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22/03/2011

CRYSTAL GAYLE : DON'T IT MAKE MY BROWN EYES BLUE. DVD.

31JSZ2D33CL._SL500_AA300_.jpgAttention à la jaquette trompeuse, il ne s' agit pas d' un concert de Crystal Gayle des années 70 ou 80 mais d' une prestation de juin 2005 à Dickson dans le Tennessee ; ce qui n' est quand même pas très correct, car Crystal a 54 ans et elle est superbe. Du moins beaucoup mieux que ses concurrentes Linda Ronstadt ou Emmylou Harris ; Dolly Parton étant hors concours, on ne sait plus ce qui est naturel chez elle. C' est vrai que Crystal Gayle est la benjamine des chanteuses de country révélées dans les seventies, mais c' est aussi la moins bien considérée par les aficionados à cause certainement d' une discographie qui s' est parfois égarée vers la variété internationale un peu facile, ou à des erreurs flagrantes comme la reprise du Ain't No Love In The Heart Of The City créée par Bobby Bland.

Cet agréable concert d' une durée de 70 minutes au format 4/3 reste surtout dans le registre country avec quelques sonorités jazzy. Les classiques de la belle y sont interprétés Green Door, Why have You Left The One, Talking In Your Sleep, le hit des hits Don't it Make My Brown Eyes Blue... et When I Dream qui clôture le concert. Mon moment préféré est le passage acoustique avec Ready For The Times To Get Better et Midnight In the Desert. Les passages pénibles, c' est qu' il faut supporter les interventions de sa sœur choriste Peggy Sue (une Dolly Parton du pauvre)... enfin chacun a ses boulets à traîner dans la vie. Quand à la chanson patriotique You Don't Even Know My Name, Crystal soutient en bonne sudiste l' armée américaine comme Lynyrd Skynyrd avec le titre Red, White & Blue sur Vicious Circle (2003), eh bien je ne sais pas quoi en penser... c' est une femme qui l' a écrite Sally Mud. Le medley Gospel est très bien, c' est surtout dans cette direction que la carrière de Crystal Gayle s' est orientée ces derniers temps.

BONUS :
- Un petit documentaire intitulé My Old Kentucky Home, Crystal chante avec son papa et sa pénible sœur...
- Un album de photos où il faut tolérer la vue à côté de Crystal Gayle de Condoleezza Rice et de Margareth Thatcher.
- Un tout petit reportage sur les musiciens.
- La liste des albums de Crystal Gayle.

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23:34 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique

17/03/2011

BERNARD BLIER : UN HOMME FAÇON PUZZLE par JEAN-PHILIPPE GUERAND.

51SJf5dYYVL._SL500_AA300_.jpgOn se dit, ça y est on va réduire, vu le titre du livre, la carrière de Bernard Blier à un diseur de répliques d' Audiard. Bon, heureusement ce n' est pas le cas. Pour commencer Jean-Philippe Guerand a eu l' aval de Bertrand Blier qui présente l' ouvrage et il a consulté un paquet d' achives : émissions de radio et télévision, entretiens divers, biographies de comédiens et réalisateurs, ouvrages de journalistes-critiques de cinéma... tout cela est répertorié dans un lexique à la fin de ce bouquin qui fait tout de même environ 530 pages pour la partie biographique. Bien sûr, on pourrait trouver rébarbatif cette succession de noms propres, mais non, tout cela se lit très agréablement. Au regard du travail fourni, on peut dire bravo à Jean-Philippe Guerand qui est journaliste à Télé-Obs et à Le Film français donc exerçant dans la presse populaire, ce qui vaut mieux que d' écrire dans Télérama ou Les Inrocks qui sont des retourneurs de veste notoires. Il a aussi connu Bernard Blier qu' il a interviewé deux fois en 1985 et 1986.

