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11/12/2009

JOHN WAYNE : LES CORDES DE LA POTENCE.

51N678T26CL__SL500_AA240_.jpgFaire survivre le mythe, remplir le compte en banque, combattre le cancer.
Apparemment, ce film n' a sa raison d' exister que pour ces trois sujets.

L' histoire, un marshall retrouvant dans une petite ville son fils en prison après un hold-up, aurait pu donner un bon film. Si il y avait un réalisateur ; McLaglen est au mieux un bon illustrateur avec "Shenandoah" (1965) par exemple. Si le scénario était développé ; il est exsangue et ne mène à aucune réflexion. Si Gary Grimes n' était pas utilisé dans ce film juste parce qu' il est apparu dans le beau "Un été 42" (1971) ; il sera plus à son aise dans "Du sang dans la poussière" (1974).

Mais le pire est le paternalisme qui transpire du film. La figure paternelle règle tous les problèmes. Le mythe Wayne se caricature à la manière de notre Gabin national. On se demande si ce type de western sclérosé n' a pas porté préjudice au genre autant que le western italien. Reste que l' homme qui combat le cancer depuis déjà un bout de temps, veut continuer d' exister à l' écran, et rien que pour cela le film mérite cinq étoiles.

Mais il y a tellement de chefs d' œuvre avec John Wayne à (re)voir et à (re)découvrir...

20:26 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : western, cinéma

08/12/2009

JULIEN DUVIVIER : LE MAL-AIMANT DU CINEMA par ERIC BONNEFILLE

51JE3EHMV3L__SL160_AA115_.jpgEric Bonnefille a fourni un travail de titan et d' une synthèse remarquable de la carrière de notre Julien Duvivier national, surnommé Juju. Le réalisateur des classiques "Poil de carrotte", "La bandera", "La belle équipe", "Pépé le Moko", "Panique", "Au royaume des cieux", "Marianne de ma jeunesse", "Voici le temps des assassins"... le méritait.

Après une brève description des débuts de la vie de Juju ; son enfance, sa petite carrière de comédien et de régisseur au théâtre, son arrivée au cinéma comme assistant-réalisateur ; Eric Bonnefille a organisé son livre en bon enseignant de mathématiques qu' il doit-être : un chapitre = un film.

Chaque chapitre/film est divisé ainsi : une présentation de l' oeuvre et l' historique de celui-ci ; l' avis personnel de l' auteur du livre ; les avis des critiques de l' époque, d' où des recherches dans des dizaines de journaux français mais aussi étrangers. Marcel Carné, Jean-Paul Le Chanois, Robert Vernay, Jean Stelli... étaient critiques avant de devenir réalisateurs. Frank S.Nugent, futur scénariste de John Ford, écrivait dans le New York Times.

Ce premier tome s' arrête en 1940. L' occupation allemande précipite le départ de Duvivier parce que sa femme est demi-juive. Ils se réfugient aux Etats unis.

La quatrième de couverture nous précise que Eric Bonnefille est passionné par l' histoire du cinéma. Avec ce premier tome et le suivant, c' est une évidence !

10:00 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma

04/12/2009

NEIL YOUNG : HARVEST

41JYCaldxYL__SL500_AA240_.jpgAu début des années 70, toutes les filles écoutaient Neil Young, surtout "Harvest", lisaient "L' herbe bleue" et se parfumaient au patchouli ; ce qui était insupportable pour un lycéen qui écoutait Led Zeppelin, sans les parties acoustiques, et se balladait en frimant car il avait sous le bras le 33 tours "Rocks" d' Aerosmith par exemple.

Neil Young, c' était le roi des babas cool, le mou, celui qu' il fallait éviter comme le rock progressif. Même si lorsque l' on apprenait la guitare, on commençait par les arpèges de "The Needle and The Damage Done" ; les biens coiffés commençaient par "Jeux interdits".

Maintenant, le temps a passé, les ressentiments aussi, on écoute cet album par nostalgie, comme l' on regarde l' émission annuelle à la téloche en hommage à Claude François, juste pour nous replonger dans l' ambiance de ces années-là.