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25/11/2010

JACQUES TOURNEUR OU LA MAGIE DE LA SUGGESTION de MICHAEL HENRY WILSON.

51KHGDZJTDL._SL500_AA300_.jpgLe cinéaste des non-dits avec la parabole sur la virginité féminine dans "La féline" (1942), du très beau western apaisant "Stars in My Crown" (1950) avec Dean Stockwell l' un des rares enfants qui fut un acteur supportable, le réalisateur de long plan fixe au sein d' un film de pirates dans "La flibustière des Antilles" (1951), des acrobaties élégantes et énergiques de Burt Lancaster et Nick Cravat dans "La flèche et le flambeau" (1950), de la scène mémorable du bain de Virginia Mayo dans un autre western "L' or et l' amour" (1956), de l' apparition subite d' une main sur une rampe d' escalier avec "Rendez-vous avec la peur" (1957)... on ne peut déceler chez Jacques Tourneur tous les secrets formels de ses films sur une seule vision, il faut sans cesse se les repasser, afin de mieux en découvrir les détails même si le destin de certains de ses personnages resteront des plus flous : Rhonda Fleming l' interprète de Meta dans "La griffe du passé" (1947) : « le film noir préféré de ceux qui n' aiment pas le film noir » dira à propos de ce chef d' œuvre Philippe Garnier dans son beau livre « Caractères ».

Patrick Brion, lors d' un cycle consacré à Jacques Tourneur en automne 1985, nous fit redécouvrir entre autres le western "Le passage du canyon" (1947) et le polar "Nightfall" (1957) mais aussi "Toto" l' un de ses premiers films français avec Albert Préjean et Renée Saint-Cyr (la maman de Georges Lautner), une comédie au rythme léger, rapide et au ton assez moderne, et un des meilleurs (si ce n' est le meilleur) épisodes de la série télé "La quatrième dimension" avec "Night Call" (1964).

Ce livre est rempli de superbes photos des films, mais aussi certaines prises pendant les séances de travail dont celle où Robert Mitchum écoute très attentivement les conseils de Jacques Tourneur, d' autres marrantes avec son ami Dana Andrews (le comédien dont Otto Preminger n' arrivait pas à se passer) ... un texte de Michael Henry Wilson très éclairant, moins fanatique que les notices des films de Jacques Lourcelles dans son « Dictionnaire du cinéma » et moins pragmatique que celui de Coursodon et Tavernier dans « 50 ans de cinéma américain », sur la manière de filmer du cinéaste, plein d' informations, de citations du metteur en scène dont celle-ci : « Moins on voit, plus on croit. Il ne faut jamais imposer sa vision au spectateur, plutôt l' infiltrer petit à petit. » Rassurez-vous Jacques Tourneur, vous y avez réussi.

11:32 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie

22/11/2010

JOE SATRIANI : SATRIANI LIVE.

51ugqpZh9UL._SL500_AA300_.jpgPas très attiré par les albums entièrement instrumentaux des guitaristes-rock (ici assez heavy), mis à part ceux de Jeff Beck car il est l' exception qui confirme la règle, mais trouvant Joe Satriani plutôt sympathique dans ses interviews, je me risquais donc à acheter ce double CD en public lors de sa sortie en 2006. Bien sûr, je connaissais certains de ses titres les plus marquants : "The Extremist", "Satch Boogie", "Ice 9"... que l' on peut entendre comme illustration sonore quant il y a des reportages à la téloche surtout sur les sports mécaniques... et comme je n' aime pas trop les sports mécaniques... de toute façon, cela ne peut pas être pire que les 33 minutes 38 secondes de "Mountain Jam" de The Allman Brothers Band...

Mais pourquoi donc au bout d' une trentaine de minutes d' écoute, je ne désire pas en prolonger l' audition... et cela fait quatre ans régulièrement que je me le passe... je ne saurai trop l' expliquer, si ce n' est que je me dirige plutôt vers les plages les plus courtes que vers les titres qui frisent les dix minutes (surtout le deuxième CD), car là, on ne peut y trouver du plaisir que si l' on est musicien. Reste que son style de guitare est beaucoup plus chaleureux, moins onaniste du manche et horripilant que celui de Yngwie Malmsteen, moins clinique et électronique que celui de Steve Vai, mais on peut lui préférer Steve Morse qui lui a réussi à s' intégrer à Deep Purple. Paraît-il que l' album que Joe Satriani a fait avec Chickenfoot, où il y a un ancien chanteur de Van Halen, est intéressant... et comme je n' aime pas trop les chanteurs de Van Halen...

15:31 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : métal

06/11/2010

ROBIN TROWER : LIVING OUT OF TIME.

51bGiNRodyL._SL500_AA300_.jpgEt voilà, Robin Trower sort un chef d' œuvre en 2003... et le silence règne... comment peut-on passer à côté de ces onze chansons ? Car on parle bien ici de chansons, vous savez ces choses qui se composent de couplets, de refrains voire de ponts. Ça existe des gratteux qui savent en écrire des chansons, des vraies avec des mélodies qui se retiennent, qui vous trottinent dans la tête toute la journée... Le rouquin dans ce domaine est un grand doué, se situant pas juste dans l' ombre hendrixienne, le riff de la chanson-titre "Living Out Of Time" en est l' exemple le plus flagrant, mais aussi sous l' influence du meilleur Clapton avec "Sweet Angel". Et pour les interpréter ces titres, il est allé rechercher Davey Pattison. Celui qui était présent sur "Passion" (1987), "Take What You Need" (1988) et "In The Line Of Fire" (1990) ; les albums mal-aimés. Ce chanteur qui possède comme le regretté James Dewar ce drôle de trémolo dans le larynx, une voix profonde, un peu grave, non démonstrative qui s' allie à merveille au jeu de guitare de Robin Trower possédant les mêmes qualités. Surtout cette qualité guitaristique de choisir les quatres ou cinq notes qui suffisent à nous faire voyager, rêver... de ne jouer que les belles notes. Une petite réserve cependant en ce qui concerne la ballade "I Want To Take You With Me", qui après six minutes magnifiques, se prolonge de quatre minutes que l' on peut trouver inutiles.

12:04 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, blues-rock