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21/02/2011

FRANK MICHAEL : STILL THE SAME

phfmalb0324.jpgPhysiquement Frank, il bouge pas, toujours ce même look pour publicité de lotion après rasage. Il est toujours vaillant comme Iggy. Frank ne passe jamais chez Drucker comme Little Bob ou autrefois les Dogs, par contre Lavilliers ou Aubert... Frank s'est taillé un public à force de tournées sur une quarantaine d' années, où il est allé dans les moindres recoins de la France à la recherche de cette population oubliée composée de grands mères aux cheveux bleus argentés. Frank Michael, il est comme Mitch Ryder, c' est pas un vendu. Frank, il a bossé pour ce fameux public de grands mères qui finissent seules dans les maisons de retraite, dans les maisons de repos où entre deux séances de chimiothérapie, un cassage de col du fémur ou deux emballements cardiaques regardent à la téloche Derrick, Plus belle la vie... et écoute Radio Bleu, la seule station FM à passer du Frank Michael. Frank, il respecte ses admiratrices, il continue d' aller à leur rencontre, car il en faut bien un qui comble la solitude et le sentiment d' abandon.




14/02/2011

L' ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU (1964) de PIER PAOLO PASOLINI.

cinémaL' ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU... FAÇON COCO.

Le premier intérêt de L' évangile selon Saint Matthieu (1964) est ce style hiératique et un peu distancié de la mise en scène de Pier Paolo Pasolini. La photographie en noir et blanc de Tonino Delli Colli, habituel collaborateur du cinéaste-écrivain, jouant plutôt sur les tons gris est en adéquation avec la réalisation. L' emploi d' acteurs non-professionnels positionne le film du côté de Robert Bresson et pas du côté du néo-réalisme ; Pasolini n' a jamais été un exploitant du misébiralisme et n' a jamais flatté les larmes du public.

Le deuxième intérêt est la direction du scénario que Pasolini nous propose. C' est une thèse pertinente que le commun des mortels comprend aisément, car Pasolini ne se croit pas supérieur au spectateur. Il représente Jésus dans ses discours comme un militant communiste. Il faut être sourd et aveugle pour ne pas le remarquer. Les bonus présents sur ce DVD ne font que confirmer que l' on n' a pas eu la berlue.

Bonus :
1) Pasolini, un religieux sans foi par Hervé Joubert-Laurencin d' une durée de 10 mn.
2) Pasolini face à l' église, un entretien avec Virgilio Fantuzzi, prêtre jésuite et critique, d' une durée de 15 mn.
3) Un Christ à Cadaquès, un entretien avec Enrique Irazoqui, l' acteur amateur qui incarne Jésus dans le film de Pasolini, d' une durée de 23 mn.
4) Le film-annonce de 4 mn.

Film en noir et blanc de 1964. Format : 16/9. Durée : 2 heures 11 mn.
Version originale italienne sous-titrée française. Version audio française.
Très bonne copie.

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00:14 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

10/02/2011

JOHN WAYNE dans IWO JIMA (Sands of Iwo Jima) d' ALLAN DWAN.

film,guerreSi il y a un genre du cinéma dans lequel John Wayne n' a guère excellé, faute à des scénarios basiques voire idiots, c' est bien dans le film de guerre. Mettons à part, ceux réalisés par John Ford bien entendu... et ce Iwo Jima.

Iwo Jima (1949) - dont le gros défaut est la musique de Victor Young emphatique et patriotique, nous obligeant quasiment à nous boucher les oreilles -, même si il fait parti des films commémorant les victoires américaines, possède des scènes marquantes très réalistes. Le massacre de deux soldats américains dans une tranchée alors qu' ils n' ont plus de munitions, leur copain étant allé en chercher mais il s' est attardé pour boire un café. Un soldat blessé dans la nuit appelle : « Brancardier », John Wayne dit : « C' est peut-être un piège des Japs. Ils l' ont fait à Guadalcanal. », ensuite le soldat blessé crie : « Stryker », c' est le nom du personnage joué par le Duke qui ordonne de ne pas bouger. Les scènes de batailles faites de séquences reconstituées et d' archives sont bien agencées ; la photographie de Reggie Lanning est assez raccord, étant donné la technicité de l' époque.

Un moment tragique que l' on penserait écrit par Eric Maria Remarque : un jeune soldat marche parmi d' autres, il est abattu, dans sa poche un livre dont le titre est Nous avions le cœur jeune et joyeux...

La première demi-heure est conventionnelle. Elle représente les entraînements militaires avec humour godillot, ainsi que les sorties alcoolisées des troufions dont un, John Agar acteur exécrable mais bon quant il est dirigé par John Ford où ici Allan Dwan lequel est un réalisateur d' une synthèse remarquable, se marie avec la jolie Adele Mara. Le reste du film où la progression dramatique est de plus en plus violente nous prépare à la montée célèbre du Mont Suribachi. John Wayne, dont le rôle de dur de dur en prend un coup notamment dans ses rapports avec John Agar, a des plans fixes et silencieux sur son visage qui nous prouvent qu' il était un très bon acteur. Le mythe du John Wayne indestructible tombe aussi, mais pour cela il vous faut regarder ce film dont le final vous surprendra.

Film en noir et blanc de 1949. Format 4/3. Durée : 105 mn.
Version anglaise sous titrée française. Version audio française.
Bonne copie mais le niveau sonore n' est pas toujours égal.
Pas de bonus.

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21:13 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, guerre