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28/08/2010

MARY WELLS : THE COLLECTION.

51-J6wo5o1L._SL500_AA300_.jpgL' une des premières et jeunes vedettes de pop-soul de Motown de 1960 à 1964. Mary Wells (1943-1992) fit un procès pour cause de royalties pas assez fortes surtout pour le célèbre "My Guy" suite à un contrat drastique qu' elle signa alors qu' elle était mineure. Elle gagna le procès. Carrière sporadique par la suite malgré une avance de 500 000 dollars de la Fox et puis blablabla... l' histoire est connue...

Est-ce vraiment cette histoire qui la fit quitter Motown ? Lorsqu' on écoute cette excellente compilation où les titres se suivent dans l' ordre chronologique, on remarque que sa voix devient de plus en plus claire, qu' elle (?) ou que l' on (?) a gommé toute aspérité afin de la lisser pour devenir comme celle de Diana Ross (en mieux... car sans minauderie et un peu plus grave). Une voix devant s' adapter au public blanc. Sur les deux premières chansons "Bye Bye Baby" et "I Don't Want to Take a Chance" sa prestation est énergique et un peu "dirty" (on reste dans le très décent). Après, tout en étant merveilleux bien sûr, dans les super méga hits comme "Two Lovers", "Laughing Boy", "What's Easy for Two Is So Hard For One" et le chef d' œuvre des chefs d' œuvre "My Guy", sa voix devient l' une des plus douces qui soit. Une douceur encore plus étonnante sur "Whisper You Love Me Boy", ou les intonations finales quasi-érotiques de "When I'm Gone". Se sentait-elle manipulée ? En tout cas quelle palette vocale !

23:22 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique

13/08/2010

KHOMA : THE SECOND WAVE

517b9ktsz6L._SL500_AA300_.jpg Une batterie aux rythmes tribaux et souterrains dotée d' accélérations brusques, doublée à une basse lourde de sens, ainsi qu' une guitare aux notes rares et hiératiques, avec l' aide parfois d' un violon ou d' un piano, permettent à une voix haute et claire de chanter des mélodies amères... 11 titres cafardeux pour ceux qui aiment. Le nouvel album est sorti : "Final Storm". Il était temps car "The Second Wave" date de 2006.

12:50 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, métal

08/08/2010

HOT TUNA : DOUBLE DOSE

61ts1k372tL._SL500_AA300_.jpgAchevant la carrière de Hot Tuna en 1978, du moins la mettant entre parenthèses, par ce "Double Dose" en public, Jorma Kaukonen et Jack Cassady ont fait appel à Felix Pappalardi, producteur historique de Cream et compagnon de route de Leslie West avec Mountain. Ce fut d' ailleurs le dernier travail important de Felix Pappalardi tué par arme à feu le 17 avril 1983 par sa femme Gail, accidentellement selon elle.

Le CD commence par trois titres acoustiques avec Jorma Kaukonen seul à la guitare, à retenir surtout la reprise de "Keep Your Lamps Trimmed and Burning" de son héros le bluesman Reverend Gary Davis et l' instrumental "Embryonic Journey" du temps où il faisait parti avec Jack Cassady du Jefferson Airplane. Il manque le quatrième titre "Killing Time in The Crystal City"* qui clôturait la face A du double vinyl original, on peut le retrouver sur "Keep on Truckin: The Very Best of Hot Tuna", très bonne compilation pour découvrir les différentes périodes du groupe. Pour la partie électrique, elle se déroule entre une version de "Genesis" de l' album solo acoustique de Jorma Kaukonen "Quah" (son chef d'œuvre) paru en 1974 et des versions survitaminées de "I Wish You Would", de "Talking 'bout You" (Chuck Berry), de "I Can't Be Satisfied" (Muddy Waters) et de "Bowlegged Woman, Knock Kneed Man". L' accent est surtout mis sur l' album précédent "Hoppkorv" (1976) avec six titres. Deux titres de "America's Choice" (1975) : "Funky #7" qui mérite bien son nom et "Serpent of Dreams". Une seule chanson de "Yellow Fever" (1975") : la très belle "Sunrise Dance With The Devil". Une seule aussi de "The Phophorescent Rat" (1974) : "I See The Light" (et nous aussi). Aucune de "Burgers" (1972), pourtant l' un des jalons de Hot Tuna, dommage pour "Water Song"...

Si Jack Cassady est et restera l' un des plus grands bassistes du monde, on n' insistera jamais assez sur les grandes qualités de mélodiste de Jorma Kaukonen, autant dans ses compositions que dans ses solis de guitare et sa voix que l' on dit nasillarde mais qui se révèle très douce et non-agressive. Très bonne prestation du batteur Bob Steeler, par contre le claviériste Nick Buck est un peu trop discret. Certaines rumeurs disent que des pistes auraient été refaites en studio...

*Le titre n' a pu être mis par manque de place.

14:58 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blues-rock, musique