Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/07/2016

L'INSPECTEUR NE RENONCE JAMAIS de JIM FARGO avec CLINT EASTWOOD, HARRY GUARDINO et TYNE DALY. 1976.

71var7DEtDL._SL1257_.jpgEncore une fois, Clint Eastwood répond aux accusations de sexisme. Pourquoi perdre son temps à parler aux cons ? Il suffit de regarder Donna Mills ou Kay Lenz, des nanas qui doivent écouter Neil Young ou Yes. Les proies (1970) certainement le chef d' œuvre de Don Siegel et Un frisson dans la nuit (1971) premier et très bon film de l' Eastwood réalisateur sont traités de cauchemar misogyne. Et la main de Jean Yanne dans la culotte de Marlène Jobert chez le révéré Maurice Pialat, c' est quoi ? hein, Pierre Murat, comment tu vas avec le masque et la plume... au cul !

Il faut dire que la saga Harry Callahan rapporte de l' argent à la Malpaso Company, Magnum Force sera un plus gros succès que Dirty Harry, et ce troisième épisode met le pied à l' étrier à son premier assistant réalisateur Jim Fargo, ça pourrait même lancé sa carrière ; Jim Fargo ne fera que des films plus que moyens par la suite. Pour conchier les accusations de sexisme, misogynie, phallocratie... on adjoint à Harry Callahan une policière qui lui dit que c' est son cul qu' elle met en danger. Voilà tout est dit. Bon, il y a une bonne scène, sans action, assez longue où Tyne Daly* plaisante sur le magnum 44 et l' implication sexuelle bien entendue ; scène improvisée par les acteurs paraît-il. Elle tue aussi pour l' équilibre, c' est Tyne qui l' a demandé, Clint était d' accord. Une réplique amusante de Clint : Votre bouche est trop près de votre rondelle ; une riposte à ses détracteurs ? Un film qui sert à rien, on en préférerait l' orang outan, coincé entre le très bon Josey Wales (1976) où Clint déambule en mort vivant, et, l' intéressant L'épreuve de force (1977) du moins jusqu' au coup de pied qu' il se prend dans l' entrejambe par Sondra Locke - il n' y avait pas mieux qu' elle pour incarner les garçons manqués casse-couilles détestant avoir des copines - ; dans la deuxième moitié, c' est du rocambolesque à la Spielberg, si tu regardes dans un fossé, tu trouveras bien un requin à la con.

Après ce film de série, Clint Eastwood s' occupera à aller de l' avant - bon, il y aura encore des daubes ; les deux petits orangs outans, un dernier Harry pour donner du boulot à Buddy Van Horn qui était dans la mouise -, et, surtout de développer le thème de la famille par exemple. En préambule, la famille qui se construit au fur et à mesure des pérégrinations dans Josey Wales (1976), celle qui trouve refuge sous un chapiteau de cirque dans Bronco Billy (1979), les asociaux et l' individualiste dont la famille est l' Armée dans Le maître de guerre (1986), la famille qu' il faut protéger et venger envers et contre tout quitte à se tromper dans Mystic River (2003), et, si vos fils sont des cons il vaut mieux se sacrifier pour les enfants de la famille voisine hmong dans Gran Torino (2008) ! Si t' as pas compris ça, t' es dans les ténèbres.

*La série Cagney et Lacey va avoir un gros succès. C' est à peine mieux que Julie Lescaut, Une femme d' honneur, Femme de Loi, Diane femme flic... Sergent Anderson avec Angie Dickinson, c' était autre chose, ce sourire...









19:09 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film

11/07/2016

MAGNUM FORCE de TED POST avec CLINT EASTWOOD, HAL HOLBROOK et MITCH RYAN. 1973.

film,cinémaÀ part pour aider la carrière des futures Stars télé David Soul et Robert Urich, Magnum Force (1973) est un film, à la limite, qui n' a pas lieu d' exister. Il sert de réponse à ceux qui ont traité de fasciste Dirty Harry (1971) de Don Siegel qui dira du personnage : C' est un puritain, un homme amer. Il n' aime pas les gens. Il n' aime pas ceux qui violent la loi et il n' aime pas la façon dont elle est appliquée. Ça ne veut pas dire que je lui donne raison. D' ailleurs, dans l' ultime plan final Don Siegel n' avait-il pas laissé Harry Callahan seul et abandonné comme John Wayne, autre fasciste pour les curetons diarrhéiques, dans La prisonnière du désert (1955) ; le vrai no future. Pour les imbéciles paranoïaques, ceux qui voient des fascistes partout, si Dirty Harry est fasciste, Clint Eastwood l' est aussi. Incarné un tel personnage est effectivement une mise en danger de l' acteur ; vaut mieux faire comme Robert Redford s' approprier toutes les vertus : démocrate, écologiste, pacifiste, féministe... n' en jetez plus.

