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09/05/2010

JOSEPH H. LEWIS : TERROR IN A TEXAS TOWN.

51CVD6AH6GL._SL500_SS130_.jpgDernier film pour le cinéma (1958) du réalisateur mythique Joseph H. Lewis, avant qu' il ne termine sa carrière à la télévision américaine jusqu'en 1965. C' est aussi le dernier film hollywoodien de Sterling Hayden*, qui quittera les États-Unis pour parcourir les océans et plus tard pour s' installer en Europe, écœuré par les méthodes de la commission des activités anti-américaines, qui le manipula afin qu' il donne des noms de sympathisants communistes. Il ne se le pardonnera jamais. 

Ce western de série B au scénario plus que classique, un marin suédois (Sterling Hayden) s' en va rejoindre à Prairie City (Texas) son paternel qu' il n' a pas vu depuis 19 ans, mais malheureusement son père a été abattu par l' homme de main (Ned Young) d' un gros, dans tous les sens de l' adjectif, propriétaire terrien (Sébastien Cabot), doit sa réputation à son duel final qui voit le héros affronter son adversaire avec un harpon. 

L' une des originalités du film est qu' il débute par ce fameux duel sans, bien sûr, qu' il nous en montre la conclusion. Les plans en amorce sur les visages des protagonistes et le handicap du tueur - il est manchot - ont dû influencer Sergio Leone. Sterling Hayden transporte sur son épaule un gros coffre et ne porte pas d' arme. La mort du père de famille mexicain (Victor Millan) est digne et émouvante. Le shérif prend l' argent d' un mort et jette son étoile... 

Si la création de Sterling Hayden en géant naïf est très sympathique, cela le changeait de ses rôles de "loser" dans le film noir, celle de Ned Young** n' est pas très convaincante. Carol Kelly est très bien en compagne fatiguée du tueur. 

Une curiosité dans le western voire un OVNI. 

DVD zone 1 et exclusivement zone 1. 
Film en noir et blanc de 1958. Format 16/9. 
Langue audio uniquement anglaise. Sous-titres français. 

*Sterling Hayden reviendra épisodiquement à Hollywood à la fin des années 60/début des années 70 : Loving (1970) de Kirshner, bien sûr "Le parrain" (1972) de Coppola et "Le privé" (1973) d' Altman. 
** Ned Young (1914-1968) était surtout scénariste, il gagna un oscar avec le film "The Defiant Ones" (La chaîne) de Stanley Kramer en 1959, sous le pseudo de Nathan E.Douglas car il était semi-blacklisté. Sous le pseudo de Ben L.Perry, le scénario de "Terror In A Texas Town" est en fait écrit par John Howard Lawson et Dalton Trumbo, autres victimes du maccarthysme.



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16:19 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : western, cinéma

03/05/2010

HENRY KING : DAVID ET BETHSABÉE

51Zrn2n4ARL._SL500_AA300_.jpgLe propre des grands cinéastes est de nous faire croire à des contes, ici tirés de la Bible, le temps d' un film. Henry King, pourtant chrétien convaincu, ne fait pas œuvre de propagande, mais nous dépeint plutôt une histoire passionnelle.

Le Roi David (Gregory Peck) tombe amoureux de la belle Bethsabée (Susan Hayward). Mais Bethsabée est mariée avec un de ses officiers les plus dévoués. Son amante enceinte risque la lapidation. David envoie son fidèle compagnon dans une bataille violente où il espère qu' il y perdra la vie. Son Dieu le surveille...

Pour un péplum, ce film évite tout gigantisme. Henry King est tout le contraire d' un Cecil B. DeMille. Pas d' effets spéciaux pour épater les foules. La fluidité de la mise en scène est remarquable. Elle est à base de cadrages limpides, agrémentée de travellings avants qui permettent une plus grande concentration sur les protagonistes. On n' est pas loin d' un cinéma intimiste. Le flashback, nous montrant comment le petit berger David fut choisi comme roi et de quelle manière il affronta le géant Goliath, est d' une rare intelligence dans la façon dont il est amené.

Si l' interprétation générale des acteurs est sans reproche, il faut faire une réserve sur le choix de Susan Hayward qui n' est pas la plus belle actrice des années quarante. Le meilleur choix aurait été Ava Gardner ou Gene Tierney, car là, l' adhésion à la passion du Roi David serait plus convaincante.

Film en technicolor au format 4/3 d' une durée de 1 heure 51 mn.
Version audio anglaise et française. Sous-titres français.

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22:35 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : péplum, cinéma

02/05/2010

SYLVAIN JOUBERT : FÉLICIEN GREVÈCHE.

51huXROftOL._SL500_SS130_.jpgDernière grande création (1986) de Sylvain Joubert sur notre chère télévision française, qui va bientôt s' anémier et se gaver de séries policières à base de Roger Hanin, Véronique Genest ... sans oublier AB productions. On n' en regretterait le bon vieux temps de l' O.R.T.F. 

Écrit et interprété par Sylvain Joubert, ce feuilleton, se passant à la fin du 19ème siècle, perpétue sa pensée philosophique de croire en l' homme et de fustiger les institutions policières, judiciaires et religieuses. Même si le docteur Félicien Grevèche cultive des relations amicales avec le capitaine de gendarmerie (Pierre Santini), malgré que Grevèche soit recherché pour avoir blessé un policier (Claude Brosset) pendant la Commune de Paris, et avec le curé (Henri Virlogeux), alors que ce sacré Félicien est un fidèle client de la maison de passe de la ville voisine. Madame Anne-Isabelle de Sarans (Anne-Marie Besse) s' installe dans ce Haut-Languedoc au climat dur avec son frère apprenti-docteur (Franck Dubosc). Félicien Grevèche s' amourache de la belle, en dépit de son penchant pour la petite prostituée Augustine (Catherine Wilkening), mais aussi pour la fille du village quasi-autiste (Pauline Macia) qu' il a recueilli, et de son aversion, bien sûr, pour la haute-bourgeoisie. D' autres seconds rôles, Gérard Darrieu ou Jenny Clève ..., étoffent cette histoire captivante et profonde aux multiples pistes. 

Petit regret en ce qui concerne la réalisation de Michel Wyn, qui fournit le minimum syndical. Par contre, très belle musique de Raymond Alessandrini. 

8 épisodes en couleur de 52 mn dans une copie non-remasterisée, néanmoins très regardable.



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