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18/04/2012

THE NEW CENTURIONS (Les flics ne dorment pas la nuit) de RICHARD FLEISCHER avec STACY KEACH, GEORGE C. SCOTT, JANE ALEXANDER, SCOTT WILSON, ROSALIND CASH et ERIK ESTRADA. 1972. DVD.

film noir,cinémaPeut-être l' un des polars des années 70 le plus désespéré et le plus noir qui soit... Tiré du premier roman de Joseph Wambaugh, ancien policier devenu écrivain qui devint populaire même dans nos contrées, Philippe Garnier fit à l' époque sur lui un article dans le magazine Rock'n'Folk, The New Centurions (1972) racontent la vie de policiers qui patrouillent la nuit dans les bas quartiers de Los Angeles.

Le film essaie de démontrer que la frontière entre le fait de prendre plaisir en tant que flic à différentes situations tendues et dangereuses, et celui de faire simplement son métier, et donc d' appliquer seulement la loi, est des plus mince. C' est devant ce dilemme que se trouve confronter le personnage de Stacy Keach, qui se destinait à une carrière d' avocat en prenant des cours du soir, études qu' il abandonnera bien vite au désespoir de sa femme qui le quittera. Son coéquipier et mentor incarné par George C. Scott, qui lui apprendra son travail, ne se remettra pas de sa retraite, l' air des rues des ghettos lui manque, il ne peut y avoir pour lui qu' une seule issue et elle sera fatale.

Richard Fleischer, qui était à ce moment-là guère en odeur de sainteté, en gros on le prenait pour un mercenaire de la pellicule, donne une leçon de mise en scène à plus d' un. Le film ne se passe à de rares exceptions qu' à l' extérieur du commissariat, pas de scènes pesantes dans les salles d' interrogatoires. Les affrontements avec différents protagonistes font l' importance du film, et la menace ne vient pas seulement d' un braqueur de banque preneur d' otage, de bagarres avec des membres de gangs rivaux, mais peut surgir d' une porte de voiture ouverte trop vite, d' un homme ivre au petit matin en haut d' un escalier. Le scénario de Stirling Silliphant - Robert Towne futur auteur de Chinatown (1974) de Polanski y aurait participé -, laisse place à des zones opaques, n' explique pas tout. La photographie de Ralph Woolsey rend les nuits blafardes à souhait, la musique de Quincy Jones est discrète.

Film en couleur de 1972. Format 2.35:1 (cinémascope) respecté. Durée de 103 mn.
Version audio française et version audio anglaise sous-titrée française.
Zone 1 et exclusivement zone 1.
Très bonne copie.
Les petits bonus ne présentent aucun intérêt, hormis la bande-annonce.

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23:51 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film noir, cinéma

08/04/2012

TOMAHAWK (1951) de GEORGE SHERMAN avec VAN HEFLIN, YVONNE DE CARLO, PRESTON FOSTER, SUSAN CABOT et ALEX NICOL. DVD.

film, westernSi on ne peut omettre que la qualité première de ce western est l' interprétation de Van Heflin, le comédien le plus intègre de son temps avec Robert Ryan, et de son parti pris ouvertement pro-indien, peut-être plus que La flèche brisée (1950) de Delmer Daves où le romantisme est présent, ou La porte du Diable (1950) de Anthony Mann qui est un peu handicapé par Robert Taylor, une autre valeur de Tomahawk est la compétence de George Sherman dont on peut réviser le jugement hâtif fait à son encontre, que ce soit par Christian Viviani disant que Sherman n' est qu' un prolifique artisan, le plus souvent anonyme, connaissant cependant son métier, ou la notice incendiaire et de mauvaise foi de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon dans Cinquante ans de cinéma américain. Dans le domaine de la mauvaise foi, Tavernier et Coursodon y vont aussi plein pot sur Don Siegel et Joseph Newman ; par contre sur William Wyler, ils ont raison.

Certaines personnes vont bien sûr nous ennuyer (le verbe est faible) avec les erreurs historiques et surtout chronologiques du film, ou plus spécialement la précipitation des évènements tel que l' explique Patrick Brion dans sa présentation du DVD. Un film n' est en aucune cas une vérité historique, ce qui est important c' est le message qu' il véhicule, en l' occurrence sa vision de l' expansion des blancs américains, qui ne s' occupe guère des conséquences de l' ouverture de cette route d' un fort à travers le territoire sioux, ce qui perturbera les terres de chasse, et donc la survie des Indiens. Van Heflin, dans la peau du mythique Jim Bridger, utilise toute sa science d' acteur pour nous faire comprendre l' imbécillité de cette option. Il faut signaler aussi la scène, où il raconte comment sa femme indienne et son enfant ont été massacrés, qui est des plus émouvante. On peut reprocher la vision un tantinet radical du personnage incarné par Alex Nicol, figure négative et lâche rappelant le pire des SS, et les silhouettes féminines de Yvonne De Carlo - dont on attend toujours une copie décente de Salomé (1945) de Charles Lamont - et Susan Cabot (la jolie petite indienne) qui ne sont pas assez développées ; il faut dire que le film ne dure que 82 minutes.

L' intervention de Bertrand Tavernier est pédagogique - il explique l' originalité des entrées de champ des personnages dans le cadre par exemple -, et elle est surtout courageuse. Il admet s' être lourdement trompé sur le compte de George Sherman, et que c' est grâce au critique américain du New York Times David Kehr, critique qui a l' estime de ses confrères américains, qu' il a révisé son opinion sur ce cinéaste dont on peut reconnaître qu' il est un Raoul Walsh en mineur - Sherman possède le même sens de l' espace et de l' action -, ce qui vaut largement mieux que d' être un exsangue William Wyler...

Bonus :

1) Présentation par Patrick Brion d' une durée de 10 mn environ.
2) Présentation par Bertrand Tavernier d' une durée de 27 mn.

Film en couleur de 1951. Format 4/3. Durée réelle de 79 mn environ.
Version audio française. Version audio anglaise sous-titrée française.
Très bonne copie.

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19:32 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, western

05/04/2012

CHIMÈNE BADI : GOSPEL & SOUL. CD. 2012.

419TCK3e7PL._SL500_AA300_.jpgParfois, j' ai juste envie de passer mon chemin. Je me dis que ça ne sert à rien de donner son avis, qu' il y a des gens qui aiment cette chanteuse voire qui l' adorent ; mais là ! Hormis d' avoir osé une reprise de Ain't No Mountain High Enough avec Billy Paul , et, Chimène Badi qui est sous la semelle de Tammi Terrell et Diana Ross, ainsi que Try a Little Tenderness où l' art est de faire se retourner Otis Redding dans sa tombe, elle s' est attaquée à Ma Liberté écrite par Georges Moustaki ! Cette chanson interprétée, et, qui ne peut être interprétée comme tout le monde le sait, même Chimène Badi, que par Serge Reggiani ! Là, sa voix grossière et irritante, où il ne manque que les r roulés de Michèle Torr ou les intonations chialeuses de Jeane Manson, mérite pour ce CD un passage direct à la poubelle. Je l' ai acheté juste pour cela, pour faire plaisir à ma poubelle. Certains vont dire que c' est du masochisme, mais non, j' ai agi pour le bien de la chanson française et la bonne variét'. A-t-on besoin d' une loi pour protéger les chefs d' œuvre ? Que Chimène Badi retourne à ses auteurs de variétoche et à ses reprises de Michel Sardou, là, elle ne dérange personne !