Pour en revenir à Bernard Blier rien ne nous est caché de son caractère impétueux, de ses haines tenaces voire de sa mauvaise foi. Il fut marié à deux reprises, sa première union ne s' est pas très bien terminée et cela causa une relation tumultueuse avec sa fille Brigitte. Il était aussi un bon vivant, un bibliophile averti et il adorait les randonnées en montagne. C' était avant tout un passionné de théâtre, il n' abandonna jamais la scène. En ce qui concerne le cinéma après des apparitions, vint les véritables débuts dans les seconds rôles avec Entrées des artistes (1938) ou Le jour se lève (1939) pour cet élève et admirateur de Louis Jouvet. Prisonnier dans un stalag pendant la guerre, il s' en libère et retourne à des seconds rôles plus importants avec La Symphonie fantastique (1941) et Marie-Martine (1942). Après guerre enfin les grandes interprétations dans Quai des Orfèvres (1947), L' école buissonnière (1948), Manèges (1949), Avant le déluge (1953), Le dossier noir (1955)... Les années 60 ne furent pas si heureuses que cela car il n' y a pas eu que du Lautner-Audiard, du Grangier-Audiard, du Verneuil-Audiard... mais aussi des pitoyables Robert Thomas ou Louis Grospierre et surtout Bernard Blier retourna souvent à l' emploi de second rôle. Dans la décennie suivante Pierre Richard, Jean Yanne, Robin Davis, Bertrand Blier, Alain Corneau lui donneront des personnages marquants et très divers. Bernard Blier a eu en Italie chez Risi, Comencini et surtout Monicelli une grande activité que l' on oublie souvent.

Ce qui est vrai à propos d' Audiard qui d' autre que Bernard Blier pouvait dire cette réplique dans Un idiot à Paris (1966) : « J' ai eu deux garçons, je les ai mis tout bébés à l' Assistance ! C' est le meilleur collège de France, notre Oxford, notre Havard !... Je les ai récupérés à dix-huit ans, admirablement formés pour les luttes de la vie ! Aujourd' hui, ils sont le portrait de leur père ! Cent pour cent cannibales ! ».



12:23 Publié dans Blog, Film, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma

07/03/2011

JOSEPH LOSEY : THE BIG NIGHT (La grande nuit) de 1951. DVD.

big_night100.jpgDe la période américaine de Joseph Losey peu de films sont sortis en DVD Zone 2 en France, mis à part Le Garçon aux cheveux verts (1948) et ce film noir The Big Night (1951) qui est son dernier film américain avant qu' il se réfugie en Europe car poursuivi par la commission McCarthy.

Un adolescent pas très sûr de lui (John Barrymore Jr) assiste au tabassage de son père (Preston Foster) qu' il admire par un journaliste sportif (Howard St. John). Voulant le venger et savoir la raison de cette humiliation, il s' empare d' un revolver et part dans la nuit à la recherche de cet homme.

Ce film noir est avant tout une œuvre qui parle des rapports père-fils, de l' incommunicabilité, de la peur d' exprimer ses sentiments, on n' est pas loin du Nicholas Ray de La Fureur de vivre (1955), pas besoin d' être un cinéphile érudit pour s' en apercevoir. L' interprétation de John Barrymore Jr n' a pas le maniérisme de James Dean, on est plutôt du côté de Sal Mineo, ce qui vaut mieux. Cette grande nuit sera révélatrice de secrets familiaux. En tout cas un bon petit film, le budget n' a pas l' air d' être important, sobre et très bien défendu par ses acteurs.

La photographie de Hal Mohr est grisâtre à souhait. Les scénaristes mis sur la liste noire Ring Lardner Jr et Hugo Butler ont participé sans être crédités au film. On peut aussi noter la présence de Dorothy Comingore, l' actrice qui incarna la cantatrice-amante de Citizen Kane (1941) chez Welles ; elle fut aussi inquiétée par la commission McCarthy.

Film en noir et blanc de 1951. Durée : 72 mn. Format : 4/3.
Version originale anglaise avec ou sans sous-titres français.
Bonne copie, sans plus.
Pas de bonus.

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23:38 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0)