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08/01/2011

RUBY JOHNSON : I'LL RUN YOUR HURT AWAY.

41XRZ8PKNSL._SL500_AA300_.jpgEt voilà, encore une chanteuse de rythm'n'blues dont la voix puissante et la force d' interprétation sont à écouter de toute urgence. La carrière discographique de Ruby Johnson (1936-1999) n' est pas énorme, elle dure de 1960 à 1968, elle n' est composée que de 45 tours. Ici n' est représentée que la dernière période, celle de ses trois derniers singles chez Volt - "I'll Run Your Hurt Away"/"Weak Spot" ; "Come To Me My Darling"/"When My Love Comes Down" ; "If I Ever Needed Love (I Sure Do Need It Now)"/"Keep On Keeping On" -, plus, pour compléter le CD, quatorze chansons inédites issues des mêmes sessions de 1966 à 1968 avec les inusables Cropper (guitare), "Duck" Dunn (basse), Jackson (batterie) et le grand Isaac Hayes aux claviers. Hayes est aussi l' auteur-compositeur avec son compère David Porter des hits qui firent entrer, timidement, dans les charts Ruby Johnson. Malheureusement, comme nous l' apprend le livret, la carrière de Ruby Johnson tourna court. Elle continua de chanter dans les clubs jusqu' en 1974, puis elle décida de prendre un travail normal et de s' occuper d' enfants handicapés. Pas de plongée glauque dans l' alcool, la drogue... Donc, il n' y a pas que la chanteuse à redécouvrir, mais la femme aussi. Certains de ses premiers enregistrements augmentés d' un paquet d' inédits figurent sur "Ruby Johnson meets Pearl Reaves", mais le Cd semble indisponible pour l' instant.

14:37 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : soul

03/01/2011

CHRISTOPHE : THE BEST OF.

51BVQqtDvzL._SL500_AA300_.jpgÀ l' heure où nous sommes entourés par les Christophe Willem et Maé nullards, fades et qui font honte à la chanson française, il est bon de se remettre en mémoire le seul et l' unique Christophe : le dernier des Bevilacqua. Si il est un peu trop rare, pas beaucoup productif, si on l' a comparé au début de sa carrière à Hervé Villard - « Aline » et « Capri » sont sortis la même année en 1965 -, ces handicaps ne le desservent pas, au contraire ils en font une sorte d' icône ; l' un des rares chanteurs de variét' où la stratégie commerciale n' a jamais été de mise. Arrivant à nous faire aimer une collaboration avec Barbelivien, le slow de l' été 1975 « Petite fille du soleil », révélant le talent de Jean-Michel Jarre comme parolier avec « Señorita », « La dolce vita », « Les paradis perdus » et bien sûr « Les mots bleus » avant que celui-ci aille se noyer dans les nappes synthétiques façon Vangelis ou Oldfield, notre dandy nous a toujours donné le meilleur de lui-même.

23/12/2010

KRAFTWERK : THE MAN MACHINE.

51oNS84IUwL._SL500_AA300_.jpgDavid Vincent nous avait prévenus... ils sont parmi nous... avec leurs petits costards qui nous font regretter les tenues de Mike Brant au poitrail velu. Mais ceux qui envahirent les magazines rock des années 70, alors que l' on attendait des interviews de Jimmy Page ou Jeff Beck, n' ont pas le petit doigt raide. NON ! Ils jouent avec deux doigts ; des petites notes hasardeuses, glacées, non-sensuelles et inhumaines qui risquent de pénétrer votre esprit... des notes que vous risquez de prendre pour de la musique... et qui vous feraient acheter l' intégrale de Yes et d' ELP car Wakeman et Emerson jouent eux avec les dix doigts ; c' est humain au moins de jouer avec ses dix doigts ! Ils ont fait des émules tel que la cold-wave et la techno ; il y en a aussi à Versailles où des bidouilleurs font la B.O. des films de la fille Coppola et qui ont même reçu l' insigne de Chevalier des Arts et des Lettres...