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20/11/2011

LES GUERRIERS DE L' ENFER [WHO'LL STOP THE RAIN (USA) ou DOG SOLDIERS (GB)] de KAREL REISZ avec NICK NOLTE, TUESDAY WELD, MICHAEL MORIARTY et ANTHONY ZERBE. 1978. DVD.

5145QY5PAWL._SL500_AA300_.jpgWho'll stop The Rain (1978), dont le titre français Les guerriers de l' enfer est juste bon à être refilé aux productions bellicistes des années Reagan, est un film qui pose le constat du début des années 70, celles gangrenées par la guerre du Viêt-Nam.

Le journaliste John Converse (Michael Moriarty) écœuré par les combats décide de faire entrer deux kilos d' héroïne aux États-Unis avec l' aide d' un ami soldat Ray Hicks (Nick Nolte) qui est démobilisé. La femme de Converse (Tuesday Weld), pas au courant du trafic, doit rencontrer Hicks... mais un flic ripou (Anthony Zerbe) aidé de deux sbires veille.

Ce récit n' est pas centré sur la réadaptation d' un vétéran de cette guerre inutile, on y démontre plutôt que les illusions de la génération Peace and Love sont définitivement perdues. Dès les premières images, on voit bien que John Converse est dans un flou moral. La drogue et le sexe, qui n' engendreront pas que du plaisir mais surtout de l' argent, feront partis du nouveau paysage américain : Où sont passées les tables de billard ? dit Ray Hicks (Nick Nolte) dans le bar où il avait l' habitude de venir, alors qu' il ne voit que streaptiseuses et droguées ; Il faut vivre avec son temps ! répond son pote barman. La fin de l' innocence hippie a un goût amer et sans aucun espoir de retour à la normale. Les États-Unis ont perdu leur pureté. On peut faire aussi un parallèle pendant les scènes avec le dealer hollywoodien (Charles Haid) : Hollywood la machine à rêves va être pourrie par la drogue...

La mise en scène de Karel Reisz (1926-2002) respire la liberté de mouvement et de ton, Free cinema british oblige qui est une école bien meilleure que notre Nouvelle vague. On voudrait bien que ses films soient mieux distribués en DVD : The Gambler (1974) avec James Caan ou Sweet Dreams (1985) avec Jessica Lange par exemple. L' interprétation de l' ensemble des comédiens est de haut-vol alliant habileté et tempérance. Nick Nolte a le regard aigu de celui qui sait comment cette histoire va se terminer. Au fur et à mesure de l' avancée du film, Michael Moriarty est de plus en plus désabusé. Ne pas oublier Richard Masur, excellent de drôlerie macabre, et Anthony Zerbe qui furent des grands seconds rôles des années 70. Tuesday Weld personnifie une femme qui n' est absolument pas ornementale ; elle devient même un des enjeux de l' intrigue et une victime du mal-être américain.

Film en couleur de 1978. Format 1.85:1. Durée 122 mn.
Version audio anglaise et française. Sous-titres français.
Bonne copie.
Pas de bonus.

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20:02 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

16/11/2011

LE DOS AU MUR (1958) de ÉDOUARD MOLINARO avec GÉRARD OURY et JEANNE MOREAU. DVD.

41xcorFJpVL._SL500_AA300_.jpgCe polar français à l' intrigue archi-rebattue, un industriel soupçonne sa femme de le tromper, mais aux rebondissements très efficaces et au double retournement de situation final mérite la mention très bien.

Édouard Molinaro a bien compris la leçon du cinéma américain, précision des cadrages, originalité des prises de vue, construction sans faille du scénario d' après un roman de Frédéric Dard. La description non-manichéenne des personnages jouée par le trio Gérad Oury le mari trompé, Jeanne Moreau la femme infidèle et Philippe Nicaud l' amant ainsi que l' illustration du milieu bourgeois peut annoncer les futurs œuvres de Claude Chabrol. La singularité du détective privé joué par Jean Lefèvre (eh oui !) ne doit pas nous faire omettre qu' il fut un fameux acteur de complément au début de sa carrière. Claire Maurier en tenancière de bar tricotant de la layette pour le bébé de sa sœur incarne la femme à qui l' on se confie, et qui est sensée régler les problèmes de cœur et d' argent...

Il faut aussi être très attentif au sujet de Gérard Oury qui est dans ce film, fameux. Quel dommage qu' il eut l' idée ensuite de devenir un réalisateur de comédie française Groß poilade. On a perdu un remarquable acteur pour un réalisateur des plus neutre. Jeanne Moreau, dont 1957-1958 furent des années fastes, est la sensualité incarnée. Miles Davis ne trouva à dire, quant il enregistra la bande originale de Ascenseur pour l' échafaud (1957) de Louis Malle, qu' elle ne marchait pas en rythme ; le pauvre, il devait avoir des problèmes de vue ou de sensibilité...

Film en noir et blanc de 1958. Format 4/3. Durée de 91 mn.
Bonne copie, image et son d' origine, quelques légers traits blancs verticaux momentanés.
Version originale française et sous-titres pour sourds et malentendants.

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22:31 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film noir

04/11/2011

LE DÉMON DE L' OR (Lust for Gold) de S. SYLVAIN SIMON avec GLENN FORD et IDA LUPINO. 1949. DVD.

51zKzW+ImpL._SL500_AA300_.jpgLe démon de L' Or (1949) est un film - le critique Christian Viviani nous avait prévenu dans son livre Le western (1982) - qui oscille entre western et film noir et qui recelle assez d' originalité(s) pour le rendre intéressant.

Cette histoire de recherche d' une mine d' or mythique racontée à base de retour en arrière - un homme (William Prince) est sur les traces de cette mine que son grand-père (Glenn Ford) exploita - bénéficie d' une interprétation toute en noirceur de Glenn Ford. Jamais on a vu cet acteur aussi introverti et rongé par ses passions. Son appétit pour faire fortune qui lui fera commettre des meurtres avec un sang-froid sans aucun repentir et son penchant pour une petite commerçante cupide, l' excellente Ida Lupino dans un rôle à la Barbara Stanwyck, qui n' arrive pas à se débarrasser de son mari encombrant incarné par un Gig Young fou amoureux, mèneront Glenn Ford à... eh bien, il faut que vous voyez le film ! Le shérif adjoint interprété par le grand Will Geer a beaucoup d' importance dans le déroulement du récit.

On peut avoir des réserves sur la mise en scène de S. Sylvain Simon. Il confond souvent rapidité et précipitation, retournement de situation et coup de théâtre, énergie et lourdeur. Mais il faut reconnaître que l' on ne s' ennuie pas, c' est le principal. Parfois les décors en carton-pâte frémissent un peu. Le commentaire en voix-off de William Prince est un peu trop verbeux. Très bonne photographie de Archie Stout.

Film en noir et blanc de 1949. Format : 4/3. Durée : 1 heure 26 minutes.
Version audio anglaise sous-titrée française. Version audio française.
Très bonne copie.
Pas de bonus.

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00:20 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : western, film noir