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30/07/2015

Bob Seger : Beautiful Loser. CD. 1975.

Bob-Seger-Beautiful-Loser-527426.jpgBeaucoup vont galvauder ce mythe du perdant magnifique ; ceux qui cultivent l' attitude du perdant et sont heureux de ne pas avoir de succès (y'a de ces masos...). J' en entends déjà éructer : comme Willy ! Willy a eu du succès avec la reprise d' Hey Joe et rêvait surtout d' être aussi célèbre que Johnny Mathis ; c' est ça l' honnêteté. Bob Seger veut conjurer le sort qui s' acharne contre lui depuis dix ans, et, en a assez d' avoir du mal à joindre les deux bouts ; c' est pas honteux d' être pauvre mais c' est le seul bon côté de la chose. Faut pas se trahir non plus, rester toujours le même, creuser son propre sillon, enfoncer le clou jusqu' à ce que le public vous adopte. C' est par cet album, le huitième, qu' on a vraiment commencé à connaître Bob Seger en France, de l' autre côté de l' Atlantique les singles entrent dans les charts, timidement. Le raz de marée va se déclencher avec le brutal Live Bullet paru l' année suivante en 1976, où, c' était couru d' avance toutes les versions de Beautiful Loser, Katmandu, Jody Girl, Travelin' Man et Nutbush City Limits captées le 4 et 5 septembre 1975 au Cobo Hall de Detroit seront meilleures. Est-ce à dire que le Silver Bullet Band est plus fracassant que les requins du Muscle Shoals Rhythm Section ? Faut se remettre tout de même le disque dans les esgourdes pour redécouvrir le boogie-rock mid-tempo faussement traînard Black Night, les power ballads Momma et Sailing Nights avec son lyrisme brookerien ainsi que le délicat Fine Memory.







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29/06/2015

Andy Fraser : Naked... & Finally Free. CD. 2005.

51E1R6CEAVL._SX355_.jpg Le jeune homme au petit chien au dos de la pochette de Fire and Water (1970) de Free est parti le seize mars de cette année. Naked... & Finally Free (2005) est son avant-dernier ou dernier album (?). Il est passé complètement inaperçu et mérite de l' être. Il ne faut pas se fier à la photo un peu ténébreuse, au verso Andy Fraser arbore un physique métrosexuel du plus bel effet. Que peut-on dire de plus ? ben, qu' on est plutôt du côté du Every Kinda People (1978), le hit qu' il écrivit pour son ami Robert Palmer ; le style caribéen, un truc de ce genre quoi, ici encore plus appuyé. Ben, me v'là bien embêté ; pour dire une gentillesse, je dirais que par moments ça ressemble à du Stevie Winwood du pauvre. Le hit du classieux play-boy Robert Palmer avait une mélodie, les treize titres de Naked... & Finally Free ne se différencient absolument pas l' un de l' autre ; t' écoutes la troisième chanson, t' as l' impression d' être encore à la première. C' est surarrangé et surchargé de chœurs féminins ; une pénible épreuve qui dure cinquante cinq minutes. Alors les nostalgiques de Free, de Sharks, des premiers albums solos d' Andy, des collaborations avec Frankie Miller - l' Écossais coécrit Standing at Your Shadow trois mois avant son anévrisme - ou Joe Cocker se sentiront trompés voire abusés. On oublie ? oui ! Comme j' oublie sa participation au "Yes we can !"... Un président américain pour la peine capitale...






14:56 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, pop-rock

27/04/2015

MICHEL JONASZ : TOUS LES SUCCÈS DE. Double CD paru en 1989.

71vDQhSLPzL._SX355_.jpg S' il n' y a qu' une seule compilation de Michel Jonasz à posséder, c' est sûrement ce double cd qui regroupe ses hits de 1974 à 1985. Paraît-il que sa maison de disque le poussait à écrire des hits ; peut-être avait-elle raison. En tout cas, cette période m' intéresse avant tout, parce que moi les hits j' aime ça. Super nana, Dites- moi, J't'aimais tellement fort que j't'aime encore sont tout d' abord de la très bonne variét' française. Les vacances au bord de la mer m' a toujours foutu un bourdon terrible ; bon, c' est vrai, je déteste les vacances surtout si elles sont au bord de la mer. Du blues, du blues, du blues et En v'là du slow en v'là sont des pastiches d' excellente facture. Michel Jonasz admire les musiciens, mais, ce n'est pas pour cela qu' il les laisse s' envoler dans des improvisations sans fond et les arrangements ne sont pas marqués par leur époque. Il adore le jazz ; cette musique, hormis le jazz New-Orleans, que je trouve sans chair et faite pour une élite d' auditeurs apathiques, il réussit à me la faire gober comme Claude Nougaro ou Steely Dan ; 25 piges dont 5 au cachot ou Mini cassette, c' est du Becker/Fagen. Alors vive le Golden gate, La boîte de jazz, Lord have mercy, Joueurs de blues et tout le toutim... et puis Lucille qui reste ma préférée.





09:15 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0)