Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/09/2011

LES TUEURS DE LA LUNE DE MIEL (The Honeymoon Killers) de LEONARD KASTLE (1969).

film noir,cinémaFilm culte. Film unique de Leonard Kastle qui est avant tout un compositeur d' opéra...

The Honeymoon Killers (1969), tiré d' un fait divers qui secoua l' Amérique d' après guerre, n' est pas juste une recréation du parcours meurtrier du couple Raymond Fernandez (Tony Lo Bianco) et Martha Beck (Shirley Stoler). Couple qui se rencontre par le biais de courrier du cœur. Lui, escroc de femmes esseulées qu' il dépouille de leur argent et bijoux ; elle, infirmière-chef autoritaire mal dans sa peau. Leur rencontre est aussi celle de l' Amour fou. Rien ne doit altérer cette association fusionnelle. Leurs victimes ne sont que des obstacles à éliminer.

Au-delà de cette histoire meurtrière, le parti-pris de la mise en scène de Leonard Kastle est proche du génial. Il alterne plan fixe, travelling avant et arrière et caméra portée à l' épaule dans une photographie d' Oliver Wood qui privilégie le gris presque atone dans le genre documentaire, et de temps en temps une lueur vive électrique brillante, comme si on voulait nous rappeler tout au long du film que Raymond et Martha finiront sur la chaise électrique le 8 mars 1951.

Si ce fut une étape importante pour la carrière de Tony Lo Bianco, cela n' est pas le cas pour Shirley Stoler, c' est sa première apparition à l' écran et le rôle de sa vie. Il aurait été assez passionnant que des stars tel que Elisabeth Taylor ou Shelley Winters sujettes à l' embonpoint facile incarnent Martha Beck.

Film en noir et blanc de 1969.
Format 16/9 (le format original est 1.85:1, ici c' est 1.78:1 donc très peu de perte). Durée : 1 heure 43 mn environ, pas 1 heure 47 mn comme indiqué sur la jaquette.
Version originale sous-titrée française. Version audio française.
Bonne copie.

BONUS:
1) Biographies de Tony Lo Bianco, Shirley Stoler et Leonard Kastle.
2) Filmographie de Tony Lo Bianco.
3) Bande-annonce.
4) Entretien sous-titré français intéressant avec Leonard Kastle d' une durée de 8 mn 30.
5) Entretien avec Stéphane Bourgoin d' une durée 21 mn 30 environ. Cela devient un peu lassant que Stéphane Bourgoin soit présent dès qu' il s' agit de sérial-killer. Il y a d' autres experts et bien meilleurs que lui.
6) Galerie de photos.

film noir,cinémafilm noir,cinéma

17:50 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film noir, cinéma

04/09/2011

LA FEMME AUX REVOLVERS (MONTANA BELLE) de ALLAN DWAN (1952).

51dpSw+0nXL._SL500_AA300_.jpgL' intérêt de ce film est plutôt d' ordre cinéphilique dans le domaine du western. Jane Russell y incarne Belle Star, une femme qui a réellement existée. On peut y voir une sorte de pré-Johnny Guitar (1953), Scott Brady tient quasiment le même rôle, plutôt qu' une vérité historique, on acoquine Belle Starr avec les frères Dalton, sur la célèbre hors-la-loi qui n' était pas si belle que cela. Au moins avec Jane Russell, on y gagne largement au change... et puis vive la fantaisie historique : saluons Alexandre Dumas !

Comme nous l' explique Serge Bromberg dans sa présentation, le film fut tourné en 1948 mais sorti sur les écrans en 1952 à cause de Howard Hughes. Jane Russell n' est pas tout-à-fait à son aise, on la sent en répétition de ses futures rôles chez Hawks, elle chante dans ce film deux chansons dont la première avec une vulgarité très sensuelle, et surtout chez Walsh où elle développera son personnage de femme franche et indépendante : vive Raoul ! Le pommadé George Brent nous prouve qu' il est toujours aussi mauvais acteur. Jack Lambert compose un indien hors-la-loi assez rigolo. Forest Tucker est remarquable en rival de Scott Brady...

Le film est à visionner aussi pour son abominable procédé couleur Trucolor, le Technicolor du pauvre. Le bleu est aciéré, le rouge inexistant et le vert... je le cherche encore. Il vaut mieux mettre le paramètre couleur de la télévision sur zéro.

Et Allan Dwan dans tout cela ? Il fait au mieux...

Le Dvd est en version originale anglaise sous-titrée française ou en version originale sans sous-titres. Pas de version audio française.
Durée : 82 mn. Format : 4/3.

cinéma,westerncinéma,western
cinéma,western
cinéma,western



15:10 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, western

28/08/2011

JOHNNY HALLYDAY : ANTHOLOGIE 1960-63. CD.

musique,pop-rockDans la toute première partie de la carrière de Johnny, il y a beaucoup de scories, et surtout de l' amateurisme. Cela ne vient pas de lui, mais de l' environnement des studios français remplis de musiciens de jazz cachetonnants et peu motivés qui prenaient ces jeunes chanteurs de rock pour des nullards. D' où une haine tout-à-fait légitime en ce qui me concerne pour les jazzeux.

Pour en revenir à cette compilation de 1960 à 1963, on y retrouve les meilleurs titres de Johnny dans l' ordre chronologique. Les plus réussis sont enregistrés à Londres : Douce violence, Il faut saisir sa chance, Avec une poignée de terre, Elle est terrible, Quand un air vous possède..., ou Nashville : Dans un jardin d' amour, Pas cette chanson, Tes tendres années, Les bras en croix qui est ma chanson préférée. Quand à ceux mis en boîte à Paris, on y entend une différence assez perceptible, un aplomb moins dynamique des musiciens surtout sur les rythmes rapides : Laisse les filles, Souvenirs, souvenirs, Douces filles de seize ans ou sa version de Da dou ron ron qui est quand même largement supérieur à celle de Sylvie Vartan. Les deux chansons du tandem Aznavour/Garvarentz prouvent que Johnny avait une grande souplesse doublée à une grande assurance pour un jeune homme de moins de vingt ans, d' ailleurs l' hexagone n' a plus jamais eu de chanteur de ce niveau d' excellence.

On a droit tout de même au twist, mais il a évité de mettre dans le Cd, c' est lui qui a sélectionné les chansons, La marche des patates fait pour les patates comme le disco.


21:26 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, pop-rock