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19/10/2011

DIVE BOMBER de MICHAEL CURTIZ avec ERROL FLYNN et FRED MacMURRAY (1941). DVD.

cinéma,réalisateursVous voulez voir Errol Flynn avec une moustache encore plus fine que d' habitude en médecin militaire obsédé par les recherches sur le voile noir, symptôme des aviateurs (ils tombent dans les pommes) qui survient lors de leur bombardement en piqué, ou sur le mal d' altitude ? ce film est pour vous !

Durant les 127 mn de la projection de Dive Bomber (1941), on est passionné par la pugnacité d' Errol Flynn à vouloir solutionner ces questions physiologiques avec l' aide de son supérieur Ralph Bellamy, et celle beaucoup plus difficile à gagner de Fred MacMurray. Même la belle Alexis Smith, sa future partenaire dans Gentleman Jim (1942) de Raoul Walsh (celui qui n' a pas vu ce film ne sait ce qu' est le cinéma. Vive Raoul !), n' arrive pas à le détourner de son travail.

La réalisation de Curtiz est au cordeau. La qualité des transparences et des surimpressions est de premier ordre. On peut y admirer aussi de belles formations aériennes. De gros moyens ont été mis à la disposition du Hongrois. Belle photographie en Technicolor aux tons pastels de Bert Glennon et Winton C. Hoch. L' histoire bénéficie de la caution de Frank Wead de l' aviation de la Marine américaine. À noter qu' il y a dans les dialogues de grosses charges contre le mariage. La musique de Max Steiner est par moment insupportable.

Bonus:
1) Un petit documentaire Dive Bomber : Laissez-les voler d' une durée de huit minutes avec des sous-titres français.
2) La bande-annonce du film.

Film en couleur de 1941. Durée de 127 mn environ. Format en 4/3.
Version audio anglaise sous-titrée française. Pas de version audio française.
Excellente copie.

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03/10/2011

TODD RUNDGREN : HERMIT OF MINK HOLLOW (1978). CD.

51k8Y2Vuw3L._SL500_AA300_.jpgAlors que Todd Rundgren nous assène cette année d' un album de reprises du bluesman légendaire Robert Johnson tout-à-fait dispensable, il est de bon ton de se replonger dans un de ses albums les plus réussis et les plus aboutis paru en 1978. Hermit of Mink Hollow sort dans les bacs après que Rundgren se libère d' expériences style rock progressif qu' il est de bon goût de ne pas aimer : Les faces B de Todd Rundgren's Utopia (1974) ou Initiation (1975) par exemple. Donc il revient aux amours de ses cinq premiers albums : Runt (1970), The Ballad of Todd Rundgren (1971), Something/Anything (1972), mais, déjà sur A Wizard, A True Star (1973) et Todd (1973) il y a quelques petites dérives progueuses ; disons plutôt que ces deux derniers albums sont foutraques et bordéliques. Donc pour Hermit of Mink Hollow on y trouve des chansons et rien que des chansons, même si les mélodies ne sont pas toujours immédiates comme chez son alter-égo Randy California dont ils partagent le même manque de reconnaissance du public et une armée de fanatiques idolâtres (je dois en faire partie...). À écouter pour commencer Can We Still Be Friends, titre qui sera l' un de ses rares hit, pour se faire une idée et qui peut être une excellente entrée en matière de l' univers du dandy cybernétique.


10:49 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pop-rock, musique

26/09/2011

Guère à la guerre ou le pacifisme dans le cinéma français (1936-1940) de Vincent Lowy.

51wmkictScL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU08_.jpgSi il y eut une spécificité française dans le cinéma d' avant-guerre, c' est effectivement son pacifisme. Vincent Lowy décompose cette thématique en cinq chapitres :

- Chapitre 1 / Debout les morts ! : avec les films La vie est à nous, Double crime sur la ligne Maginot, La grande illusion et J' accuse.
- Chapitre 2 / Le moment munichois à l' écran : avec Alerte en Méditerranée, Actualités Pathé du 5/10/1938, Paix sur le Rhin et Rappel immédiat.
- Chapitre 3 / Les films contre : avec Menaces, Four Feathers, Passage to Marseille et Le serment. La présence de films étrangers sert de comparatif avec les films français.
- Chapitre 4 / Le film capital : avec La règle du jeu.
- Chapitre 5 / Les drôles de films de la Drôle de guerre : avec Untel Père et Fils et Après Mein Kampf, mes crimes.

Beaucoup de vichystes s' en prirent à certain de ces films - La grande illusion surtout mais aussi Quai des Brumes - car pour eux on y trouvait tout l' esprit de la défaite. La plupart des films cités par Vincent Lowy ne faisaient guère référence à l' actualité de l' époque, ils employaient souvent des élipses voire des sous-entendus.

Si l' auteur nous conte la genèse de films qu' il faut sortir de l' oubli - surtout Menaces d' Edmond T. Gréville -, on peut regretter qu' il n' y ait pas un chapitre supplémentaire consacré aux films de trouffions pour trouffions (il en parle succinctement) - Les gaietés de l' escadron (1932) de Maurice Tourneur ou Les dégourdis de la onzième (1937) de Christian-Jaque - qui pullulaient aussi sur les écrans.

On pourra oublier pour un petit moment la démagogie pacifiste et être d' accord avec la citation de Edmond T. Gréville : « J' étais un pacifiste convaincu mais je ne trahissais pas mes principes : faire la guerre à Hitler, c' était faire la guerre à la guerre ».



10:41 Publié dans Blog, cinéma, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, livre