Le premier traitement du scénario, qui s' inspire des escadrons de la mort sévissant au Brésil, est de John Milius qui part suite au feu vert pour le tournage de Dillinger (1973), l' écriture est terminée par Michael Cimino alors que Clint Eastwood a déjà le script de Thunderbolt and Lightfoot en main ; que des noms très controversés. Milius fait partie de la contre culture des années 70 avant qu' il ne devienne à partir de Conan le barbare (1982) un mauvais admirateur de Samuel Fuller : Fuller a toujours été contre le deuxième amendement donc contre le port d' arme, et, contre la peine capitale. Michael Cimino, après avoir été accueilli avec sympathie pour Le canardeur (1974), sera qualifié de nazi pour Voyage au bout de l' enfer (1978) son plus gros succès commercial proche de deux millions d' entrée rien qu' en France, de marxiste pour La porte du paradis (1980) et de raciste pour L' année du dragon (1985) ; pour ses autres films, les imbéciles paranoïaques se sont calmés.

Le set de Magnum Force ne s' est pas très bien passé pour Ted Post, les bruits ont courus que certaines scènes auraient été dirigées par sa Star ou le directeur de la photo Frank Stanley. Ce stakhanoviste de la télévision a une carrière cinématographique très fluctuante dont ressort deux bons films aux allures modestes : Pendez-les haut et court (1968) un western contre le lynchage ou le difficile passage au monde civilisé, c' est aussi le premier film de la Malpaso la maison de production fondée par Clint Eastwood, ainsi que Le merdier (1978) avec Burt Lancaster qui racontait les débuts de l' engagement des USA au Vietnam.

Est-il nécessaire d' avoir Magnum Force dans ses rayons ? non. Par contre, le film de Siegel est d' une invention visuelle toujours étonnante. Cette caméra à l' épaule, la photo de Bruce Surtees, cette direction d' acteurs surtout des seconds et troisièmes couteaux, lorsqu' on sait que Don Siegel faisait une à deux prises, parfois captait juste la répétition, et, la réinvention du cri à la Aldrich ! Robert devait bien se marrer derrière ses grosses lunettes.




Le générique du film est très bien !

16:19 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma

18/06/2016

LE REPAS DE NOCES (The catered affair) : un film réalisé par Richard Brooks en 1956 avec Bette Davis, Ernest Borgnine et Debbie Reynolds. DVD paru en 2014.

1520-1.jpgParmi les cinéastes à thèse(s) progressistes et démonstratifs donc un brin mastoc tel qu' Yves Boisset ou Oliver Stone, Richard Brooks est quand même l' un des rares à réussir un pur western ou un film qui évoque les épreuves de la vie, car peut-être plus rigoureux comme André Cayate, autre thèseux, qui réussira Les amants de Vérone (1949). Tiré d' une pièce de théâtre d' un auteur en vue autant décrié qu' admiré nommé Paddy Chayefski, scénarisé par Gore Vidal, Le repas de noces peut s' avérer assez plaisant.

Cette histoire d' une mère de famille modeste (Bette Davis) qui veut donner à sa fille (Debbie Reynolds) un mariage merveilleux et onéreux au désespoir du père (Ernest Borgnine) afin que la future mariée puisse s' en souvenir toute sa vie, à l' opposé du désir de celle-ci et de son fiancé (Rod Taylor) appartenant à une famille plus aisée, n' a rien d' une balade de santé ; c' est par cet événement soit disant heureux que l' on apprendra l'origine du mariage des parents et le vécu de leur relation. Une actrice peu bressonienne (dixit François Leterrier) comme Bette Davis risquait de faire capoter le film, néanmoins, le réalisateur la désirait. Si Bebette en fait un tantinet de trop, c' est son jeu après tout, Ernest Borgnine est très bien en mari subissant les exigences de sa femme. Barry Fitzgerald en oncle un peu porté sur la bouteille et lorgnant sur une veuve avenante est divertissant, ce qui allège le film. Debbie Reynolds, la maman de la princesse Leia Organa n' a pas de casque à cheveux enroulés sur les oreilles, est émouvante. L' aspect visuel fait penser à la grisaille du cinéma français de la même époque, ce qui déconcerte de la part de John Alton dont la photographie est d' habitude plus expressive voire trop envahissante notamment dans Le passé se venge (1949) de Robert Florey.

Film en noir et blanc d' une durée de 90 mn.
Format 16/9 respecté ; format de diffusion 16/9.
Version audio française. Version audio anglaise avec sous-titres français.
Bonne copie avec par intermittence quelques points blancs.
Pas de bonus, hormis un livret de 50 pages de Florence Colombani.


18:58 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma