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30/01/2015

SPIRIT : COSMIC SMILE. CD paru en 2000.

rock-pop Premier album posthume de Randy California (1951-1997) paru en 2OOO. Je dis que c' est un disque de Randy California plus que de Spirit, car il en est le principal compositeur et instrumentiste ; son beau-père Ed Cassidy, le batteur de jazz qui eu la bonne idée de virer rock, est présent sur six titres. Les quinze pistes ont été enregistrées entre 1991 et 1995, ce qui donne une cohérence dans le ton général de la production artistique assurée par Wink Ewing. La direction musicale fournit douze chansons, plus trois instrumentaux, qui pouvaient aisément satisfaire la bande FM, du moins celle des années 90, si l' ex-Blue Flames avait eu une maison de disques, et pourquoi pas celle du début du deuxième millénaire, mais vu l' indifférence de l' industrie à l' égard de Spirit comme le rappelle Mick Skidmore son archiviste... L' originalité tient dans les arrangements où les interventions de la guitare de Randy California sont toujours harmoniques, maîtrisées et non démonstratives ; un style de guitare dont l' ostentation technique est prohibée. Albert Collins avait dit à Gary Moore : il faut jouer chaque note ; une affirmation lumineuse sur tous les disques de l' Hawaïen. Cela n' empêche pas l' anti-shredder Randy California d' être un guitar hero... qui est mort en héros. Il faut aussi apprécier sa voix, l' une des plus douces et cool du rock californien, avec l' aide sur deux titres de Rachel Andes âgée d' une quinzaine d' années qui fit partie du line-up de l' excellent California Blues (1996).

23:06 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pop-rock

30/12/2014

NAZARETH : 'SNAZ. CD. 1981.

51cr7OzXxRL.jpgNazareth, c' est le groupe typique dont les journalistes branchouilles ne parleront jamais. Dont les sachants du rock, le genre qui sacralise des daubes arty à l' entrecuisse flasque façon Velvet Underground ou carrément cryptorchides style Neil Young ou Yes, en débattraient avec une condescendance digne d' une Dame Patronnesse. Nazareth fait parti du rock ouvrier avec Status Quo, Bachman Turner Overdrive, Molly Hatchet ou Blackfoot qui a reprit Heart's Grown Cold. Ce double album live, témoignage d' une tournée en Amérique du nord en 1981, enregistré à Vancouver le 23 mai, est peut-être ce qu' ils ont fait de mieux. La voix de chat écorché de Dan McCafferty n' a jamais changé d' un iota, il vient de prendre une retraite bien méritée après plus de quarante ans de service. Quand on le compare à un ou l'autre chanteur d' AC/DC, c' est amusant, imagine-t-on un des deux capable d' interpréter I Want to Do Everything for You de Joe Tex, This Flight Tonight de Joni Mitchell, Java Blues de Rick Danko, Cocaïne de qui vous savez à la mode reggae, Shapes of Things des Yardbirds en version guerrière sans se ridiculiser ! Parfois il force un peu (Beggar's Day), mais il lui arrive d' être mélodique (Every Young Man's Dream, Heart's Grown Cold ou Love Hurts) ; avec de telles cordes vocales passées au papier de verre, faut le faire ! Excellent boulot des deux guitaristes, le vétéran Manny Charlton et du jeune Billy Rankin avec double-lead, guitares acoustiques, solos courts et concis ; ils ont su évoluer contrairement à certains kangourous. La section rythmique Pete Agnew (basse) et Darrell Sweet (batterie) n' est pas faite d' argile. On louera, bien sûr, les claviers légers de John Locke venant de Californie, compagnon de Randy au sein de Spirit. En ces fêtes de fin d' année, l' hymne Hair of The Dog est obligatoire !




Ce n' est pas à Vancouver mais à Houston, la même année.

18:30 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rock, musique

28/11/2014

Freelance : Grover Lewis à Rolling Stone, une vie dans les marges du journalisme par Philippe Garnier. Livre paru en 2009.

téléchargement (1).jpgCeux qui croient que Philippe Garnier porte en bandoulière son Lester Bangs en seront pour leurs frais. Pour Philippe Garnier, c' est Grover Lewis journaliste indépendant un peu partout et surtout à Rolling Stone entre 1971-1973. Il dit que c' est son mentor, je dirais plutôt celui qui lui a montré la marche à suivre, et c' est surtout devenu son ami. Pour la marche à suivre, c' est simple, il suffit de citer notre ami Grover Lewis : Je suis fier de pouvoir dire que mes papiers faisaient chier aussi bien la gauche radicale que la droite conservatrice. La marge, toujours la marge.

Au-delà d' une biographie de son ami alcoolo (yeah !) dont le papa et la maman s' aimaient d' amour tendre (sic) et afin que ça ne tourne pas à la monomanie, il y a une plongée dans le journal fer de lance de la contre-culture : Rolling Stone, la turlutaine des sixties et seventies. On rencontrera d' autres pigistes estampillés rock. La prima donna Hunter Thomson. Le roublard Hongrois Joe Eszterhas ; avec son pic à glace ? ses futurs scénarios copie carbone Jagged Edge/Music Box ? sa prémonitoire télé-réalité Showgirls ? Plus des chapitres sur une tournée avec les Allman Brothers où pour la première fois Grover Lewis ne cachait rien de la consommation de drogues dures. Sur Lightnin'Hopkins disant de John Lee Hooker qu' il devrait apprendre à jouer de la guitare. Ainsi que Robert Mitchum pendant le set de The Friends of Eddie Coyle (1973) de Peter Yates dont l' article est autant empreint de vérité que de vouloir entériner la légende. Sur les deux top models à la ville comme à l' écran Robert Redford et Paul Newman, et, la sympathique toquée et bonne comédienne Tuesday Weld. Pendant les tournages de Fat City (1972) de John Huston ou de The Getaway (1972) de Sam Peckinpah... pour finir dans une petite ville du Texas avec The Last Picture Show (1971) de Peter Bogdanovich dans lequel Grover Lewis a un petit rôle. Où il se fout des costards de cow-boy de Clu Gulager et il égratigne gentiment la très belle Cybill Sheperd qui se balade toujours avec un bouquin du style Marcel Proust ou autre casse-burnes avec ou sans madeleine. Dans tout ce brouhaha, il y a le portrait de la star de western de série B Audie Murphy ; au merveilleux titre : Heavy Medal, le soldat le plus décoré de la Seconde Guerre mondiale. Le triste destin de Gus Hasford, l' auteur de The Short-Timers (1979) qui inspirera Full Metal Jacket (1987) le film retardataire de Stanley Kubrick dont la première heure, la plus intéressante, n' est qu' un démarquage du Sergent la terreur (1953) de Richard Brooks.

Seul regret de ce livre à lire et à relire, il manque un lexique des noms, ce qui est décidément une habitude pour Philippe Garnier chez Grasset. Le petit livret de photos fait un peu cheap, d' autres éditeurs notamment ALLIA proposent des mises en page plus originales.