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28/02/2012

THE SORCERERS (1967) de MICHAEL REEVES avec BORIS KARLOFF, IAN OGILVY et CATHERINE LACEY.

51OsIvNbh4L._SL500_AA300_.jpgSi l' on a commencé à s' intéresser à la carrière de Michael Reeves (1943-1969) en visionnant son dernier film Le grand inquisiteur (1968), on risque de ne pas comprendre l' engouement pour ce jeune réalisateur anglais mort prématurément. Il possède certes des qualités : Vincent Price ne fut jamais aussi concis et sobre dans cet ultime film contrastant avec ses interprétations en roue libre chez Corman dans le cycle consacré à Edgar Allan Poe ou plus tard chez Fuest avec les deux Docteur Phibes.

Par contre The Sorcerers (1967) tient toutes ses promesses. Originalité du scénario : un jeune bourgeois, qui s' ennuie et recherche de nouvelles sensations, accepte de suivre un vieux monsieur dans son appartement pour une expérience d' hypnose, mais ce vieil homme aidé de sa femme veut surtout contrôler son esprit à distance, afin de vivre à travers lui les émotions de la jeunesse. Direction d' acteur étonnante : Boris Karloff ne cabotine absolument pas (ben oui, ça lui est arrivé), Ian Ogilvy est excellent et Catherine Lacey dans le rôle de la femme de Karloff frôle le génie, elle révèle son caractère vicieux au fur et à mesure du déroulement de l' histoire avec une grande conviction. La photographie et le tournage en décor naturel sont raccord et les brusques montées de violence choquent et interpellent le spectateur, c' est effectivement dans ces grandes qualités que l' on comprend que le jeune Michael Reeves avait comme réalisateur préféré Don Siegel.

Il est important de découvrir ce film qui tient de la grande série B fantastico-horrifique, qui allie morceaux de bravoure avec bagarres pugnaces et teigneuses, course de moto et poursuite de voiture, sans oublier une réflexion sur la vieillesse et un ancrage dans la société du Swinging London des années 60, mais dont le propos est très amoral et la conclusion très logique. Un vrai OVNI du cinéma.

En ce qui concerne les jeunes actrices, la française Elisabeth Ercy (oui, elle est vraiment française) est très bien... enfin tout est vraiment très bien, surtout la mini-jupe... et on peut reconnaître la toute mignonne petite anglaise Susan George, ici à l' aube de sa carrière, elle explosera en 1971 dans Les chiens de paille de Sam Peckinpah, elle eut aussi le premier rôle féminin avant le Peckinpah en 1968 dans le très bon thriller Chantage à la drogue de David Greene que l' on aimerait bien revoir. Il est permis de s' attarder également sur la mini-jupe de la brune Sally Sheridan.

Film en couleur de 1967. Durée de 82 mn. Format 16/9.
Très bonne copie, quelques très légères sautes d' image.
Version originale sous-titrée française uniquement.
La bande-son a un petit bruit de fond.

Bonus :
- Un entretien avec Alain Schlockoff intitulé Les maisons de l' horreur d' une durée de 15 mn.
- Un entretien avec Alain Schlockoff sur Michael Reeves d' une durée de 10 mn.
- Bande-annonce de 2 mn 17.
- Galerie photos.
- Fiche technique.
- Filmographies.
- Section DVD-Rom avec du contenu collector.

Voici la bande-annonce :

16:34 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

07/02/2012

SAXON : A COLLECTION OF METAL. CD.

