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01/08/2010

ARTHUR RIMBAUD, L' HOMME AUX SEMELLES DE VENT.

5177r4SxdrL._SL500_AA300_.jpgEn 1880 au Yémen, un homme (Laurent Malet) s' écroule inanimé dans une rue grouillante de la ville d' Aden. Le négociant français Bardey (Jacques Bonnaffé) lui porte secours. Bardey emploie cet homme, dont le nom est Arthur Rimbaud - le poète n' est connu à l' époque en France que d' un cercle d' initiés -, et lui confie un peu plus tard la succursale de Harar en Éthiopie. En 1885, Rimbaud démissionne de son poste. Il s' associe avec le trafiquant d' armes Labatut (Thierry Frémont), mais celui-ci atteint de dysenterie rentre en France. Après bien des obstacles, il s' engage dans un voyage d' un an afin de livrer les armes au souverain Ménélik dans la province dangereuse du Choa située au cœur de l' Éthiopie... Bardey est de plus en plus intrigué par Rimbaud qui cache son passé et qui est obsédé par le besoin de faire fortune.

Cet ambitieux téléfilm tient toutes ses promesses par le tournage en décor naturel et le grand nombre de figurants. Il nous rappelle aussi des œuvres télévisuelles tel que "La cloche tibétaine" (1974) ou "L' homme de Suez" (1984), du moins celles qui ne veulent pas nous enfermer dans les commissariats de police, les salles de dissection ou les tribunaux. Il évite tous les pièges des fictions françaises surjouées. Cette représentation des douze dernières années de la vie du poète Arthur Rimbaud, qui arrêta d' écrire à l' âge de vingt ans pour mener une vie aventureuse qui se révéla plutôt hasardeuse, est très bien interprétée toute en intériorité par Laurent Malet ; c' est le rôle le plus marquant de sa carrière. Jacques Bonnaffé, dont le style est souvent outré, joue la retenue. Thierry Frémont, Samuel Labarthe, Florence Pernel dans le rôle de la femme de Bardey/Bonnaffé, Jean-Paul Farré en moine, Emmanuelle Riva incarnant la mère de Rimbaud sont au diapason. La mise en scène de Marc Rivière est aérée et devient hiératique dans les dernières séquences. Superbe musique, comme d' habitude, de Gabriel Yared.

Mais qu' il est dur pour nous de voir la souffrance physique autant que morale du génial poète...

Téléfilm en couleur d' une durée de 2 heures 35 mn. Date : 1995.
Format 4/3, le téléfilm a été tourné en 16/9 donc visionnable dans ce format également.
Copie non-remasterisée, mais très regardable.
Le son est en mono, ce qui ne permet pas une très bonne appréciation de la musique de Gabriel Yared.

L'homme aux semelles de vent 2.pngL'homme aux semelles de vent 5.pngL'homme aux semelles de vent 3.pngL'homme aux semelles de vent 7.pngL'homme aux semelles de vent 6.pngL'homme aux semelles de vent 4.pngL'homme aux semelles de vent 1.pngL'homme aux semelles de vent 8.png

13:20 Publié dans Blog, télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : télévision

30/07/2010

JIM CROCE : BAD BAD LEROY BROWN - DEFINITIVE COLLECTION (2 cd).

51twjYurMML._SL500_AA300_.jpgJim Croce est surtout connu sous nos latitudes pour la reprise de "Bad Bad Leroy Brown" (1973) transformée en "Bye Bye Leroy Brown" (1974) par Sylvie Vartan (ne partez pas en courant...), et une autre beaucoup plus respectueuse de "You Don't Mess Around With Jim" (1972) devenue "Faut pas faire de la peine à John" (1979) par Joe Dassin (ceux qui sont partis, et bien ils ne savent pas ce qu' ils loupent...).

Jim Croce est un auteur-compositeur-interprète de folk, qui, après des faux-départs dont un album (1969) avec sa femme Ingrid (pas celle des Inconnus), eut enfin un grand succès aux USA à partir de 1972. Le style est très acoustique, country comme "Rapid Boy", "Speedball Tucker", "Hard Time Losin' Man" ou "Careful Man", et souvent d' une grande mélancolie qui vous file un "bourdon" d' enfer avec "Photographs and Memories", "Time in a Bottle", "These Dreams", "I'll Have to Say I Love You in a Song", "Walkin' Back to Georgia", "A Long Time Ago"...Sa carrière fut de courte durée. Jim Croce et son ami-guitariste-accompagnateur Maury Muehleisen périrent dans un accident d' avion le 20 septembre 1973.

Les deux albums "You Don't Mess Around With Jim" (1972) et "Life and Times" (1973) ainsi que le troisième paru deux mois après sa mort "I Got a Name" (1973) sont intégralement reproduits sur cette compilation, mais les 34 titres y sont entremêlés et donc ne suivent pas la chronologie. Elle est complétée par quatre chansons inédites (Chain Gang de Sam Cooke) et une de l' album avec sa femme.

16:57 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique

19/07/2010

HENRY HATHAWAY : RAWHIDE (L' attaque de la malle-poste).

514kW1qZvlL._SL500_AA300_.jpgHenry Hathaway commença sa carrière de réalisateur en tournant huit westerns de série B d' affilée entre 1932 et 1934. Il revient donc à un genre du cinéma qu' il connaît et affectionne, en compagnie de Tyrone Power et Dean Jagger avec lesquels il fit un western historique en 1940 "Brigham Young-Frontierman".

Quatre hommes s' évadent de prison, ils s' emparent d' un relai de poste et attendent, afin de la piller, une diligence remplie d' un magot d' or. Enfermés à clé dans une chambre par ces truands, Tyrone Power, Susan Hayward et sa petite nièce essaient de s' enfuir et de sauver leur vie. Donc "Rawhide" (1951) n' est pas un film au grand souffle épique, ni aux chevauchées héroïques. Hathaway est devenu entre temps un spécialiste du film noir avec "Johnny Appolo" (1940), "The Dark Corner" (1946) ou "Kiss of Death" (1947) par exemple et du polar avec "The House on 92nd" (1945) ou "Call Northside 777" (1948). L' ambiance est étouffante et la mise en scène va à l' essentiel. Les plans de caméra en contre-plongée afin de filmer les plafonds sont quasi-wellesiens. L' interprétation de Jack Elam est la plus mémorable ; elle est comparable dans sa cruauté à celle de Richard Widmark dans "Kiss of Death" (1947). Tyrone Power est très bien (le seul Zorro c' est lui). Susan Hayward en fait comme d' habitude... un peu de trop. La musique de Sol Kaplan est un peu excessive au début du film. La copie est impeccable et rend justice à la photo de Milton Krasner.

On peut noter aussi que la célèbre émission "La dernière séance" de Eddy Mitchell et Patrick Brion nous fit redécouvrir ce film un soir de mois d' octobre 1989.

Excellent bonus avec une présentation de Bertrand Tavernier sur Henry Hathaway d' environ 34 mn. Petit bonus avec Patrick Brion d' environ 8 mn. Bande-annonce.
Film en noir et blanc de 1951 d' une durée réelle de 83 mn. Version audio anglaise avec sous-titres français. Version audio française. Format 4/3.

L'attaque de la malle-poste 3.pngL'attaque de la malle-poste 4.pngL'attaque de la malle-poste 5.pngL'attaque de la malle-poste 6.png

20:21 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : western, réalisateurs