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31/12/2012

STEVE WINWOOD : ARC OF A DIVER. CD. 1980.

514VjkSviPL._SL500_AA300_.jpgJe ne suis pas un spécialiste de Steve Winwood, mais cet album je le connais bien, du moins par Georges Lang qui en passait (et en passe encore) de larges extraits dans ses célèbres Nocturnes sur RTL à la fin de l' année 1980. Nous sommes dans un des genres préférés de Georges Lang, le style soft soul et rock west coast de la fin des années 70 ici fait par un Anglais en Angleterre à Gloucestershire plus précisément. Steve Winwood veut tout faire (le syndrome Stevie Wonder, Todd Rundgren et Prince) donc il joue de tous les instruments, et là si au point de vue piano et orgue Hammond il est quasi imbattable, à la basse très bon, à la guitare plus qu' honnête, c' est malheureusement très limite à la batterie (comme chez Todd Rundgren). Bien sûr la voix soul, chaude avec le juste dosage de grain éraillé dans la gorge est magnifique ; mais l' emploi du synthé fait quand même un peu daté surtout quand il tente d' imiter le sax sur While You See A Chance ; par contre sur Slowdown Sundown il y arrive presque mais les spécialistes de Winwood apprécient peut-être cela mieux que moi. Si vous aimez le genre de chansons qui peut plaire à tout le monde - ce n' est pas facile de faire des chansons qui plaisent à tout le monde, demandez à Burt Bacharach car pour Hal David il est mort le 1 septembre 2012 - ce disque est pour vous (et moi).


30/11/2012

MICHAEL CIMINO : CONVERSATIONS EN MIROIR. LIVRE. 2003.

516VDT15YFL._SL500_AA300_.jpgIl n' y a qu' un seul bilan à faire à la lecture de ce livre : Michael Cimino, le génial auteur de deux chefs d' œuvre de la contre-culture américaine des années 70 Voyage au bout de l' enfer (1977) et La porte du paradis (1979) au même titre que les deux premiers films de Terrence Malick, n' a plus rien à dire, il est au bout du rouleau, perdu comme Kris Kristofferson sur son voilier à la fin de cette Porte du paradis qu' il ne lui apporta que des déboires et une lente descente artistique pour survivre à Hollywood... C' est peut-être là que Malick se révéla plus patient en attendant vingt années afin de réaliser La ligne rouge (1998), ce qui lui permet actuellement d' avoir une pleine activité créative.

La première partie de l' ouvrage d' une soixantaine de pages est un salmigondis-galimatias-parano-schizophrénique où Cimino essaie d' expliquer (?) les tenants et les aboutissants de sa vie. Il parle de la mort intelligente de Georges Sanders (il s' est suicidé), n' arrête pas de dire qu' il est un mythe (ce qui est vrai) en se comparant à D.W Griffith et Welles dont il partage le même destin de loser. La consommation de drogues en tout genre dans la ville des anges y a bonne place aussi. Il faut tout de même en retenir d' autres extraits dont celui-ci car Cimino a tenté de devenir batteur (noir précise t-il) : avec une chanteuse noire tu apprends à garder le rythme. Tu rebondis partout. Si t' es pas en rythme, elle va se mettre en colère... cela m' a fait penser à Joyce Kennedy, la superbe chanteuse de Mother's Finest, le batteur (blanc) Barry Borden ne devait pas rire souvent ; à ce propos essayez de jeter un œil sur le Dvd Mother's Finest Live At Rockpalast 1978-2003.

Le court roman qui suit de 160 pages environ intitulé A Hundred Oceans conte l' histoire d' un ouvrier qui a tout pour devenir un champion de golf (le golf quelle sport de ...), mais il a une maladie s' appelant la ténosynovie, il rencontre une serveuse de bar élevant seule sa petite fille, mais il est plutôt attiré par une bourgeoise... Cette histoire est encore un ressassement de Cimino, cela ferait à peine les honneurs d' un téléfilm et ce n' est pas le dialogue non-châtié, la quantité ingurgitée de pilules et d' alcool qui m' ont sorti d' une certaine apathie. Bon, je reconnais... je suis un peu méchant... mais où en est cette adaptation au cinéma de La condition humaine de Malraux, voilà un sujet ambitieux. Tiens, je devrais relire cet ouvrage.

30/10/2012

ZAKIYA HOOKER : Flavors of the Blues. CD. 1996.

bluesBen oui, c' est bien la fille de John Lee Hooker, mais pour ceux et celles qui ont un problème avec le style âpre et déstructuré du papa - il y a des alcools trop forts pour certain(e)s, même constat pour Jacques Brel -, Zakiya Hooker donne plutôt dans le soft blues, et il ne faut même pas trop la cantonner dans ce style (elle chante, ne hurle jamais), parfois on n' est pas loin de Steely Dan avec Art of Divorce comme la ligne de basse aux accents funky-jazzy le rappelle fortement. Pour Protect me From The Blues au petit solo de basse (encore !), Receipt To Sing The Blues et surtout Drowning in Your Love, Zakiya Hooker avec sa voix médium et soyeuse se fait sensuelle. La reprise obligatoire de l' obligatoire Robert Johnson donc Stones in My Passway qui ouvre l' album n ' est pas spécialement le meilleur choix, le mélodique Look me Up en est par contre un sommet, ainsi que Bit By Love (Hard Times) interprété en duo avec John Lee Hooker et qui clôt le disque. Rien de novateur, mais c' est inspiré et le chant de Zakiya Hooker est enregistré en prise Live, cela se constate à l' écoute.

Zakiya Hooker - aucune page de Wikipedia ne lui est consacrée - est née en 1948, s' est mariée en 1987 avec Ollan Christopher qui est devenu aussi son producteur principal (il est bassiste aussi !) ; c' est un ancien collaborateur de Curtis Mayfield ce qui explique la grande qualité des arrangements. Son premier album Another Generation of Blues sort en 1993, celui que je commente donc son deuxième en 1996, le troisième Keeping it Real en 2009 sur le label du couple Boogie with The Hook (comme par hasard). Un Cd live Colors of The Blues capté en Argentine est paru en 2005 ; les cinq premiers titres sont interprétés par Jorgelina Alemán, les deux suivants par Ollan Christopher et Zakiya Hooker chante sur les six derniers. Bref, c' est pas le nombre d' albums vendus qui l' obsède...


20:13 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blues