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20/01/2010

SORTONS DU PURGATOIRE PIERRE CHENAL !

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Pierre Chenal (1904-1990) serait-il de nouveau tombé dans un injuste oubli ? Les sorties de ses films en DVD sont maigrelettes : "L' homme de nulle part" (1936), "L' alibi" (1937) et "L' assassin connaît la musique" (1963). Pourtant dans les années 80, Patrick Brion nous fit redécouvrir ses œuvres au "Cinéma de minuit", lui qui fut reconnu, avant la seconde guerre mondiale, comme l' égal de Julien Duvivier.

Ce livre, en grande partie composé d' entretiens, qui parut en 1987, nous permet de revenir sur tous les films et périodes du cinéaste.

Des débuts comme affichiste puis dans le court métrage. La glorieuse époque d' avant-guerre : du "Martyre de l' obèse" (1933) au " Dernier tournant" (1939). Le refuge en Argentine, Pierre Chenal est juif, pendant les hostilités où il tourna quatre films. Le retour en france : "La foire aux chimères" (1946), "Clochemerle" (1948). Repassage en Argentine pour "Sangre Negra" (1950) où le tournage fut très aventureux avec des extérieurs filmés à Chicago (USA). Petit détour par le Chili, deux films. Retour en France de nouveau : le nerveux et génial "Rafles sur la ville" (1957) digne des meilleures séries B américaines, Michel Piccoli lui doit le début de sa carrière, ou le divertissant "Jeux dangereux" (1958) avec des enfants. Ses réponses très spirituelles sur "Les libertines" (1970) film pornographique qu' il aurait "mis en scène".

Sans oublier tous ces merveilleux acteurs qui parcoururent ses œuvres : Pierre Blanchard, Marcel Dalio, Harry Baur, Louis Jouvet, Marcelle Chantal, Viviane Romance, Robert Le Vigan, Erich Von Stroheim, Michel Simon, Maurice Ronet, Jean Servais, Charles Vanel, Françoise Arnoul, Pascale Audret... et la très belle Florence Marly qui fut sa femme.

Ses interlocuteurs - ils les appellent chaleureusement ses "tortionnaires" - Pierrette Matalon, Claude Guiguet et Jacques Pinturault nous ont offert un beau livre.

19:50 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma

19/01/2010

GERARD OURY : RABBI JACOB.

515Xtp4RLwL__SL500_AA240_.jpgLes nanards, avant ceux réalisés par Gérard Oury, étaient financés avec peu d' argent. Gérard Oury inventa donc le nanard dispendieux et suffisant pour le public franchouillard de droite, à coups de millions de francs lourds et de super vedettes françaises.

Le couple Bourvil-De Funès pouvait faire illusion, surtout Bourvil. Mais là, De Funès en roue libre, c' est imbuvable. Des tas de mimiques et de bruits qui horripilent au plus haut point.

Toutes les mauvaises blagues sur les traditions juives s' y trouvent. L' intrigue, qu' il faut fuir, est prétexte à des confrontations comiques arabo-juives éculées. On a mal pour le grand Marcel Dalio, mais il fallait bien vivre.

Cinq étoiles pour l' invention.

17/01/2010

ALBERT COLLINS : FROZEN ALIVE

2139MZZWM5L__SL500_AA133_.jpgAlbert Collins dans ses œuvres en public à Minneapolis (1981).

De l' instrumental et éternel "Frosty", au blues lent "Angel of Mercy", du mid-tempo funky "I Got a Feeling", aux standards "Caldonia" et "Things I Used to Do", au décontracté "Got a Mind to Travel", la guitare cinglante et la voix énergique d' Albert Collins virevoltent, aidées du sax ténor impérial d' A.C. Reed. Sur "Cold Cuts", autre titre funky, le solo du bassiste Johnny G. Gayden restera dans les mémoires.

39 minutes de bonheur. À compléter avec "Live in Japan" (1984).

 

16:46 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blues, musique