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02/03/2010

JAMES CLAVELL : LA VALLÉE PERDUE (The Last Valley).

511JKTJBZCL__SL500_AA240_.jpgCe film, se passant pendant la guerre de trente ans en Allemagne au dix-septième siècle, est l' une des plus grandes œuvres prônant l' athéisme.

Omar Sharif, dans le rôle de l' intellectuel Vogel, échoue, après une longue fuite, par hasard, dans cette vallée perdue, qui est intacte dans cette Allemagne à feu et à sang. Michael Caine, juste nommé Capitaine, et sa bande de soudards qui ne pensent qu' à piller, tuer et violer, arriveront, eux aussi, dans cet havre de paix. Vogel, après quelques tractations, convainc le Capitaine d' épargner le village et d' y rester en hiver, pour la nourriture (et pour les femmes), car les routes de cette vallée sont inaccessibles grâce à la chute des neiges.

Au-delà de la beauté des images signées John Wilcox, de l'excellente musique de John Barry (James Bond, Amicalement vôtre..), le film frappe par cette figure du prêtre, incarné par le génial Per Oscarsson, qui règne sur ses ouailles comme un chef de secte. Le chef du village, Nigel Davenport, prêt à tout compromis du moment qu' il peut sauver le village et surtout sa peau. Il cédera sa maîtresse, sorcière à ses heures, la très belle et énigmatique Florinda Bolkan, au Capitaine. L' enfant soldat...

Mais, c' est surtout par ses dialogues cinglants dit par le Capitaine, que le film prend toute sa signification : « Ne me parles pas de Dieu. On l' a tué à Magdebourg. On a anéanti la ville, charcuté les hommes, les femmes et les enfants, 20 000, 30 000 ». Plus loin : « Il n' y a pas de Dieu. C' est une légende ! ».

L' un des films les plus ambitieux des années 70.

DVD zone 1 et exclusivement zone 1. Langue audio anglaise. Sous-titres français.
Film en couleur d' une durée de 126 mn environ. Format cinémascope.

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01/03/2010

JOE LYNN TURNER : UNDERCOVER

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Bon enfant.

C' est avec ce genre d' album, celui de "cover" donc, que l' on remarque que la culture musicale des chanteurs estampillés hard-rock des années 70-80, est supérieure aux petits nouveaux (Jorn !?). Notre garçon coiffeur au sourire pour pub dentifrice, chanteur pour midinettes disait-on ironiquement quand l' homme plus black que purple l' employa dans Rainbow en 1980, a procédé à un excellent choix dans les chansons.

Cela commence par "We're an American Band" (1973) des basiques hard-rockeux de Grand Funk, donc, pour rester dans le style. Reprendre "Freedom" (1970) d' Hendrix est préférable aux gros hits du cherokee, et ça évite d' employer un guitariste coureur de manche (Malmsteen !?), car il s' agit d' une véritable chanson avant tout. Pour rendre hommage à Paul Rodgers, le grain de voix de JLT en est très proche, "Fire & Water" (1970) pour la période Free et "Deal With The Preacher" (1975) pour Bad Co font bien l' affaire. Un peu d' égocentrisme avec de nouvelles versions de "Street Of Dreams" (1983) de l' arc en ciel et "Thief Of The Night" (1979) de son premier groupe Fandango, toutes deux, paradoxalement, à l' interprétation un peu faible.

Les petites surprises sont : cet hymne qu' est "Fortunate Son" (1969) de Creedence Clearwater Revival ; "Unchained Melody" standard que l' on a redécouvert dans le film pour les filles "Ghost" (1990) ; "Vehicle" (1970) des Ides of March, premier groupe de Jim Peterik, compositeur capable du meilleur comme du pire (Eye of Tiger !?) ; la doublette "Gimme Some Lovin/I'm A Man" du Spencer Davis Group ; "Chained" interprétée par Marvin Gaye en 1968. "Hush" de Joe South, que JLT chantait déjà, bien sûr, pendant la courte période où il fit parti de Deep Purple, dont il se fera virer comme un malpropre en 1991 ou 92 suivant les sources, complète un album plutôt basé sur un côté rythm'n'blues par l' emploi de chœurs féminins, de guitares plus rock que hard, et un son général non gonflé.

P.S. Il existe une autre version de l' album où il y a une treizième chanson : "Sunshine of Your Love" (1967) de Cream.

16:58 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique

24/02/2010

ROBERT ALDRICH par MICHEL MAHÉO

9782869300842.gifMichel Mahéo est un fondu de Robert Aldrich. Et comme tous les fondus, il fonce bille en tête. Dans l' introduction de son livre, il dit qu' un échec d' Aldrich vaut mieux qu' une réussite de Lumet, de Pakula, voire Pollack.

Si des œuvres sont à redécouvrir : "Feuilles d' automne" (1956), "El Perdido" (1961), "Le démon des femmes" (1968), "Faut-il tuer Sister George ?" (1968), "L' empereur du nord" (1973), les deux films avec Burt Reynolds, "Bandes de flics" (1977) ou "Deux filles au tapis" (1981) ; certains films sont des échecs irrémédiables : Les deux westerns parodiques que sont "Quatre du Texas" (1963) et "Un rabbin au far-west" (1979), "Trahison à Athènes" (1959) où il ne fut pas soutenu par Robert Mitchum - dans son mode "rebelle", mais je viens chercher le chèque à la fin du tournage - et "Sodome et Gomorrhe" (1963).

Mais on peut apprécier ce livre d' environ 150 pages, par la conviction, les arguments et les renseignements de Michel Mahéo. C' est le seul ouvrage sur "Big Bob" que l' on peut se procurer facilement. En espérant qu' un jour, Claude Chabrol, son plus grand exégète, écrive enfin le sien.

16:19 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma