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28/08/2011

JOHNNY HALLYDAY : ANTHOLOGIE 1960-63. CD.

musique,pop-rockDans la toute première partie de la carrière de Johnny, il y a beaucoup de scories, et surtout de l' amateurisme. Cela ne vient pas de lui, mais de l' environnement des studios français remplis de musiciens de jazz cachetonnants et peu motivés qui prenaient ces jeunes chanteurs de rock pour des nullards. D' où une haine tout-à-fait légitime en ce qui me concerne pour les jazzeux.

Pour en revenir à cette compilation de 1960 à 1963, on y retrouve les meilleurs titres de Johnny dans l' ordre chronologique. Les plus réussis sont enregistrés à Londres : Douce violence, Il faut saisir sa chance, Avec une poignée de terre, Elle est terrible, Quand un air vous possède..., ou Nashville : Dans un jardin d' amour, Pas cette chanson, Tes tendres années, Les bras en croix qui est ma chanson préférée. Quand à ceux mis en boîte à Paris, on y entend une différence assez perceptible, un aplomb moins dynamique des musiciens surtout sur les rythmes rapides : Laisse les filles, Souvenirs, souvenirs, Douces filles de seize ans ou sa version de Da dou ron ron qui est quand même largement supérieur à celle de Sylvie Vartan. Les deux chansons du tandem Aznavour/Garvarentz prouvent que Johnny avait une grande souplesse doublée à une grande assurance pour un jeune homme de moins de vingt ans, d' ailleurs l' hexagone n' a plus jamais eu de chanteur de ce niveau d' excellence.

On a droit tout de même au twist, mais il a évité de mettre dans le Cd, c' est lui qui a sélectionné les chansons, La marche des patates fait pour les patates comme le disco.


21:26 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, pop-rock

21/08/2011

FABIOLA de ALLESSANDRO BLASETTI (1948). DVD.

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Ce Fabiola (1948), se passant au IV siècle à Rome pendant la fondation du christianisme, défie l' analyse tant il est marqué par son époque et surtout par son couple vedette Henri Vidal/Michèle Morgan qui ravira la presse à sensation de l' après guerre.

Cette œuvre en noir et blanc, qui fut un grand succès dans les salles de cinéma et puis par la suite largement diffusée à la télévision au moment des Pâques, est surtout dans sa deuxième partie Le sang des martyrs* de la propagande chrétienne. Seule la première partie Le mirage de Rome est plus regardable et moins vomitive. Michèle Morgan est très érotique dans sa tunique transparente lors de sa première apparition, rompant avec son style glacé et/ou végétal. Henri Vidal est convainquant. Mais ceux qui enlèvent le morceau sont Michel Simon et Louis Salou, c' est évident !

Blasetti fait un boulot honnête dans la forme, pour le fond c' est abominable, mais la copie de ce DVD est tout juste visionnable : sous-exposition lumineuse, rayures et voiles divers. Les éditions Gaumont ne font pas beaucoup d' efforts pour sauvegarder ses pellicules, à signaler le chef d' œuvre d' Orson Welles Une histoire immortelle (1967) dont la copie est honteuse. En plus ils auraient pu mettre sur le même DVD les deux parties de ce film : Le Mirage de Rome dure 1 heure 27 mn et Le Sang des martyrs 1 heure 20 mn. Serait-ce une arnaque ?

*On nous présentait ce film remplit de corps déchiquetés par les lions, écartelés, brûlés... à la télévision sans carré blanc. Par contre pour la série La marquise des Anges on y avait droit au carré blanc...

14:42 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : péplum, cinéma

15/07/2011

STERLING HAYDEN : WANDERER. (autobiographie de 1963).

41thk4+dcvL._SL500_AA300_.jpgLA MER ET LES ENFANTS D' ABORD.

Déjà, il faut remercier François Guérif d' éditer enfin cette autobiographie de Sterling Hayden parue en 1963 de l' un des acteurs les plus atypiques d' Hollywood. C' est son fils Julien Guérif qui en a assuré la traduction.

Sterling Hayden (1916-1986) n' était pas né pour être acteur, comme Robert Mitchum. Il était né pour être marin ou plus exactement un voyageur. Sterling Hayden est surtout un grand solitaire. Son nom, il ne le doit pas à son père biologique George Walters, mais au second mari de sa mère James Hayden. Un sacré numéro celui-là, tout le contraire de George. James est un arnaqueur de première, montant des affaires vouées irrémédiablement à l' échec, incapable de prendre un travail normal et qui disparut du jour au lendemain. C' est pendant cette période que Sterling va parcourir plusieurs États, où la famille Hayden vit de pension en hôtel, dans cette Amérique en proie à la Grande Dépression. Son enfance est faite de solitude, de rêves et de trois années sans mettre les pieds dans une école. D' ailleurs quand enfin il les met, c' est pour en fuguer, car il veut embarquer sur une goélette depuis qu' il a vécu sur une petite île près du port de Boothbay...

Bon, je ne vais tout de même pas tout vous raconter. Ses tours du monde en mer. Ses deux premiers films oubliés avec la belle Madeleine Carroll qui devint sa femme. Son engagement pendant la seconde guerre mondiale dans l' OSS, futur CIA, où il combattit avec la guérilla de Tito (futur Dictateur communiste de la Yougoslavie, qui eut comme tout Dictateur communiste des camps d' internement pour ses opposants). Son retour après-guerre à Hollywood. Son engagement pendant sept mois au Parti communiste américain qui lui valut de gros ennuis auprès de la Commission McCarthy, il donna des noms, il s' en voudra toute sa vie. Son audition devant John Huston pour Asphalt Jungle (1950) où il parle peu de Marilyn mais plus de Jean Hagen. Par contre il ne parle pas du tout de Douglas Sirk et Ann Sheridan, de Nicholas Ray et Joan Crawford, de Andre De Toth, de Kubrick, de Stuart Heisler ni de Bette Davis et Natalie Wood, de Robert Wise et Jane Wyman, de Joseph H. Lewis. Il y a une rencontre rigolote avec Errol Flynn, entre dingues de goélettes et voiliers c' est normal, dommage qu' il y en a pas une avec Steve Cochran, autre acteur dingue de tout ce qui flotte avec des voiles tendues par le vent... et de petites nanas.

Sterling Hayden ne nous cache rien de ses salaires hollywoodiens, il donne les chiffres, qu' ils trouvent mirobolants pour le peu de travail fourni ainsi que des pourcentages octroyés à ses avocats et agents. Quant à son divorce de sa deuxième femme, dont il tait le nom, de son combat avec les juges pour la garde de ses quatre enfants, c' est une part essentielle de ce petit pavé d' environ 670 pages écrit dans un style fort et vrai.

10:53 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : autobiographie, cinéma