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17/07/2010

THE COMPLETE TY KARIM : LOS ANGELES SOUL GODDESS.

1482554224.jpgTy Karim, née le 14 mai 1947, est une chanteuse de soul qui ne sortit que des 45 tours, surtout entre 1964 et 1968, puis un seul en 1973 et un autre en 1980 en duo avec George Griffin. Absolument tout ce qu' elle enregistra est sur ce CD. 23 pistes y compris les inédits et les versions alternatives.

La plupart des titres sont signés par le mari de cette belle femme aux longues jambes : Kent Harris. La direction musicale est plutôt du côté du raffinement de la Motown, avec l' emploi de chœur féminin mais aussi masculin, d' orchestre à cordes, de cuivres discrets et du vibraphone de Kent Harris. Mais la voix de Ty Karim est bien plus vigoureuse, un peu rauque juste ce qu' il faut, que celle charmante de la déesse Diana Ross par exemple. "Lighten Up baby" (1966) sa chanson la plus célèbre est typique de la soul des années 60 - elle la reprit dans une version différente en 1973 sous le titre "Lightin' Up" -, "All at Once" (1965) avec son acrobatie vocale dans l' aigu et "Don't Let Me Be Lonely Tonight" (1973) belle ballade écrite par James Taylor méritent que l' on s' intéresse à cette grande interprète. Même si elle versa avec son dernier single "Keep On Doin' Whatcha' Doin' pt 1& 2" (1980) légèrement dans le "disco", comme beaucoup de ses consœurs et confrères.

Ty Karim nous quitta, victime d' un cancer du sein, le 16 février 1983.

21:38 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique

07/07/2010

GLORIA SWANSON par ELLE-MÊME.

51l6QZZT-NL._SL500_AA300_.jpgPAUVRE PETITE FILLE... gâtée...

Il y a des autobiographies qui vous laisse dans un état pantois. Gloria Swanson (1899*-1983) superstar du cinéma muet, du moins dans les dix dernières années (1919-1929), est la fille unique d' une famille moyennement aisée dont la maman n' arrêtait pas de lui coudre des robes et tenues diverses...

Après des débuts dans des petits studios pour se faire de l' argent de poche, Gloria Swanson qui n' a aucune vocation de comédienne, elle voulait être chanteuse, rencontre Cecil B. DeMille - réalisateur illustratif et sans point de vue, en quelque sorte le prédécesseur de Steven Spielberg - qui en fit donc une superstar en produisant six films d' affilée. L' assistant de DeMille, le triste Sam Wood, lui succéda et en fit dix. Tous des drames mondains ou ahurissants qui ont très mal passés l' épreuve du temps, on peut en voir avec amusement sur les chaînes du câble. Les obsessions de Gloria Swanson dans cette série de films sont... sa garde robe, le faste de sa loge et l' augmentation constante de son salaire hebdomadaire. L' un des réalisateurs attitrés de Douglas Fairbanks, Allan Dwan, prit la relève le temps de six films du même acabit, mais de l' avis de ses admirateurs mieux mis en scène.

Le plus intéressant paradoxalement dans la carrière de Gloria Swanson, c' est quand elle devint productrice indépendante pour United Artist, société fondé en 1919 qui regroupait beaucoup de valeurs sûres du box-office du muet : Charlie Chaplin, Mary Pickford, Douglas Fairbanks, D.W Griffith. Après un projet encore ahurissant "Sunya" (1927), enfin Raoul Walsh vint mettre en scène "Sadie Thompson" (1928) où il interprète aussi un rôle. Walsh dans son autobiographie "Un demi-siècle à Hollywood" en garde un très bon souvenir et en parle pendant de longues pages, surtout des problèmes avec la censure. La saga de Queen Kelly (1928) démontre qu' elle est effectivement l' instigatrice de son échec. Si elle admet que Erich Von Stroheim est un grand réalisateur, elle refusa effectivement de se plier à l' extravagance d' une scène : du jus de tabac devant couler de la bouche de Tully Marshall sur sa main tout en lui passant une alliance. Fin du tournage, film quasiment inmontrable, car sans conclusion, Gloria Swanson et son banquier-amant** Joe Kennedy (le père du président US et du sénateur assassinés) y firent travailler diverses personnes en vain.

Son premier film parlant "The Trespasser" (1929) est un succès, mais ses autres films sont des échecs sans appel, pourtant les drames mondains de Greta Garbo cartonnaient sans compter les mélodrames délirants de Sternberg pour Dietrich. Et puis bien sûr "Boulevard du crépuscule" (1950) de Billy Wilder arriva, le plus grand come-back de l' histoire du cinéma, il faut bien en convenir, où elle incarne pratiquement sa propre vie la ramène au-devant de la scène... le temps d' un film.

En ce qui concerne la vie privée de Gloria Swanson, six mariages et trois enfants dont un petit garçon adopté, rien ne nous est épargné : première nuit de noce cauchemardesque avec Wallace Beery, avortements et divorces aussi ahurissants que ses films... Découvrez-la en lisant ce livre de 500 pages environ. Son rapport avec la médecine est édifiant. Son égocentrisme stupéfiant.

*Certaines biographies disent qu' elle serait née en 1897. Les actrices de cette époque avaient l' habitude d' "aménager" leur date de naissance.
**Gloria Swanson reconnaît dans cette autobiographie sa liaison avec Joe Kennedy alors que tous deux étaient mariés.

20:54 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : autobiographie, cinéma

02/07/2010

JOE PERRY : I'VE GOT THE ROCK'N'ROLLS AGAIN.

51muN1Bt3rL._SL500_SS130_.jpgVirer d' Aerosmith par Steven Tyler qui était très fier de s' en vanter dans les médias à l' époque, Joe Perry fit un très bon premier album, Let the Music Do the Talking (1980), puis nous livra ce que l' on peut appeler son chef d' œuvre en 1981. 

Produit par Bruce Botnick dans des conditions "live" - Botnick a dû se rappeler qu' il était le co-producteur du premier MC5 : Kick Out The Jams - "I've got The Rock'n'Rolls Again" délivre un rock brut de coffrage, délié, débridé, classieux, tout le contraire du rock FM (Toto, Foreigner...) qui nous envahissait et du hard rock pour américain moyen (Mötley Crüe, Dokken ...) qui allait déferler. Le boogie rentre-dedans avec "Buzz Buzz", le rock chaloupé de "Dirty Little Things", le rythme enlevé et sautillant de "South Station Blues", la montée en puissance du riff de "TV Police"... tout cet album est un concentré de rock dur et implacable. Ils se calment juste sur "Play The Game". Les interventions de guitare de Joe Perry sont inventives et originales et prouvent que l' on n' est pas obligé d' être un cavaleur de manche pour devenir un grand guitariste. Certains rapprochent ce disque de celui de Jeff Beck : Beck-Ola.

13:58 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blues-rock, musique