix d' Andréa et ses minauderies charmantes, il va de soi. On aime beacoup, vraiment beaucoup, le violon de Caroline. Mick Fleetwood est présent à la batterie sur "Dreams", "Haste to The Wedding" et "Toss The feathers". Sharon est une très, très, très bonne batteuse aussi.

Le DVD a deux faces. Face 1 : son dolby digital 5.1. Face 2 : son PCM stereo. Image 4/3.
Les paroles des chansons peuvent accompagner les images. Ce n' est pas ce que l' on regardera en premier, vous vous en doutez bien.
Elles ont un frère dans le groupe. Pas vu.

14:27 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the corrs, musique

AUDIARD PAR AUDIARD : Michel Audiard.

515F416AC7L__SL500_AA240_.jpgAudiard était certainement le scénariste le plus méprisé par la critique cinéma. Pire que cela : HAÏ ! ! !

Après les succès des bons Gabin-Grangier : "Gas-oil", "Le sang à la tête", "Le désordre et la nuit"... vint les Ventura : "La métarmorphose des cloportes", "100 000 dollards au soleil", "Un taxi pour Tobrouk", "Les tontons flingueurs"... Le succès en France, on n' aime pas. C'est suspect. Cela équivaut à faire le trottoir. On flatte le populo. Pour les mauvais Gabin-Grangier : "Les vieux de la vieille" et "Archimède le clochard", c' est peut-être pas faux. "Rue des prairies" de La Patellière en rajoute une couche. "Le président" ou "Les grandes familles" sont douteux.

La nouvelle vague veut sa peau, rien de moins. Les Truffaut, Godard, Astruc, Doniol-Valcroze, Resnais etc... le traitent de fossoyeur du cinéma français. Malle et Chabrol sont plus réservés, normal ils sont les meilleurs, voire les seuls bons réalisateurs de cette génération. Il faut dire que Audiard ne croit pas à la réalisation mais juste au scénario. Lorsqu' il passe à la réalisation, il remarque son erreur car ce fut bel et bien un désastre. Les titres à rallonge à base de "canard", "cormoran" et du pronom "elle", le décribilise complétement, même auprès de ses supporteurs. Il stoppe net.

Et le scénariste se rattrape avec "Le cavaleur", "Pile ou face", "Mortelle randonnée", "Garde à vue" et "On ne meurt que deux fois" qui font oublier les guignoleries pour Belmondo.

Ce livre cite ses fameuses répliques de film par chapitre : sur la guerre, sur l' argent, sur l' amour, sur les "qui vous savez" etc... Il compile ses articles sur différents journaux, c' est là que l' on découvre sa personnalité. Audiard tape sur tout ce qui bouge : les jeunes, les vieux, les résistants, les collabos, les femmes, la famille, De Gaulle selon lui l' opportuniste.

L' étonnement actuel est que des gens de gauche surtout socialistes citent Audiard. Audiard est contre les impôts, l' assistanat, la charité, l' écologie. Seule note discordante Dominique Farrugia (ex-Les Nuls) : «J' ai du mal avec les anarchistes de droite».

14:08 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma

RAY : Taylor Hackford.

41SX82kqUbL__SL500_AA240_.jpgPeut-on faire confiance à Taylor Hackford ? Réalisateur qui a si bien massacré le remake de "La griffe du passé" (1947) de Jacques Tourneur avec "Contre toute attente" (1984), Hackford en a fait un film d' horreur. Film mode années 80 comme "Officier et gentleman" (1982), sa précédente "œuvre", du moins pour ceux qui connaissent le film initial interprété par Mitchum, Douglas et Jane Greer.

Dans Ray, le style a-t-il changé ou est-on en abscence de style ?

La carosserie des voitures brille comme un miroir. Les robes et les costumes divers sortent du pressing. Les maquillages sont nets et sans bavure, à l' époque du gros rouge à lèvres qui tache. La photographie éclaire, surexpose le moindre objet. Pour les couleurs, elles rutilent. Le hameau désolé et natal de Ray Charles est propre comme un sou neuf. Même la poussière qui virevolte un tout petit peu est désinfectée, triée. Les larmes de la maman de Ray tombent au moment où le scénario l' a ordonné. Le mimétisme de Jamie Foxx, sanctionné par un oscar, n' a d' égal que Jayne Mansfield caricaturant la caricature Marilyn Monroe. Professionnalisme à tous les niveaux. Parti-pris anti-pialesque ou contre-eastwoodien ?

Film agréable à voir. Passe très bien sur petit écran.