Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/05/2010

HENRY KING : DAVID ET BETHSABÉE

51Zrn2n4ARL._SL500_AA300_.jpgLe propre des grands cinéastes est de nous faire croire à des contes, ici tirés de la Bible, le temps d' un film. Henry King, pourtant chrétien convaincu, ne fait pas œuvre de propagande, mais nous dépeint plutôt une histoire passionnelle.

Le Roi David (Gregory Peck) tombe amoureux de la belle Bethsabée (Susan Hayward). Mais Bethsabée est mariée avec un de ses officiers les plus dévoués. Son amante enceinte risque la lapidation. David envoie son fidèle compagnon dans une bataille violente où il espère qu' il y perdra la vie. Son Dieu le surveille...

Pour un péplum, ce film évite tout gigantisme. Henry King est tout le contraire d' un Cecil B. DeMille. Pas d' effets spéciaux pour épater les foules. La fluidité de la mise en scène est remarquable. Elle est à base de cadrages limpides, agrémentée de travellings avants qui permettent une plus grande concentration sur les protagonistes. On n' est pas loin d' un cinéma intimiste. Le flashback, nous montrant comment le petit berger David fut choisi comme roi et de quelle manière il affronta le géant Goliath, est d' une rare intelligence dans la façon dont il est amené.

Si l' interprétation générale des acteurs est sans reproche, il faut faire une réserve sur le choix de Susan Hayward qui n' est pas la plus belle actrice des années quarante. Le meilleur choix aurait été Ava Gardner ou Gene Tierney, car là, l' adhésion à la passion du Roi David serait plus convaincante.

Film en technicolor au format 4/3 d' une durée de 1 heure 51 mn.
Version audio anglaise et française. Sous-titres français.

David et Bethsabée (1).pngDavid et Bethsabée (2).pngDavid et Bethsabée (3).pngDavid et Bethsabée (4).png

22:35 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : péplum, cinéma

02/05/2010

SYLVAIN JOUBERT : FÉLICIEN GREVÈCHE.

51huXROftOL._SL500_SS130_.jpgDernière grande création (1986) de Sylvain Joubert sur notre chère télévision française, qui va bientôt s' anémier et se gaver de séries policières à base de Roger Hanin, Véronique Genest ... sans oublier AB productions. On n' en regretterait le bon vieux temps de l' O.R.T.F. 

Écrit et interprété par Sylvain Joubert, ce feuilleton, se passant à la fin du 19ème siècle, perpétue sa pensée philosophique de croire en l' homme et de fustiger les institutions policières, judiciaires et religieuses. Même si le docteur Félicien Grevèche cultive des relations amicales avec le capitaine de gendarmerie (Pierre Santini), malgré que Grevèche soit recherché pour avoir blessé un policier (Claude Brosset) pendant la Commune de Paris, et avec le curé (Henri Virlogeux), alors que ce sacré Félicien est un fidèle client de la maison de passe de la ville voisine. Madame Anne-Isabelle de Sarans (Anne-Marie Besse) s' installe dans ce Haut-Languedoc au climat dur avec son frère apprenti-docteur (Franck Dubosc). Félicien Grevèche s' amourache de la belle, en dépit de son penchant pour la petite prostituée Augustine (Catherine Wilkening), mais aussi pour la fille du village quasi-autiste (Pauline Macia) qu' il a recueilli, et de son aversion, bien sûr, pour la haute-bourgeoisie. D' autres seconds rôles, Gérard Darrieu ou Jenny Clève ..., étoffent cette histoire captivante et profonde aux multiples pistes. 

Petit regret en ce qui concerne la réalisation de Michel Wyn, qui fournit le minimum syndical. Par contre, très belle musique de Raymond Alessandrini. 

8 épisodes en couleur de 52 mn dans une copie non-remasterisée, néanmoins très regardable.



Félicien Grevèche (1).pngFélicien Grevèche (2).pngFélicien Grevèche (3).pngFélicien Grevèche (4).pngFélicien Grevèche (5).png

22/04/2010

JOE DASSIN : L' INTÉGRALE en 10 CD.

41l6MlRpIAL._SL500_AA300_.jpgLe problème avec Joe, c' est que sa carrière se divise en deux parties ; plus un nouveau départ malheureusement stoppé par sa mort brutale le 20 août 1980. L' achat de cette intégrale est une bonne idée, car elle permet de faire un tri dans les chansons de Joe suivant ses goûts. Elle est en plus peu onéreuse. 

La période 65-73 est à préférer quand même. Les chansons pour enfants sont plus honnêtes et d' une bien meilleure qualité que celles d' Henri Salvador* par exemple. "Les Dalton", "La bande à Bonnot" et "L' équipe à Jojo" resteront, pour ceux qui étaient gosses à l' époque, dans leurs souvenirs. Les adaptations de chansons de langue anglaise tel que "Guantanamera" (Pete Seeger), "Excuse me Lady", "La Marie-Jeanne" (Bobbie Gentry), "L' Amérique" (J. Christie), "Cecilia" (Paul Simon) et "Salut les amoureux" (Arlo Guthrie) sont respectueuses des versions originales et n' ont pas pris une ride. Il ne faut pas oublier que Joe était un multi-instrumentiste de talent et possédait une grande culture de la musique populaire américaine : bluegrass, country, blues, folk... On lui reprochait son non-engagement politique, en regard du passé de son père Jules cinéaste qui fut une victime du maccarthysme. Il interpréta et co-écrivit "Le Portugais" (1970) sur la condition des travailleurs qui émigrent pour cause de pauvreté de leur pays d' origine. Thème éternel, il suffit de changer la nationalité. 

Pourquoi plongea t-il surtout à partir de 1975, de son plein gré d' ailleurs, il ne l' a pas nié, dans la variétoche guimauve ? Pourquoi deviendra t-il un pilier des émissions des Carpentier à la télé ? Pourquoi on lui flanqua à ses côtés, sans arrêt, Jean Manson ? Pourquoi ces terrifiantes chansons écrites pour son ami Carlos ? La seule explication plausible, Joe prenait la chanson pour un art mineur, juste fait pour divertir le plus grand nombre. Certainement une erreur. Il redressa la barre, et par l' occasion fini ces satanés costumes blancs, avec l' album Blue Country (1979), où on y trouve des adaptations de Jim Croce et Tony Joe White, qui n' eut pas le succès voulu. Un dernier 45 tours "The Guitar Don't Lie" (version anglaise de "Le marché aux puces") était d' une plus grande attention encore dans la direction musicale. Mais il nous quitta... 

*Henri Salvador a reconnu avoir interprété des chansons pour enfants, uniquement pour l' argent.

11:21 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : joe dassin, musique