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14/12/2009

JAMES BOND : MOONRAKER

51LdEt+uJUL__SL500_AA240_.jpgCe qui est bien avec la série des "James Bond", quant l' un des numéros passe à la télé, c' est que vous pouvez aller aux toilettes, boire un coup ou téléphoner en coupant le son du film, vous ne loupez pas le fil de l' intrigue ; étant donné que l' histoire est nulle voire inexistante.

Par contre il faut être attentif à la présence de certaines actrices. Dans le cas de "Moonraker", Lois Chiles en est le seul et unique intérêt. L' actrice, qui venait de tourner l' année précédente dans l' excellent "Mort sur le Nil" (1978) où elle nous fut révélée dans toute sa beauté et sa splendeur, trouva malheureusement son zénith avec ce "James Bond".

Comédienne au charme et au talent indéniable, le cinéma la bouda. Tant pis pour lui et pour nous !

11/12/2009

JOHN WAYNE : LES CORDES DE LA POTENCE.

51N678T26CL__SL500_AA240_.jpgFaire survivre le mythe, remplir le compte en banque, combattre le cancer.
Apparemment, ce film n' a sa raison d' exister que pour ces trois sujets.

L' histoire, un marshall retrouvant dans une petite ville son fils en prison après un hold-up, aurait pu donner un bon film. Si il y avait un réalisateur ; McLaglen est au mieux un bon illustrateur avec "Shenandoah" (1965) par exemple. Si le scénario était développé ; il est exsangue et ne mène à aucune réflexion. Si Gary Grimes n' était pas utilisé dans ce film juste parce qu' il est apparu dans le beau "Un été 42" (1971) ; il sera plus à son aise dans "Du sang dans la poussière" (1974).

Mais le pire est le paternalisme qui transpire du film. La figure paternelle règle tous les problèmes. Le mythe Wayne se caricature à la manière de notre Gabin national. On se demande si ce type de western sclérosé n' a pas porté préjudice au genre autant que le western italien. Reste que l' homme qui combat le cancer depuis déjà un bout de temps, veut continuer d' exister à l' écran, et rien que pour cela le film mérite cinq étoiles.

Mais il y a tellement de chefs d' œuvre avec John Wayne à (re)voir et à (re)découvrir...

20:26 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : western, cinéma

08/12/2009

JULIEN DUVIVIER : LE MAL-AIMANT DU CINEMA par ERIC BONNEFILLE

51JE3EHMV3L__SL160_AA115_.jpgEric Bonnefille a fourni un travail de titan et d' une synthèse remarquable de la carrière de notre Julien Duvivier national, surnommé Juju. Le réalisateur des classiques "Poil de carrotte", "La bandera", "La belle équipe", "Pépé le Moko", "Panique", "Au royaume des cieux", "Marianne de ma jeunesse", "Voici le temps des assassins"... le méritait.

Après une brève description des débuts de la vie de Juju ; son enfance, sa petite carrière de comédien et de régisseur au théâtre, son arrivée au cinéma comme assistant-réalisateur ; Eric Bonnefille a organisé son livre en bon enseignant de mathématiques qu' il doit-être : un chapitre = un film.

Chaque chapitre/film est divisé ainsi : une présentation de l' oeuvre et l' historique de celui-ci ; l' avis personnel de l' auteur du livre ; les avis des critiques de l' époque, d' où des recherches dans des dizaines de journaux français mais aussi étrangers. Marcel Carné, Jean-Paul Le Chanois, Robert Vernay, Jean Stelli... étaient critiques avant de devenir réalisateurs. Frank S.Nugent, futur scénariste de John Ford, écrivait dans le New York Times.

Ce premier tome s' arrête en 1940. L' occupation allemande précipite le départ de Duvivier parce que sa femme est demi-juive. Ils se réfugient aux Etats unis.

La quatrième de couverture nous précise que Eric Bonnefille est passionné par l' histoire du cinéma. Avec ce premier tome et le suivant, c' est une évidence !

10:00 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma