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14/08/2010

DON SIEGEL/AUDIE MURPHY : DUEL AT SILVER CREEK.

silver creek.jpg La voix off (Stephen McNally) au début du film : « On signalait depuis quelque temps l' existence d' un terrible gang de voleurs de concessions, qui forçaient les mineurs à céder leurs concessions par peur de la torture et de la mort... »

Sur cette histoire de Gerald Drayson Adams aidé pour le scénario par Joseph Hoffman, nous avons droit à des chevauchées, des duels, des complots, un marshal qui perd l'agilité de son doigt sur la détente (Stephen McNally), un garçon à la face de bébé doué juste pour le poker et le maniement des armes (Audie Murphy), une femme fatale (Faith Domergue), un garçon manqué (Susan Cabot), un escroc roublard (Gerald Mohr), un mauvais garçon (Eugene Iglesias), une face de rat (James Anderson) et des amours naissants qui finiront bien ou mal... mis en scène par Don Siegel dans un style rapide et direct qui soigne les détails. Toute la naïveté et l' innocence du cinéma américain de série B.

L' audace de la photographie d' Irving Glassberg où dans un technicolor bariolé, il fait briller tout au long du film les revolvers d' Audie Murphy, cet éclat miraculeux sur l' une de ses crosses quand il quitte le campement de son père, la surbrillance sur le bord mouillé du chapeau du vieil adjoint du marschal dans le saloon... cette photo est un vrai régal pour la rétine. Musique énergique mais un peu daté sous la direction de Joseph Gershenson (compositeurs Hans Salter et Herman Stein).

Stephen McNally, qui succombe au(x) charme(s) de la belle Faith Domergue qui joue un double jeu, aurait vraiment mérité de devenir une star à part entière. Audie Murphy* (1,65 m) a de bonnes scènes de comédie face à la minuscule et jolie Susan Cabot (1,57 m). Lee Marvin se fait remarquer en méchant sournois qui met sans cesse de l' huile sur le feu... Ceci atteste que Don Siegel est aussi un excellent directeur d' acteur.

Film zone 2 (import anglais) en couleur de 1952, d' une durée de 1 heure 14 mn. Format 4/3.
Très bonne copie. Bonus : bande-annonce originale sans sous-titre.
Version audio anglaise sous-titrée française. Pas de version audio française.

*Audie Murphy mettait bien sûr des talonnettes....

Duel at Silver Creek 1.pngDuel at Silver Creek 2.pngDuel at Silver Creek 3.pngDuel at Silver Creek 5.pngDuel at Silver Creek 4.pngDuel at Silver Creek 6.png

10:36 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : western, cinéma

13/08/2010

KHOMA : THE SECOND WAVE

517b9ktsz6L._SL500_AA300_.jpg Une batterie aux rythmes tribaux et souterrains dotée d' accélérations brusques, doublée à une basse lourde de sens, ainsi qu' une guitare aux notes rares et hiératiques, avec l' aide parfois d' un violon ou d' un piano, permettent à une voix haute et claire de chanter des mélodies amères... 11 titres cafardeux pour ceux qui aiment. Le nouvel album est sorti : "Final Storm". Il était temps car "The Second Wave" date de 2006.

12:50 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, métal

08/08/2010

HOT TUNA : DOUBLE DOSE

61ts1k372tL._SL500_AA300_.jpgAchevant la carrière de Hot Tuna en 1978, du moins la mettant entre parenthèses, par ce "Double Dose" en public, Jorma Kaukonen et Jack Cassady ont fait appel à Felix Pappalardi, producteur historique de Cream et compagnon de route de Leslie West avec Mountain. Ce fut d' ailleurs le dernier travail important de Felix Pappalardi tué par arme à feu le 17 avril 1983 par sa femme Gail, accidentellement selon elle.

Le CD commence par trois titres acoustiques avec Jorma Kaukonen seul à la guitare, à retenir surtout la reprise de "Keep Your Lamps Trimmed and Burning" de son héros le bluesman Reverend Gary Davis et l' instrumental "Embryonic Journey" du temps où il faisait parti avec Jack Cassady du Jefferson Airplane. Il manque le quatrième titre "Killing Time in The Crystal City"* qui clôturait la face A du double vinyl original, on peut le retrouver sur "Keep on Truckin: The Very Best of Hot Tuna", très bonne compilation pour découvrir les différentes périodes du groupe. Pour la partie électrique, elle se déroule entre une version de "Genesis" de l' album solo acoustique de Jorma Kaukonen "Quah" (son chef d'œuvre) paru en 1974 et des versions survitaminées de "I Wish You Would", de "Talking 'bout You" (Chuck Berry), de "I Can't Be Satisfied" (Muddy Waters) et de "Bowlegged Woman, Knock Kneed Man". L' accent est surtout mis sur l' album précédent "Hoppkorv" (1976) avec six titres. Deux titres de "America's Choice" (1975) : "Funky #7" qui mérite bien son nom et "Serpent of Dreams". Une seule chanson de "Yellow Fever" (1975") : la très belle "Sunrise Dance With The Devil". Une seule aussi de "The Phophorescent Rat" (1974) : "I See The Light" (et nous aussi). Aucune de "Burgers" (1972), pourtant l' un des jalons de Hot Tuna, dommage pour "Water Song"...

Si Jack Cassady est et restera l' un des plus grands bassistes du monde, on n' insistera jamais assez sur les grandes qualités de mélodiste de Jorma Kaukonen, autant dans ses compositions que dans ses solis de guitare et sa voix que l' on dit nasillarde mais qui se révèle très douce et non-agressive. Très bonne prestation du batteur Bob Steeler, par contre le claviériste Nick Buck est un peu trop discret. Certaines rumeurs disent que des pistes auraient été refaites en studio...

*Le titre n' a pu être mis par manque de place.

14:58 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blues-rock, musique