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18/04/2010

SCORPIONS : STING IN THE TAIL.

517O6H05r1L._SL500_AA300_.jpgBon, maintenant on en est sûr, car ils l' ont annoncé, c' est leur dernier album. Scorpions ne fera donc jamais de chef d' œuvre. Leurs meilleurs albums sont au mieux des demi-réussites (ou des demi-échecs). Bon d' accord, certains sont au trois-quart réussi : "Taken By Force" (1977), "Blackout" (1982) et "Love At First Sting" (1984).

Déjà, il faut virer, comme d' habitude, ces ballades simplistes aux mélodies faciles. "Lorelei" est variétochesque, avec une citation au début et à la fin, avec la petite mélodie au synthé, à "Send Me An Angel" (1991), et n' a rien à voir avec la superbe ballade éponyme de Theatre Of Tragedy sur "Aégis" (1998), qui eux savent en écrire des ballades. Et cela recommence avec "Sly", où, de nouveau, ils réadaptent les arpèges de "Send Me An Angel". "The Best Is Yet To Come" pourra certainement resservir pour une œuvre caritative quelconque. "The Good Die Young", avec son couplet nul façon Obispo mais au refrain réussi, ne peut pas faire une bonne chanson.

Les bons titres sont l' anthropophagique "Raised On Rock", qui ouvre l' album, avec une citation à "Rock You Like A Hurricane" (1984). "Sting In Tail" propose un Klaus Meine très inspiré. Bien aussi pour le tempo plombé de "Slave Me". "No Limit" est pas mal, sans plus. Les meilleures chansons du CD sont le hard énervé "Rock Zone" et le hard mélodique "Turn You On". "Spirit Of Rock" - la mélodie de ce titre a un côté irritant "poppy" - et "Let's Rock" sont moyennes et servent un peu de bouche-trou.

Cet album est tout de même beaucoup plus spontané que les précédents "Unbreakable" (2004) et "Humanity Hour 1" (2007) où le terrifiant Desmond Child est présent, grâce aussi à Mathias Jabs dont les chorus de guitare sont plus en roue libre, mais malheureusement pas assez.

Une question nous taraude tout de même. Le paquet de collaborateurs à la composition des chansons : Mikael Nord Andersson, Martin Hansen, Eric Bazillian, Christian Kolonovits, Anders Wiks et Fredrik Thomander. Tous ces talents - avec bien sûr Klaus Meine, Rudolf Schenker et une participation de Jabs - pour nous donner 5 ou 6 excellents titres... plus 2 ou 3 moyens... sur douze...

16:32 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : scorpions, musique

17/04/2010

OLIVIER BARROT ET RAYMOND CHIRAT : NOIR & BLANC : 250 acteurs du cinéma français 1930-1960.

51H5HMV7F5L._SL500_SS130_.jpgQue le style d' écriture d' Olivier Barrot et Raymond Chirat convient bien aux textes consacrés à ces 250 acteurs (et actrices !) couvrant la période 1930-1960 ! Ce style légèrement désuet mais néanmoins alerte, qui ressemble aux photos vieillottes représentant nos chers comédiens (et comédiennes !) dans ce livre amoureux de cette vieille vague, que la nouvelle n' est pas arrivée et n' arrivera jamais à engloutir. 

Bien sûr, les ténors sont présents : Jouvet, héros de Barrot et Chirat, Baur, Gabin, Signoret, Morgan, Darrieux, Meurisse, Fernandel, Gélin, Philipe... les seconds rôles, qui faisaient la réputation du cinéma français de cette époque, aussi : Sinoël, Salou, Lévesque, Parély, Fusier-Gir, Gabriello, Balpêtré, Granval... On peut regretter l' absence de Josseline Gaël par exemple. Jeune et belle actrice, très populaire jusqu' à l' occupation, ses films les plus connus sont "Les misérables" (1934) de Raymond Bernard et "La main du diable" (1942) de Maurice Tourneur. Elle a eu de gros problèmes à la Libération... 

Un livre fourni. Plaisir de lecture assuré.

14:40 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, cinéma

16/04/2010

JEAN GABIN : LEUR DERNIÈRE NUIT.

51j7dBOcmSL._SL500_SS130_.jpgCe film beau et sensible n' est pas très populaire auprès du public de Jean Gabin. Pourtant, c' est un drame policier - scénarisé (avec l' aide de Jacques Cehlay) et réalisé par Georges Lacombe en 1953 d' après le roman de Jacques Constant - d' une grande finesse dans la description de ses personnages.

Gabin, bibliothécaire mais en fait braqueur, cache en plus un lourd passé. Madeleine Robinson, venue se réfugier dans cette pension de famille pour des problèmes conjugaux, a des secrets bien plus difficilement avouables. Ces traits de caractère sont amenés de manière subtile par une mise en scène toute en émotion retenue qui ne cherche pas l' efficacité à tout prix, même si elle est un peu trop sobre. L' interprétation du couple Gabin-Robinson est un modèle de probité. Robert Dalban apporte un humanisme à son rôle d' inspecteur de police, lui qui incarnait surtout les fripouilles.

Georges Lacombe s' est bien rattrapé avec ce troisième et dernier film avec Gabin , après l' échec artistique et commercial de "Martin Roumagnac" (1946) avec Marlène Dietrich, qui fut très préjudiciable à la carrière de Gabin jusqu' au succès de "Touchez pas au grisbi" (1953) de Jacques Becker. Le deuxième film qu' ils firent ensemble "La nuit est mon royaume" (1951) est honnête et mérite une redécouverte.

Film en noir et blanc d' une durée de 91 mn. Pas de bonus. Copie non-remasterisée, mais de très bonne qualité.

Leur derniere nuit 1.pngLeur derniere nuit 2.pngLeur derniere nuit 3.pngLeur derniere nuit 4.png

22:11 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : drame, cinéma