51dBOI68rQL._SL500_AA300_.jpgSaxon est-il un grand groupe de Metal, de Hard ou d' Heavy... enfin ce genre de truc quoi. Lorsque l' on connaît et que l' on est de la génération de Led Zeppelin, Free, Deep Purple, Thin Lizzy voire Black Sabbath de la période d' un chanteur ectoplasmique que je n' aime pas donc Ozzy Osbourne, voire Hawkwind dans ses moments de rythmiques telluriques (Lost Johnny, Silver Machine, Kings of Speed) pour en rester aux formations anglaises ... la réponse ne peut être que négative. Saxon, c' est un groupe sympa, honnête mais peu inspiré et peu aventureux. C' est comme un groupe de potes qui aurait réussi à se tailler un succès en surfant sur la vague de cette NWOBHM (New Wave of truc bidule) qui n' aura réussi auprès de moi qu' une seule chose : me détourner de ce genre de.... musique pendant les terrifiantes années 80. Quelques exceptions cependant, Motörhead évidemment, Girlschool... Bon moi je me remets Sam the Sham and the Pharaohs, dose(s) de bonne humeur garantie.





00:49 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : métal, musique

22/01/2012

HOLLOW TRIUMPH ou THE SCAR (Le balafré) de STEVE SEKELY de 1948 avec PAUL HENREID et JOAN BENNETT . DVD.

film noir Mon commentaire se bornera dans un premier temps sur l' édition Wild Side de la collection Vintage Classics dirigée par Jean Ollé-Laprune de cet excellent film quasi-mythique, qui se révèle effectivement digne de sa réputation, du moins dans cette copie d' une remarquable qualité.

Si on peut être un peu dubitatif, dans les premières minutes de projection, sur le choix de Paul Henreid dans la peau d' un gangster non-repenti, on attendrait plutôt Bogart ou Cagney, ce choix est assez judicieux lorsque ce truand doit devenir un employé puis un psychiatre pour se soustraire à la vengeance des hommes de main d' un caïd dont il vient de braquer avec des comparses la salle de jeu. Ce film est surtout célèbre pour la scène où Henreid se balafre la joue en se trompant de côté pour usurper l' identité d' un psychiatre ; on ne peut résumer ce film à cela. Il s' agit vraiment d' une grande œuvre noire dont le ton n' est pas sans rappeler Les passagers de la nuit (1948) de Delmer Daves, la conclusion optimiste en moins, mais l' univers poisseux à la Goodis est présent. Rayon actrices, Joan Bennett joue la femme salvatrice, et il faut regarder de très près les apparitions de la blonde Leslie Brooks, elle vaut le coup d' œil.

Le réalisateur Steve Sekely (István Székely), dont c' est le seul film connu car The Day of The Triffids (1962) n' est quand même qu' une série Z améliorée, est inspiré ; ce qui rend ce metteur en scène encore plus mystérieux. Il est beaucoup aidé par le génial directeur de la photographie John Alton, et le très talentueux écrivain Daniel Fuchs qui scénarisera l' année suivante le très bon Criss Cross (1949) de Robert Siodmak. Par contre le précédent film écrit par Fuchs The Gangster (1947) de Gordon Wiles, que j' ai vu il y a un bout de temps, ne mérite pas les éloges énoncés par les critiques-cinéphiles, encore faudrait-il le revoir et bien sûr dans une bonne copie.

La morale de l' histoire est qu' il faut faire gaffe quant on se met dans la peau d' un autre, elle est peut-être pire que la vôtre, pire qu' une balafre.

Film en noir et blanc de 1948. Durée de 80 mn. Format 4/3.
Version anglaise sous-titrée française uniquement.
Très bonne copie.
Pas de bonus.

film noirfilm noir
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film noirVenons-en maintenant à l' édition Bach films dans la collection Sérial Polar dont la copie du film est médiocre. Il faut avoir ce DVD parce que les bonus sont très surprenants. Nous avons droit à un entretien de 40 mn de Bertrand Tavernier très renseigné et qui prolonge les notices de 50 ans de cinéma américain écrit avec son ami Jean-Pierre Coursodon. Mais la surprise est un entretien audio de Steve Sekely en anglais avec accent hongrois à couper au couteau enregistré à la fin des années 70, où il répond aux questions envoyées par Stéphane Bourgoin ; un document unique de 40 mn environ. L' intervention de quelques minutes de Yves Boisset est anecdotique.

20:43 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film noir