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06/03/2010

ELVIS PRESLEY : FLAMING STAR (Les rôdeurs de la plaine)

517V2TB3Y7L__SL500_AA300_.jpgDon Siegel, qui eut quelques bons petits succès comme "Verdict" (1946), "Les révoltés de la cellule II" (1954), "L' invasion des profanateurs de sépultures" (1956) ou "Baby Face Nelson" (1957), mit en scène ce western en 1960. Le scénario est signé par Clair Huffaker d' après son roman, cosigné par Nunnaly Johnson qui a œuvré pour Ford ou King.

Si Siegel a réalisé un bon petit western précédemment interprété par Audie Murphy avec "Duel sans merci" (1952), il fallait bien un spécialiste du "noir polar" pour cette histoire jusqu'au boutiste de Clair Huffaker, écrivain très axé sur les problèmes d' affrontements ethniques, qui donnera aussi un autre très bon western : "Rio Conchos" (1964) de Gordon Douglas.

Le métis Pacer Burton, incarné par Elvis Presley, devra choisir son camp, entre les communautés blanche et Kiowa lorsqu' un conflit les opposera. La ligne dramatique et violente sera inéluctable. Elle est aussi logique, antimélodramatique et antiromantique que chez Fuller ou Aldrich. La fin du film est ouverte, belle et lyrique. Pas de rédemption à la Ford ou Daves. Pas de parabole biblique façon Henry King. Pas de rachat à la Anthony Mann. C' est le seul vrai bon film d' Elvis Presley, il y est remarquable. C' est également le meilleur western de Don Siegel.

Film en couleur de 1960. Format 16/9 cinémascope. Langue audio anglaise et française. Sous-titres français. Durée 88 mn.

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02/03/2010

JAMES CLAVELL : LA VALLÉE PERDUE (The Last Valley).

511JKTJBZCL__SL500_AA240_.jpgCe film, se passant pendant la guerre de trente ans en Allemagne au dix-septième siècle, est l' une des plus grandes œuvres prônant l' athéisme.

Omar Sharif, dans le rôle de l' intellectuel Vogel, échoue, après une longue fuite, par hasard, dans cette vallée perdue, qui est intacte dans cette Allemagne à feu et à sang. Michael Caine, juste nommé Capitaine, et sa bande de soudards qui ne pensent qu' à piller, tuer et violer, arriveront, eux aussi, dans cet havre de paix. Vogel, après quelques tractations, convainc le Capitaine d' épargner le village et d' y rester en hiver, pour la nourriture (et pour les femmes), car les routes de cette vallée sont inaccessibles grâce à la chute des neiges.

Au-delà de la beauté des images signées John Wilcox, de l'excellente musique de John Barry (James Bond, Amicalement vôtre..), le film frappe par cette figure du prêtre, incarné par le génial Per Oscarsson, qui règne sur ses ouailles comme un chef de secte. Le chef du village, Nigel Davenport, prêt à tout compromis du moment qu' il peut sauver le village et surtout sa peau. Il cédera sa maîtresse, sorcière à ses heures, la très belle et énigmatique Florinda Bolkan, au Capitaine. L' enfant soldat...

Mais, c' est surtout par ses dialogues cinglants dit par le Capitaine, que le film prend toute sa signification : « Ne me parles pas de Dieu. On l' a tué à Magdebourg. On a anéanti la ville, charcuté les hommes, les femmes et les enfants, 20 000, 30 000 ». Plus loin : « Il n' y a pas de Dieu. C' est une légende ! ».

L' un des films les plus ambitieux des années 70.

DVD zone 1 et exclusivement zone 1. Langue audio anglaise. Sous-titres français.
Film en couleur d' une durée de 126 mn environ. Format cinémascope.

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01/03/2010

JOE LYNN TURNER : UNDERCOVER

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Bon enfant.

C' est avec ce genre d' album, celui de "cover" donc, que l' on remarque que la culture musicale des chanteurs estampillés hard-rock des années 70-80, est supérieure aux petits nouveaux (Jorn !?). Notre garçon coiffeur au sourire pour pub dentifrice, chanteur pour midinettes disait-on ironiquement quand l' homme plus black que purple l' employa dans Rainbow en 1980, a procédé à un excellent choix dans les chansons.

Cela commence par "We're an American Band" (1973) des basiques hard-rockeux de Grand Funk, donc, pour rester dans le style. Reprendre "Freedom" (1970) d' Hendrix est préférable aux gros hits du cherokee, et ça évite d' employer un guitariste coureur de manche (Malmsteen !?), car il s' agit d' une véritable chanson avant tout. Pour rendre hommage à Paul Rodgers, le grain de voix de JLT en est très proche, "Fire & Water" (1970) pour la période Free et "Deal With The Preacher" (1975) pour Bad Co font bien l' affaire. Un peu d' égocentrisme avec de nouvelles versions de "Street Of Dreams" (1983) de l' arc en ciel et "Thief Of The Night" (1979) de son premier groupe Fandango, toutes deux, paradoxalement, à l' interprétation un peu faible.

Les petites surprises sont : cet hymne qu' est "Fortunate Son" (1969) de Creedence Clearwater Revival ; "Unchained Melody" standard que l' on a redécouvert dans le film pour les filles "Ghost" (1990) ; "Vehicle" (1970) des Ides of March, premier groupe de Jim Peterik, compositeur capable du meilleur comme du pire (Eye of Tiger !?) ; la doublette "Gimme Some Lovin/I'm A Man" du Spencer Davis Group ; "Chained" interprétée par Marvin Gaye en 1968. "Hush" de Joe South, que JLT chantait déjà, bien sûr, pendant la courte période où il fit parti de Deep Purple, dont il se fera virer comme un malpropre en 1991 ou 92 suivant les sources, complète un album plutôt basé sur un côté rythm'n'blues par l' emploi de chœurs féminins, de guitares plus rock que hard, et un son général non gonflé.

P.S. Il existe une autre version de l' album où il y a une treizième chanson : "Sunshine of Your Love" (1967) de Cream.

16:58 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique