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30/05/2011

MOTÖRHEAD : ACE OF SPADES.

métal,musiqueLe troisième album important de Motörhead, après un Bomber (1979) plutôt moyen. Ace of Spades sort en cette fin d' année 1980, comme pour nous annoncer une nouvelle décennie rock'n'roll. Ce ne fut malheureusement pas le cas avec des horreurs comme le Hair metal ou la Cold wave. Des eighties qui mettrait fin à celles des seventies engluées dans le prog rock, qui va renaître avec Marillion, ou le babacoolisme moraleux à la Neil « deux notes à la minute » Young ; ce mec qui utilise le mot rock'n'roll dans sa chanson Hey Hey, My My est aussi crédible que si Maxime Leforestier le faisait. Allez, dégage l' ectoplasme !
Lemmy avec sa basse Rickenbaker jouée en accord et sa voix brûlée par toutes sortes de substances lui le fait le rock'n'roll, il n' en parle pas, il le joue, il le vit. Phil Taylor a « tué » définitivement le rythme lourd à la John Bonham ; son groove est clair, sec et enlevé. Eddie Clarke nous a mis des riffs et solos partout, à gauche, à droite et sans oublier le milieu ; le producteur Vic Maile lui a enfin rendu justice car il était un peu en retrait sur les deux précédents disques Overkill et Bomber.

métal,musiqueEt en plus, il y a de l' humour avec le fendard Love Me Like a Reptile. Il y a aussi des professions de foi comme Live To Win, qui est la suite directe au Iron Hose/Born To Lose du premier album officiel. Des cavalcades effrénées Shoot You In The Back et Fire, Fire. Une speederie comme The Hammer enterre toutes les punkeries du monde... et l' hymne des hymnes : l' éternel Ace Of Spades.

À noter la présence en bonus sur cette édition remasterisée de la face B Dirty Love du single Ace of Spades, et deux chansons Please Don't Touch et Emergency qui figuraient sur le EP St. Valentine's Day Massacre, sorti dans la foulée, réalisé avec les quatre filles de Girlschool et produit aussi par Vic Maile. La reprise de Please Don't Touch (1959) de Johnny Kidd atteindra la cinquième place des charts UK... c' était le bon temps...







21:08 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : métal, musique

29/05/2011

JERZY KAWALEROWICZ : MÈRE JEANNE DES ANGES (1961). DVD.

51tcoSEoivL._SL500_AA300_.jpgFilm qui a vraiment fait connaître le cinéaste polonais Jerzy Kawalerowicz. Mère Jeanne des Anges* (1961) se passe dans une région désertique et stérile de Pologne du dix-septième siècle, où dans un couvent des religieuses se croient possédées par des esprits démoniaques. Le père Suryn (Mieczyslaw Voit), au caractère faible et à la santé fragile, doit les exorciser, mais il est attiré passionnément par la Sœur Supérieure Mère Jeanne des Anges (Lucyna Winnicka), et sent qu' il pourrait bien être possédé par ces mêmes démons à son tour. Est-ce des démons ou des passions enfouies et refoulées ? semble nous dire Jerzy Kawalerowicz.

La photographie de Jerzy Wójcik où la surexposition du blanc est impressionnante et qui se conjugue à la blancheur des aubes et voiles des religieuses, les décors aux murs sans aucun ornement, la musique (la chanson surtout) qui participe directement au film et qui ne surligne pas les scènes pourraient nous diriger vers une description aride des relations entre les personnages, mais ce n' est pas le cas. La sensualité des baisers sur les mains de Jeanne par Suryn, le visage au sourire innocent de la jeune Sœur non-possédée qui vivra une exaltation avec un Chambellan de passage ne peut avoir comme conclusion que l' émouvante scène finale. Souvent citée pour être une œuvre anticléricale, c' est avant tout une peinture épurée de l' amour.

*L' histoire du film, c' est connu, est inspirée des évènements qui se sont passés en France à Loudun à la même époque. L' action du film se concentre sur ce qui s' est (ou se serait ?) produit après l' exécution sur le bûcher du prêtre condamné pour avoir ensorcelé les religieuses.

Film de 1961 en noir et blanc. Format 4/3. Durée de 104 minutes environ.
Version audio polonaise sous-titrée française seulement.
Copie qui présente quelques légers défauts, mais l' ensemble est excellent.
Bonus : une filmographie de Jerzy Kawalerowicz.

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20:21 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : drame

22/05/2011

PHILIP KAUFMAN : LA LÉGENDE DE JESSE JAMES (THE GREAT NORTHFIELD MINNESOTA RAID). 1972. DVD.

41SftrhleGL._SL500_AA300_.jpgIl faut tout de suite rectifier le titre français de ce film, voire aussi la jaquette de ce DVD. Ce western est surtout axé sur deux pivots. Le premier est que ce n' est pas Jesse James (Robert Duvall) le héros du film mais Cole Younger (Cliff Robertson). Le deuxième est que le film nous raconte un épisode du gang James/Younger, celui de l' attaque de la banque de Northfield : sa préparation, son exécution et ses conséquences.

Le début du film : Attendant une hypothétique loi d' amnistie, Cole Younger, le véritable patron du gang James/Younger, décide d' arrêter les exactions. Mais une embuscade menée par l' agence Pinkerton employé par les chemins de fer et le report de la loi les mènent à concrétiser un vieux projet, celui d' attaquer la banque de Northfield au Minnesota.

Dans la nouvelle constellation des cinéastes des années 70 voulant remettre en cause l' héroïsme hollywoodien et les belles légendes, Philip Kaufman a réussi son pari. Car Philip Kaufman, qui signe également le scénario, réalise une œuvre avant de vouloir dynamiter le genre western comme ce pauvre pétard mouillé de Buffalo Bill et les indiens (1976) de Robert Altman. Si la première partie du film peut sembler un peu décousue, la suite est beaucoup plus maîtrisée, même si la mise en scène n' a pas l' ampleur du futur génie de L' étoffe des héros (1983). La création de Cliff Robertson est vraiment des plus intelligente, Kaufman nous le présente comme le vrai cerveau du gang. Robert Duvall incarne un Jesse James idiot, vil voleur (même d' idée !), assassin expéditif et poursuivant une guerrillera devenu inutile contre les Yankees. L' humour n' est pas immédiat comme chez Ford ou Walsh, il est narquois et caustique ; on est plutôt du côté du tandem Budd Boetticher/Burt Kennedy. Un film qu' il faut revoir plusieurs fois pour apprécier ses constantes ellipses.

Bonus :
- Présentation du film par Patrick Brion d' une durée de 6 minutes environ.
- Jesse James, un héros hors-la-loi, un documentaire intéressant, un peu rébarbatif tout de même, d' une durée de 1 heure 10 minutes environ.

Film en couleur de 1972. Format : 16/9. Durée : 1 heure 27 minutes environ.
Version audio française. Version audio anglaise sous-titrée française.
Très bonne copie.

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20:38 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, western