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30/03/2010

RITA HAYTWORTH par BARBARA LEAMING

Si vous croyez que la vie de Norma Jean Baker (1926-1962) est faite de51Q6UIVqC0L__SL500_AA300_.jpg souffrance et de désastre, eh bien, celle de Margarita Carmen Cansino (1918-1987) n' est pas mal aussi dans le genre !  Car Rita "La déesse de l' amour" n' a pas mis fin à ses jours à l' âge de trente-six ans, elle vécut soixante-huit années. Soixante-huit années de malheur.

La théorie de Barbara Leaming est que toute la vie privée chaotique de "La bombe atomique", découle de la relation incestueuse avec son père.  Comme toutes les victimes d' inceste, Rita Hayworth ne peut avoir des relations calmes et stables. D' où cinq mariages ratés... en dix-huit ans. Les plus connus, celui avec Orson Welles, il ne s' en remit pas non plus, car le génie connaissait la vérité, et le prince Ali Khan, qui ne pensait qu' à augmenter son tableau de chasse d' une proie supplémentaire, surtout si elle faisait partie des étoiles de l' usine à rêves.

Bien entendu, elle fut une bonne actrice. La brillance de "Gilda" (1946) et de "La dame de Shangai" (1948) n' existeraient pas sans elle. "Salomé" (1953) passera à la postérité, juste pour elle. Il ne faut pas oublier ses premiers films où elle tenait d' excellents seconds rôles : "Seuls les anges ont des ailes" (1939), "Strawberry Blonde" (1941) et "Arènes sanglantes" (1941). On peut faire l' impasse sur la période 1935-1938. Très bonne danseuse, elle formera avec son père, professeur de danse, un couple célèbre avant-guerre. Malheureusement, comme chanteuse, sa voix sera pratiquement toujours doublée.

La maladie d' Alzeimer, les premiers symptômes apparurent au début des années soixante, et l' alcoolisme l' obligeront à vivre en quasi-recluse. Les films de 1964 à 1972 nous montrent petit à petit l' altération de sa beauté...

20:02 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma

29/03/2010

GENE TIERNEY : MADEMOISELLE, VOUS DEVRIEZ FAIRE DU CINÉMA...

41XGS2DN6ZL__SL500_SS130_.jpgCertainement, l' autobiographie la plus connue d' une étoile éternelle d' Hollywood. Sa beauté et son allure hanteront longtemps encore les cinéphiles. Gene Tierney fut l' actrice mythique d' une dizaine de chefs d' œuvre : "La route du tabac" (1941), "Shangai Gesture" (1942), "Le ciel peut attendre" (1943), "Laura" (1944), "Péché mortel" (1945), L' aventure de Madame Muir (1947), "Le mystérieux docteur Korvo" (1949), "Les forbans de la nuit" (1950), "Mark Dixon détective" (1951), "Le gaucho" (1952)... et d' autres films à redécouvrir : "Le chevalier de la vengeance" (1942), "Le château du dragon" (1946), "Capitaine sans loi" (1952)... une filmographie quasi exemplaire.

Mais, ce n' est pas la partie la plus importante du livre. Gene Tierney traite même sa carrière avec une certaine désinvolture. Son drame personnelle est la naissance de sa fille trisomique et la culpabilité qui la persécuta. Le passage, où elle apprend comment elle contracta la rubéole, est terrifiant. Cette révélation la mena à quitter le cinéma et à se faire soigner dans des hôpitaux psychiatriques aux méthodes inhumaines faites de douches glacées, d' électrochocs... des scènes qui s' intégreraient parfaitement dans "Shock Corridor" (1963) de Samuel Fuller. L' enfer sur terre. Ce drame n' est pas une tragédie spécifiquement hollywoodienne ; mais un drame qui peut arriver à n' importe quelle femme. C' est peut-être pour cette raison que cette autobiographie nous touche profondément.

17:16 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : autobiographie, cinéma

21/03/2010

JAMES B.HARRIS : THE BEDFORD INCIDENT. (Aux postes de combat).

51CMMY1WHML__SL500_AA300_.jpgCe film, qui raconte la traque par un destroyer américain d' un sous-marin nucléaire soviétique entre les côtes du Groënland et de l' Islande appelé "Détroit de Danemark", est un suspense psychologique très prenant.

Le capitaine Finlander, incarné par Richard Widmark qui a aussi coproduit le film, a déjà réussi à faire remonter à la surface un sous-marin soviétique aux abords de Cuba. Mais, si on l' a récompensé d' une décoration, il n' a pas été nommé Amiral. Donc, il se met en chasse d' une autre proie. Il a comme assistant, OTAN oblige, le Commodore Schrepke de la marine allemande, officier sous-marinier pendant la seconde guerre mondiale. Un journaliste, interprété par Sidney Poitier, monte à bord du destroyer afin de faire un reportage sur ce capitaine qui le fascine.

Hormis les premières scènes dans un hélicoptère, tout le film se passe sur le USS Bedford. Du sous-marin soviétique, on apercevra furtivement que son snorkel. Les tensions entre les protagonistes ne sont pas théâtrales. Les dialogues sont un modèle d' ingéniosité. L' autorité du capitaine sur ses hommes est traitée d' une manière très habile. La photographie en noir et blanc renforce le côté documentaire. L' utilisation des transparences est limitée. Les maquettes font des prodiges, surtout pendant les scènes de chasse au sous-marin de nuit parmi les icebergs.

James B.Harris, ancien producteur des premiers Stanley Kubrick, a réussi un excellent film. On peut le préférer au délirant "Docteur Folamour" (1964). La personnalité patriotique, prête aux méthodes radicales, du capitaine est toujours d' actualité.

Zone 1 mais en fin de compte compatible zone 2. Film en noir et blanc de 1965 d' une durée de 102 mn. Langue audio anglaise. Sous-titres français.

The Bedford Incident 1.pngThe Bedford Incident 2.pngThe Bedford Incident 3.pngThe Bedford Incident 4.png



19:06 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : drame, cinéma