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29/02/2016

JOE COCKER : SOMETHING TO SAY. 1973. CD paru en 1990.

41lpyRIXNtL.jpgSe procurer cet album de 1973 paru en CD en 1990 est actuellement très difficile. Si je m' en rappelle bien, j' ai dû le chiner chez un disquaire d' occaz à Luxembourg-Ville. Paraît-il qu' il existe une version remasterisée datant de 1998 avec la pochette américaine bien plus jolie. Pourtant, il s' agit peut-être du plus personnel disque du plombier et inventeur de l' air guitar. C' est la dernière fois où Joe Cocker coécrit autant de chansons ; six tout de même dont cinq avec son fidèle claviériste Chris Stainton. Les plus connues étant Black Eyed Blues au tempo lancinant superbement reprise par Esther Phillips sur son album éponyme, et High Time We Went bâtie sur une seule ligne de force à tel point que Bob Seger, Frankie Miller ou Rod Stewart aurait dû nous en donner leur version, ainsi que Woman to Woman avec sa célèbre voix de fausset samplée par je ne sais plus quel rappeur. Sa mouture du Midnight Rider de Gregg Allman vaut bien celle de Big Bob sur Back in '72. Et puis tout ça se termine par un St. James Infirmary Blues (J'avais deux amis par Eddy Mitchell) en public de toute beauté. Qu'est-ce que ça fait du bien d' écouter un son brut de décoffrage avec cette voix tellement bourrée de défauts reflétant tout les accidents de la vie qu' elle en devient indispensable pour son bien-être.








10:24 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, rock

31/01/2016

EMERSON, LAKE & PALMER : THE ESSENTIAL. DOUBLE CD. 2011.

51IYSeix1aL._SX355_.jpgDans le progressif, phébus du rock (?!), ELP, c' est la Sainte Trinité. J' ai surtout acheté ce double CD - sur le marketplace d' Amazon à moins de 5 € envoi compris, faut quand même pas déconner - parce que j' aime bien la voix de Greg Lake. Avec le recul, elle est nettement plus virile voire agressive, faut pas le hululer sur les toits non plus, que celle du chapon Jon Nous sommes du soleil Anderson.

Dans cette anthologie, il faut se faner quelques instrumentaux longuets, dont l' emphatique Fanfare For The Common Man, et surtout des arrangements qui voudraient concurrencer la musique symphonique. Y'a de quoi piquer une crise et réviser son Otto Klemperer ou son George Szell. Le pire, c' est Tarkus. Une 'Pièce' - le fan progueux de wiki dit 'Pièce' pas 'chanson', y' en a qui se touche pas le trou de balle avec la langue - qui dure plus de vingt minutes ; je préfère un pensum estudiantin de Roger Waters. Pour se représenter le syndrome prog du 'Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué', les deux 'Pièces' Take a Pebble et Pirates en sont des exemples les plus ampoulés, gourmés et barbants que la postérité réduira en poussière.

Pour ce qui me plaît, From The Beginning est une bonne chanson, puisque je vous affirme que c' est une chanson, la preuve : il y a des couplets et un refrain ! j' arrive même à supporter le synthé d' Emerson et tous les tas de petits bruits de Palmer. I Believe in Father Christmas, avec eux faut y croire, est une autre bonne chanson acoustique, malgré l' intervention du virtuose du clavier. Le virtuose est plus supportable sur les gaguesques Hoedown, Nutroker, Honky Tonk Train Blues et Peter Gunn. Pour C'est la vie avec son accordéon, Daniel Guichard n' est pas loin, il devrait en faire une cover. Le psychédélique Still... You Turn Me On, Lucky Man en dépit de la surenchère de Palmer et Emerson ou le mainstream Affairs of The Heart sont de bonnes chansons (si, si, j' insiste) que j' aime vraiment.










19:07 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, prog

31/10/2015

ESTHER PHILLIPS : FROM A WHISPER TO A SCREAM enregistré en décembre 1971. CD (expanded version) paru en 2014.

71O7ykZCYdL._SY355_.jpgEn France d' Esther Phillips (1935-1984), on ne connaît guère que le hit semi-disco What A Diff'rence A Day Makes (1975) ou la magnifique ballade Try Me (1966) réapparue dernièrement pour illustrer une pub. Pourtant cette voix au vibrato immédiatement identifiable, comme celui d' Ertha Kitt, ne peut laisser indifférente, ainsi que sa vie plus proche des lentes dérives de Big Mama Thornton ou Fréhel que des météoritiques Amy Winehouse ou Janis Joplin. Tombée dès ses quinze-seize ans dans l' héro alors qu' elle chantait sous le nom de Little Esther avec l' orchestre de Johnny Otis, on s' étonne qu' elle nous ait quittés à l' âge de quarante-huit ans, pas de Club 27 donc ; de toutes façons, j' ai une légère préférence pour le Club 25 avec Tommy Bolin et Paul Kossoff. Cet album est pour certains son meilleur, bon, disons que c' est celui qui donne le plus dans la soul soyeuse et qu' il est bourré de tempos moyens langoureux et de romances aphrodisiaques, qu' il utilise tout le spectre musical de la superproduction avec cuivres lascifs et violons voluptueux, sans oublier les lignes de basse de Gordon Edwards et Bernard Purdie derrière les fûts. Neuf titres dont du Gil Scott-Heron, Marvin Gaye, Allen Toussaint, plus quatre autres en bonus qui ne sont absolument pas de la garniture. La voix d' Esther Phillips n' est pas spécifiquement hargneuse ou puissante, tout tient dans le timbre et ses intonations uniques ; et quelle belle bouche !


07:58 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : soul, musique