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29/09/2015

HAUTEVILLE : Relief Data Incomplete. CD. 2006.

51QDEt6wiPL._SY355_.jpgParfois dans le prog, il peut y avoir de bonnes sensations pour leurs fans. Le progressive rock, à l' instar du bebop et du free jazz, se prête plutôt à l' écoute en solitaire, et, il est exécuté par des musiciens pratiquant le même plaisir ; de plus, je soupçonne leurs admirateurs de faire du vélo sans selle. Il est donc rare de tomber sur un disque organique, faisant corps avec une énergie communicative, qui puisse être apprécié par le gueux que je suis. Hauteville, c' est bien de chez nous, ce sont des Français mais c' est chanté en anglais. D' ailleurs, c' est peut-être le véritable charme du CD, c' est la voix médium et agréable de Lydie Gosselin avec un physique hiératique qui n' a rien de la bimbo ; elle ressemble à l' actrice Dominique Reymond. Certains riffs sont quasi-metal comme From Adam to Atom, d'autres titres sont très ambiants Perfectablism, Reflection ou la reprise de Immaculate Eyes de Lisa Dalbello paraît-il la Kate Bush canadienne ; va falloir que je m' y intéresse, en espérant qu' elle n' a pas la même voix de casse-cou..... Ma chanson préférée est Jaywalker ainsi que l' instrumental There Be Dragons. Certaines réserves cependant, l' emploi par intermittence de filtre sur le chant de Lydie Gosselin, et, quelques interventions du guitariste-shredder Patrick Rondat sur deux morceaux, dont la chanson-titre "Relief Data Incomplete" aux changements de rythmes incessants et qui, subséquemment, se révèle trop complexe, limite grandiloquent, du pur prog quoi...
P.S. Apparemment un autre groupe français s' appelant Hauteville, psychédélique celui-ci, aurait sévi au début des années 70.


13:06 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, prog

30/07/2015

Bob Seger : Beautiful Loser. CD. 1975.

Bob-Seger-Beautiful-Loser-527426.jpgBeaucoup vont galvauder ce mythe du perdant magnifique ; ceux qui cultivent l' attitude du perdant et sont heureux de ne pas avoir de succès (y'a de ces masos...). J' en entends déjà éructer : comme Willy ! Willy a eu du succès avec la reprise d' Hey Joe et rêvait surtout d' être aussi célèbre que Johnny Mathis ; c' est ça l' honnêteté. Bob Seger veut conjurer le sort qui s' acharne contre lui depuis dix ans, et, en a assez d' avoir du mal à joindre les deux bouts ; c' est pas honteux d' être pauvre mais c' est le seul bon côté de la chose. Faut pas se trahir non plus, rester toujours le même, creuser son propre sillon, enfoncer le clou jusqu' à ce que le public vous adopte. C' est par cet album, le huitième, qu' on a vraiment commencé à connaître Bob Seger en France, de l' autre côté de l' Atlantique les singles entrent dans les charts, timidement. Le raz de marée va se déclencher avec le brutal Live Bullet paru l' année suivante en 1976, où, c' était couru d' avance toutes les versions de Beautiful Loser, Katmandu, Jody Girl, Travelin' Man et Nutbush City Limits captées le 4 et 5 septembre 1975 au Cobo Hall de Detroit seront meilleures. Est-ce à dire que le Silver Bullet Band est plus fracassant que les requins du Muscle Shoals Rhythm Section ? Faut se remettre tout de même le disque dans les esgourdes pour redécouvrir le boogie-rock mid-tempo faussement traînard Black Night, les power ballads Momma et Sailing Nights avec son lyrisme brookerien ainsi que le délicat Fine Memory.







10:20 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

29/06/2015

Andy Fraser : Naked... & Finally Free. CD. 2005.

51E1R6CEAVL._SX355_.jpg Le jeune homme au petit chien au dos de la pochette de Fire and Water (1970) de Free est parti le seize mars de cette année. Naked... & Finally Free (2005) est son avant-dernier ou dernier album (?). Il est passé complètement inaperçu et mérite de l' être. Il ne faut pas se fier à la photo un peu ténébreuse, au verso Andy Fraser arbore un physique métrosexuel du plus bel effet. Que peut-on dire de plus ? ben, qu' on est plutôt du côté du Every Kinda People (1978), le hit qu' il écrivit pour son ami Robert Palmer ; le style caribéen, un truc de ce genre quoi, ici encore plus appuyé. Ben, me v'là bien embêté ; pour dire une gentillesse, je dirais que par moments ça ressemble à du Stevie Winwood du pauvre. Le hit du classieux play-boy Robert Palmer avait une mélodie, les treize titres de Naked... & Finally Free ne se différencient absolument pas l' un de l' autre ; t' écoutes la troisième chanson, t' as l' impression d' être encore à la première. C' est surarrangé et surchargé de chœurs féminins ; une pénible épreuve qui dure cinquante cinq minutes. Alors les nostalgiques de Free, de Sharks, des premiers albums solos d' Andy, des collaborations avec Frankie Miller - l' Écossais coécrit Standing at Your Shadow trois mois avant son anévrisme - ou Joe Cocker se sentiront trompés voire abusés. On oublie ? oui ! Comme j' oublie sa participation au "Yes we can !"... Un président américain pour la peine capitale...






14:56 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, pop-rock