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29/08/2010

JOHN LEE HOOKER : LIVE IN MONTRÉAL 1980.

51qzx5E-dCL._SL500_AA300_.jpgLes concerts filmés de John Lee Hooker, surtout ceux commercialisés sur support DVD, sont assez rares pour que l' on ne fasse pas l' impasse sur ce "Live In Montréal" de 1980.

Ça commence par deux titres instrumentaux assez courts où l' on peut apprécier les trois musiciens qui accompagnent John Lee Hooker. Le guitariste Gary Alongi au style sec et acéré avec un son non-sursaturé n' est pas le gars à utiliser un mur de Marshall. La section rythmique composée du batteur Gary Hoff et du bassiste Steve Gomes est efficace et vaut bien Double Trouble de Steve Ray Vaughan. Quand John Lee Hooker, 63 balais officiellement au compteur, arrive pour attaquer "It Serve You Right To Suffer", il est fringué d' un costard bleu ciel, chemise noire au col pelle à tarte impeccablement mis, coiffé d' un panama et chaussé de mocassins dans le même ton crème. John Lee Hooker, c' est pas un péquenot. Il prend sa guitare se met assis et entame un solo dans ce style inimitable au son de gamelle mais incisif, qui ne s' apprend pas mais qui se ressent. Suit une version moyenne de "One Bourbon, One Scotch, One Beer", le très beau blues lent "I'll Never Get Out of These Blues Alive", puis le boogie reprend ses droits avec "Roll Me Like You a Wagon Wheel" et six minutes de "Boom Boom", il ralentit le rythme de nouveau avec "I'm in The Mood", puis le boogie reprend ses droits avec "Look at What You Did to My Life" et "Chicken and Gravy" pour terminer par les dix minutes hypnotiques de "We're Gonna Do The Shout" où John Lee Hooker se lève, harangue le public et une babacool (avec certainement "Harvest" de Neil Young dans sa gibecière) danse et lui offre à boire. Elle a dû avoir une révélation.

Concert d' une durée d' une heure. Pas de bonus.
Format 4/3. Son dolby digital 2.0.
Assez bonne copie.

19:33 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, blues

28/08/2010

MARY WELLS : THE COLLECTION.

51-J6wo5o1L._SL500_AA300_.jpgL' une des premières et jeunes vedettes de pop-soul de Motown de 1960 à 1964. Mary Wells (1943-1992) fit un procès pour cause de royalties pas assez fortes surtout pour le célèbre "My Guy" suite à un contrat drastique qu' elle signa alors qu' elle était mineure. Elle gagna le procès. Carrière sporadique par la suite malgré une avance de 500 000 dollars de la Fox et puis blablabla... l' histoire est connue...

Est-ce vraiment cette histoire qui la fit quitter Motown ? Lorsqu' on écoute cette excellente compilation où les titres se suivent dans l' ordre chronologique, on remarque que sa voix devient de plus en plus claire, qu' elle (?) ou que l' on (?) a gommé toute aspérité afin de la lisser pour devenir comme celle de Diana Ross (en mieux... car sans minauderie et un peu plus grave). Une voix devant s' adapter au public blanc. Sur les deux premières chansons "Bye Bye Baby" et "I Don't Want to Take a Chance" sa prestation est énergique et un peu "dirty" (on reste dans le très décent). Après, tout en étant merveilleux bien sûr, dans les super méga hits comme "Two Lovers", "Laughing Boy", "What's Easy for Two Is So Hard For One" et le chef d' œuvre des chefs d' œuvre "My Guy", sa voix devient l' une des plus douces qui soit. Une douceur encore plus étonnante sur "Whisper You Love Me Boy", ou les intonations finales quasi-érotiques de "When I'm Gone". Se sentait-elle manipulée ? En tout cas quelle palette vocale !

23:22 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique

GEORGE PEPPARD / JOHN GUILLERMIN : LE CRÉPUSCULE DES AIGLES (The Blue Max).

51TP38JVFKL__SL500_AA240_.jpgUn caporal de l' armée allemande (George Peppard) court sur un champ de bataille sur le front de l' ouest en 1916, il se réfugie dans un trou et observe un duel aérien. En 1918 cet homme réalise son rêve et devient lieutenant dans l' aviation. Admirant le baron rouge Von Richthofen, il veut lui aussi devenir un as et obtenir la médaille "The Blue Max". Pour cela, il faut qu' il abatte vingt appareils ennemis...

En dehors de nous montrer un homme ambitieux d' humble extraction prêt à tout pour arriver à ses fins, les portraits secondaires notamment celui de James Mason en général chef de propagande pré-Goebbels est vraiment ignoble. Il va jusqu' à utiliser sa femme, avec son consentement, la superbe Ursula Andress* dont l' accent suisse allemand convient très bien à son rôle de comtesse, pour attiser la rivalité entre George Peppard le fils d' hôtelier et l' aristocratique Jeremy Kemp (le neveu du général !). Toutes ces manipulations se font sous l' œil écœuré de Karl Michael Vogler interprétant le capitaine d' escadrille Otto Heidemann ; mais aussi sous celui de la femme de cet officier intègre, une infirmière incarnée par Loni von Friedl.

On a beaucoup vanté les remarquables combats aériens de ce film, mais on nous montre aussi les sanglants dégâts que commet cette arme nouvelle sur les troupes terrestres, la célébrité des as de l' aviation utilisée comme celle des "stars" actuelles, un hôpital bondé de blessés, les longues files d' attente et les affrontements devant les magasins en ville pour cause de pénurie, le début d' une révolte "rouge"... et la valeur relative des médailles :
- « Il n' y a pas mieux. On respecte ça. » dit Peppard.
- « La médaille, ou l' homme ? » répond Kemp...

La photographie bleutée de Douglas Slocombe (le roi du ciel nuageux à l' aube), la mise en scène fluide et élégante avec la position souvent en contre-plongée de la caméra de John Guillermin (le réalisateur aux travellings fous) nous en mettent plein la vue. Très belle musique de Jerry Goldsmith.

*On peut être étonné par le bronzage intégral d' Ursula Andress qui ne devait pas être trop en vogue dans les années 1910... même dans l' aristocratie allemande.

Film en couleur de 1966. Durée : 2 h 30 mn. Format 2:35 (cinémascope), compatible 16/9.
Langue audio française et anglaise. Sous-titres français. Bonus : bande-annonce.
Très belle copie.

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19:28 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, guerre