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31/12/2013

CRYSTAL GAYLE : AIN'T GONNA WORRY. CD. 1990.

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Pour trouver chez Crystal Gayle un disque qui se tient dans son ensemble, il a fallu attendre un bon moment. Ce fut Ain't gonna worry paru en 1990, le dernier produit par Allen Reynolds le producteur attitré de ses premiers albums qui va enfin le livrer. Dans les années 80, mis à part le bon disque True Love (1982), la (très) Belle ne s' en tirera pas avec les honneurs, loin de là, les reprises calamiteuses de Bill Withers (Ain't no sunshine et Lean on me) et de Bobby Bland (Ain't no love in the heart of the city) drainent des arrangements inadaptés et le vibrato de sa voix n' y est pas très agréable. Confiée plus tard à d' autres metteurs en sons, le résultat ne fut pas plus concluant.





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Mais il y avait un autre travail énorme à accomplir, elle le fit très bien et Shania Twain s' en inspirera beaucoup : dépoussiérer l' image des antiques chanteuses country, de celles qui attendent leur homme derrière un fourneau ou un évier de cuisine. Il fallait abandonner les robes à fleurs, éviter les coiffures frisettes, les brushings douteux ou les perruques choucroutées et le maquillage à la truelle. Ressembler à une jeune femme moderne. Et tout ça, en bonne républicaine, sans discours féministe. C' est vrai que dernièrement, en voulant être dans le coup, elle donne presque dans le style gothique ; le style gothapouff quoi.



Pour en revenir à l' album, 10 chansons, 10 réussites. Ballades (It ain't gonna worry my mind, Once in a very blue moon, Faithless love), country pure (Everybody's reaching out for someone, Never ending song of love), un peu de country variet' mode (Just like blues, More than love). Orchestrations impeccables, solos de guitare et d' accordéon, musiciens subtils et doués. Seul regret, que ça ne dure pas plus longtemps.
P.S. Je ne pense pas que la pochette soit une réponse à celle de Easter de Patti Smith...

13:01 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

29/11/2013

BABY, THE RAIN MUST FALL (1965) de ROBERT MULLIGAN avec STEVE McQUENN, LEE REMICK et DON MURRAY. DVD. ZONE 1.

réalisateurs,drameFilm qui risque de n' être pas très aimé par les fanatiques du Steve McQueen des films frimeurs de John Sturges ou du Bullit (1968) de Peter Yates. Scénarisé par le dramaturge Horton Foote d' après une de ses pièces de théâtre The Travelling Lady centrée sur une femme un peu à la dérive, Le sillage de la violence (1964) développe en plus la personnalité du mari de celle-ci.

Au début du récit, une femme (Lee Remick) avec sa petite fille quitte la bourgade de Tyler pour celle de Columbus où elle essaie de reprendre contact avec son mari (Steve McQueen) qui suite à une rixe sanglante, et après avoir purgé quelques années de prison, vient d' être libéré sur parole. Les retrouvailles ne sont pas faciles... Un shérif (Don Murray), ami d' enfance du mari, les aide...

Enfant, Henry Thomas (Steve McQueen) fut abandonné par ses parents, des travailleurs saisonniers pauvres, sur les marches d' un palais de justice de la petite ville texane Columbus ; habitudes courantes des familles itinérantes indigentes dans le sud des États-Unis. Confié par le juge (Paul Fix) à une vieille femme dévote et rigide, l' éducation d' Henry sera dure et violente. Cette éducation altérera son caractère. Henry est un délinquant bagarreur plus prompt à sortir son cran d' arrêt quant il a le dessous, que le chanteur compositeur à succès qu' il rêve de devenir.

Robert Mulligan est décidément le cinéaste des sujets difficiles et casse gueule où plus d' un se serait vautré dans la complaisance et le pathos. La photo simple, sobre et en noir et blanc d' Ernest Laszlo refuse toute esthétisme à la John Alton. Ici tout est dans les attitudes et les images courtes et incisives. La vue d' une ceinture accrochée à l' intérieur d' un placard est d' une grande efficacité narrative qui mènera à la scène explosive dans le cimetière.

Si vous êtes pour le Steve McQueen de L' enfer est pour les héros (1962), de L' homme qui aimait la guerre (1962) ou de La canonnière du Yang-Tse (1966), du McQueen en pauv'mec, il incarne dans Baby, The Rain Must Fall le pire (meilleur) des pauv'mecs.

DVD zone 1 et exclusivement zone 1.
Très bonne copie.
Film en noir et blanc de 1965. Format 16/9. Durée : 99 mn (version complète).
Version audio anglaise avec sous titres anglais ou espagnols... ou japonais (si ça vous dit).
Ce DVD ne possède ni de version audio française... ni de sous titres français contrairement à ce qui est indiqué sur la jaquette.

21:43 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : réalisateurs, drame

26/10/2013

MICHAEL POWELL : UNE VIE DANS LE CINÉMA Volume 1 (1997) et Volume 2 (2000). LIVRES.

autobiographie,cinéma,réalisateursautobiographie,cinéma,réalisateursEn noir et blanc et en couleur.

J' avais acheté cette autobiographie à sa sortie, j' en avais lu soixante pages, je l' avais reposée en me disant la reprendre plus tard... seize ans plus tard. Par acquit de conscience, je m' étais aussi procuré le deuxième volume paru en 2000. Pourquoi en avoir abandonné la lecture ? parce que l' enfance de Michael Powell dans la campagne britannique est un peu ennuyeuse... et pourtant j' aurai dû me remémorer au moins deux de ses films A Canterbury Tale (1944) et La renarde (1950) ; tout y est sauf l' ennui. Et puis si j' avais continué un peu plus loin, la mort de son frère aîné m' aurait accroché. Mais j' ai été définitivement captivé dès que Michael Powell fait son entrée dans les studios de la Victorine à Nice - le père de Michael Powell acheta peu avant un bail de trente ans d' un hôtel sur la Côte d' Azur -, et devient l' assistant d' un réalisateur du muet un peu oublié, Rex Ingram, qui fit les premières versions de Scaramouche (1923), Les quatre cavaliers de l' Apocalypse (1921) et Le prisonnier de Zenda (1922). Pour les fanatiques de Michael Powell, sans oublier Emeric Pressburger, vous aurez tous les secrets de fabrication des films mythiques que sont À l'angle du monde (1937), 49e Parallèle (1941), Colonel Blimp (1943), Le narcisse noir (1947), Les chaussons rouges (1948), Les contes d'Hoffmann (1951), La bataille du Rio de La Plata (1956) entre autres. Ses portraits de Alfred Hitchcock, Samuel Goldwin, David O. Selznick, Alexandre Korda, Moira Shearer, Ludmilla Tcherina, Deborah Kerr, David Farrar, James Mason, Roger Livesey... sont saisissants. On se sent happé par le même tourbillon que les protagonistes de Je sais où je vais (1945).
- Le volume 1 fait 760 pages environ, hors filmographie complète et index des noms.
- Le volume 2 fait 670 pages environ, hors filmographie complète et index des noms.