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21/02/2011

STEVE McQUEEN : THE WAR LOVER (L'homme qui aimait la guerre) de PHILIP LEACOCK.

guerre,cinémaCe film consacré aux équipages des forteresses volantes américaines pendant la seconde guerre mondiale doit son principal attrait à l' interprétation de Steve McQueen dans le rôle du capitaine Buzz Rickson. Il compose un officier frondeur, imbu de sa personne, jouissant des bombes qu' il largue. Un personnage à contre-courant du film frimeur de John Sturges La grande évasion (1963). Il faut voir ses regards intenses et ses sourires sardoniques. Une interprétation qui ne tombe jamais dans l' outrance.

La démesure et la témérité de Buzz Rickson peuvent être extrêmement dangereuses pour l' équipage et son co-pilote le lieutenant Bo Bolland (Robert Wagner) s' en rend compte au fur et à mesure. Bo Bolland veut accomplir son devoir, faire ses vingt cinq missions, et rentrer chez lui. Buzz Rickson n' existe que par et pour la guerre ; ses conquêtes féminines ne sont, comme ses victoires, que des photos accrochés au mur. Lorsque Bo Bolland a une relation amoureuse et sérieuse avec l' anglaise Daphné Caldwell (la très belle Shirley Ann Field), Dickson ne pense qu' à la briser.

Le scénario de Howard Koch, d' après un roman du journaliste et grand reporter de guerre John Hersey, est excellent et aménage de très bons dialogues ; il évite les tirades moralisantes. La réalisation de l' anglais Philip Leacock est honnête, sans plus, car elle ne s' attache guère aux détails, dommage que le rigoureux et inventif John Guillermin par exemple ne soit pas aux commandes. Bonne photo de Bob Huke, mais certaines transparences ont un peu de mal à passer.

Film en noir et blanc de 1962. Format : 16/9. Durée : 101 mn. Zone 2.
Version originale anglaise sous-titrée française. Version audio française.
Pas de bonus, hormis trois bandes annonces : The War Lover, The Bridge on The River Kwai et From Here to Eternity.

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22:42 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, cinéma

FRANK MICHAEL : STILL THE SAME

phfmalb0324.jpgPhysiquement Frank, il bouge pas, toujours ce même look pour publicité de lotion après rasage. Il est toujours vaillant comme Iggy. Frank ne passe jamais chez Drucker comme Little Bob ou autrefois les Dogs, par contre Lavilliers ou Aubert... Frank s'est taillé un public à force de tournées sur une quarantaine d' années, où il est allé dans les moindres recoins de la France à la recherche de cette population oubliée composée de grands mères aux cheveux bleus argentés. Frank Michael, il est comme Mitch Ryder, c' est pas un vendu. Frank, il a bossé pour ce fameux public de grands mères qui finissent seules dans les maisons de retraite, dans les maisons de repos où entre deux séances de chimiothérapie, un cassage de col du fémur ou deux emballements cardiaques regardent à la téloche Derrick, Plus belle la vie... et écoute Radio Bleu, la seule station FM à passer du Frank Michael. Frank, il respecte ses admiratrices, il continue d' aller à leur rencontre, car il en faut bien un qui comble la solitude et le sentiment d' abandon.




14/02/2011

L' ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU (1964) de PIER PAOLO PASOLINI.

cinémaL' ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU... FAÇON COCO.

Le premier intérêt de L' évangile selon Saint Matthieu (1964) est ce style hiératique et un peu distancié de la mise en scène de Pier Paolo Pasolini. La photographie en noir et blanc de Tonino Delli Colli, habituel collaborateur du cinéaste-écrivain, jouant plutôt sur les tons gris est en adéquation avec la réalisation. L' emploi d' acteurs non-professionnels positionne le film du côté de Robert Bresson et pas du côté du néo-réalisme ; Pasolini n' a jamais été un exploitant du misébiralisme et n' a jamais flatté les larmes du public.

Le deuxième intérêt est la direction du scénario que Pasolini nous propose. C' est une thèse pertinente que le commun des mortels comprend aisément, car Pasolini ne se croit pas supérieur au spectateur. Il représente Jésus dans ses discours comme un militant communiste. Il faut être sourd et aveugle pour ne pas le remarquer. Les bonus présents sur ce DVD ne font que confirmer que l' on n' a pas eu la berlue.

Bonus :
1) Pasolini, un religieux sans foi par Hervé Joubert-Laurencin d' une durée de 10 mn.
2) Pasolini face à l' église, un entretien avec Virgilio Fantuzzi, prêtre jésuite et critique, d' une durée de 15 mn.
3) Un Christ à Cadaquès, un entretien avec Enrique Irazoqui, l' acteur amateur qui incarne Jésus dans le film de Pasolini, d' une durée de 23 mn.
4) Le film-annonce de 4 mn.

Film en noir et blanc de 1964. Format : 16/9. Durée : 2 heures 11 mn.
Version originale italienne sous-titrée française. Version audio française.
Très bonne copie.

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00:14 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma