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20/10/2010

JOE TEX : 25 ALL-TIME GREATEST HITS.

41SF0PMWVSL._SL500_AA300_ (1).jpgOn l' oublie tout le temps Joe Tex (1933-1982) et pourtant il vaut bien Otis Redding ou le mythique James Carr. La spécialité de Joe Tex, c' est surtout les ballades et là, « en v'la du slow en v'la et c' est du bon croyez-moi ». De l' acoustique "Hold What You've Got" aux mélodiques "You Better Get It" et "Keep The One You Got", à "One Monkey Don't Stop No Show" où il côtoie le génie d' Otis dans ses fabuleuses accélérations de rythme, au chef d' œuvre "I' ll Never Do You Wrong", il y en a plein « des slows qui tuent » sur ce Greatest Hits. Le tempo moyen n' a pas de secret pour lui non plus avec des chansons tel que "Don't Let Your Left Hand Know", "I Want to (Do Everything For You)" qui sera reprise par le groupe sympa et modeste de hard rock Nazareth ou les câlins "A Sweet Woman Like You" et "Woman Like That" ainsi que "You Need Me, Baby". Les échappés funk de "I Gotcha" et "You Said a Bad Word" prouvent qu' il pouvait s' adapter à l' air du temps. Bob Seger sera éternellement reconnaissant aux intonations de la voix de Joe Tex sur "Papa Was Too" et Jack Bruce en pillera la petite ligne au piano pour en faire le riff de "Politician", car Joe Tex écrit seul la plupart de ses titres. Ce disque se conclut par une faute de goût, une horreur disco se nommant "Ain't Gonna Bump No More" (1977) qui le fera revenir dans les charts après une courte éclipse, mais ce n' est pas lui l' auteur-compositeur de la chanson, donc l' honneur est sauf...

16:31 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, soul

10/10/2010

LE TRAÎTRE DU TEXAS (Horizons West) : ROBERT RYAN.

515t55YY8UL._SL500_AA300_.jpgCe chouette petit western de série B est surtout intéressant par l' interprétation hors pair de Robert Ryan. Il faut voir ce qui passe comme expressions multiples sur le visage de cet acteur qui n' a jamais cachetonné et qui s' honorait d' être comédien comme son alter ego Van Heflin. Par ce personnage complexe, ce modeste film à la mise en scène discrète de Budd Boetticher est un exemple qui prouve que le western en tant que « cinéma de genre » est bien plus profond que ses détracteurs le disent.

Point de départ de nombreux westerns, le retour à la vie civile d' hommes qui combattirent dans les rangs sudistes, l' intrigue est renforcée par les affrontements moraux de Dan Hammond (Robert Ryan) - dont l' ambition pour bâtir son empire est sans limite et il rêve aussi de posséder la belle femme (Julia Adams) d' un riche et vicieux propriétaire (Raymond Burr) - avec son frère Neil (Rock Hudson) et avec son père honnête et travailleur (John McIntire).

Si Rock Hudson est un peu en retrait comme quasiment tous les rôles qu' il eut au début de sa carrière, Raymond Burr a une largeur d' épaules toujours aussi impressionnante, John McIntire joue la figure paternelle avec conviction alors qu' il n' a que deux ans de moins par rapport à Robert Ryan ! Julia ou Julie Adams la Star des séries B de l' Universal porte une toilette différente dans chaque scène où elle apparaît, à l' époque on savait mettre les actrices en valeur même dans les petits budgets ! On peut y reconnaître aussi Dennis Weaver, le futur conducteur poursuivi par un gros camion dans "Duel" (1971) de Steven Spielberg. Bonne photo sans éclat et aux tons passés de Charles P.Boyle.

BONUS : Un entretien excellent, marrant et bourré d' anecdotes sur John Wayne, Randolph Scott, Harry Cohn, Robert Stack... entre Bertrand Tavernier et Budd Boetticher, malheureusement il ne dure que 22 minutes.

Film en couleur de 1952. Durée : 77 mn. Format : 4/3.
Version audio anglaise et française. Sous-titres français.
Bonne copie.

Le traitre du Texas 1.pngLe traitre du Texas 2.pngLe traitre du Texas 3.pngLe traitre du Texas 4.pngLe traitre du Texas 5.pngLe traitre du Texas 6.png

13:13 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, western

08/10/2010

AMOUR, GLOIRE ET BEAUTÉ : PAS SI INOFFENSIF QUE ÇA..

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Ce soap-opéra est de plus en plus fascinant, bien entendu pas dans ses intrigues tirées par les cheveux où le matriarcat règne en maître, où ses dames ont des problèmes dans leurs grossesses plus ou moins désirées, où l' instinct maternel triomphe toujours (sans oublier Dieu), mais dans l' utilisation progressive de la chirurgie dite esthétique. Regarder les visages « customisés » de ses actrices (?!) provoquent une attraction morbide.

Le meilleur exemple est Hunter Tylo qui commença véritablement sa carrière (?!) dans cette série il y a une vingtaine d' années. Ce très beau visage, véritable double de celui de Gene Tierney, nous est réapparu après une courte éclipse, lissé et gonflé, avec la lèvre supérieure démesurée et aux pommettes trop réhaussées. Qui a osé faire cela ? Quel Docteur Frankenstein l' a dénaturé ? Ils étaient plusieurs ? Docteurs Colagène et Botox ? Maintenant quant elle sourit, on dirait un mérou. La (fausse?!) blonde Jennifer Gareis, autre adepte de cette chirurgie, doit consulter les mêmes praticiens et ressemble à Hunter Tylo. Lesli Kai adore ce genre de transformation aussi. Katherine Kelly Lang commence à jouer discrètement avec les piqûres. Quant aux prothèses mammaires, c' est devenu de la chirurgie courante...

Par contre, Susan Flannery accepte les outrages du temps... on peut admirer sa beauté dans « La tour infernale » (1974) où elle interprétait la secrétaire-amante de Robert (lifting) Wagner. L' égérie anglaise des années 70 Lesley-Ann Down à la cinquantaine rayonnante est très bien préservée, même si la belle brune est devenue blonde, mais qu' est ce qu' elles ont toutes à se teindre en blonde !

Les acteurs (?!) entretiennent leur bronzage, pour certains la barbe de trois jours. Les plus jeunes de ces messieurs exhibent leurs abdominaux au public féminin à tendance « cougar ».

13:40 Publié dans Blog, télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : télévision