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03/09/2010

STATUS QUO : GOLD

51nzgy562dL._SL500_AA300_.jpgDU BOOGIE, DU BOOGIE ET DU BOOGIE.

C' est du solide, c' est du travail de pro, c' est du Status Quo ! Heureusement qu' ils étaient là dans les années 70 envahies par le pompeux rock progressif - Yes, ELP, Pink Floyd, Genesis... -, ou le krautrock froid et inhumain - des horreurs sonores (?) tel que Kraftwerk, Tangerine Dream, Klaus Schulze... -, parce qu' on se serait ennuyé dans le bistrot à côté du lycée. Status Quo y' en avait plein le juke-box avec de la variet' française bas de plafond (on ne citera pas les noms, certains sont encore vivants). Status Quo, c' est du boogie basique mais ça fait taper du pied automatiquement, c' est pas avec Kraftwerk que ça arriverait avec leurs interviews plombées de métaphysique à la noix ! "Caroline" (1973), "Down Down" (1974) premier gros hit en France, "Rain" (1976), "Rockin' All Over The World" (1977) reprise de John Fogerty, "Again and Again" (1978), "Whatever You Want" (1979), "What You're Proposing" (1980)... les hits pleuvaient. N' oublions pas une chanson pop comme "Living On An Island" (1979). Status Quo, c' est la preuve que l' on peut faire du rock populaire sans se fourvoyer. Rick Parfitt et Francis Rossi sont d' excellents chanteurs, ils hurlent jamais, ils sont toujours mélodiques et harmoniques. Francis Rossi manque peut-être de technique à la guitare, mais on s' en fout... pour cela on écoutait Rory Gallagher ou Johnny Winter, et pour la dinguerie Ted Nugent. Cette compilation de 41 titres est un très bon survol de leur carrière.

18:05 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blues-rock, musique

29/08/2010

JOHN LEE HOOKER : LIVE IN MONTRÉAL 1980.

51qzx5E-dCL._SL500_AA300_.jpgLes concerts filmés de John Lee Hooker, surtout ceux commercialisés sur support DVD, sont assez rares pour que l' on ne fasse pas l' impasse sur ce "Live In Montréal" de 1980.

Ça commence par deux titres instrumentaux assez courts où l' on peut apprécier les trois musiciens qui accompagnent John Lee Hooker. Le guitariste Gary Alongi au style sec et acéré avec un son non-sursaturé n' est pas le gars à utiliser un mur de Marshall. La section rythmique composée du batteur Gary Hoff et du bassiste Steve Gomes est efficace et vaut bien Double Trouble de Steve Ray Vaughan. Quand John Lee Hooker, 63 balais officiellement au compteur, arrive pour attaquer "It Serve You Right To Suffer", il est fringué d' un costard bleu ciel, chemise noire au col pelle à tarte impeccablement mis, coiffé d' un panama et chaussé de mocassins dans le même ton crème. John Lee Hooker, c' est pas un péquenot. Il prend sa guitare se met assis et entame un solo dans ce style inimitable au son de gamelle mais incisif, qui ne s' apprend pas mais qui se ressent. Suit une version moyenne de "One Bourbon, One Scotch, One Beer", le très beau blues lent "I'll Never Get Out of These Blues Alive", puis le boogie reprend ses droits avec "Roll Me Like You a Wagon Wheel" et six minutes de "Boom Boom", il ralentit le rythme de nouveau avec "I'm in The Mood", puis le boogie reprend ses droits avec "Look at What You Did to My Life" et "Chicken and Gravy" pour terminer par les dix minutes hypnotiques de "We're Gonna Do The Shout" où John Lee Hooker se lève, harangue le public et une babacool (avec certainement "Harvest" de Neil Young dans sa gibecière) danse et lui offre à boire. Elle a dû avoir une révélation.

Concert d' une durée d' une heure. Pas de bonus.
Format 4/3. Son dolby digital 2.0.
Assez bonne copie.

19:33 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, blues

28/08/2010

MARY WELLS : THE COLLECTION.

51-J6wo5o1L._SL500_AA300_.jpgL' une des premières et jeunes vedettes de pop-soul de Motown de 1960 à 1964. Mary Wells (1943-1992) fit un procès pour cause de royalties pas assez fortes surtout pour le célèbre "My Guy" suite à un contrat drastique qu' elle signa alors qu' elle était mineure. Elle gagna le procès. Carrière sporadique par la suite malgré une avance de 500 000 dollars de la Fox et puis blablabla... l' histoire est connue...

Est-ce vraiment cette histoire qui la fit quitter Motown ? Lorsqu' on écoute cette excellente compilation où les titres se suivent dans l' ordre chronologique, on remarque que sa voix devient de plus en plus claire, qu' elle (?) ou que l' on (?) a gommé toute aspérité afin de la lisser pour devenir comme celle de Diana Ross (en mieux... car sans minauderie et un peu plus grave). Une voix devant s' adapter au public blanc. Sur les deux premières chansons "Bye Bye Baby" et "I Don't Want to Take a Chance" sa prestation est énergique et un peu "dirty" (on reste dans le très décent). Après, tout en étant merveilleux bien sûr, dans les super méga hits comme "Two Lovers", "Laughing Boy", "What's Easy for Two Is So Hard For One" et le chef d' œuvre des chefs d' œuvre "My Guy", sa voix devient l' une des plus douces qui soit. Une douceur encore plus étonnante sur "Whisper You Love Me Boy", ou les intonations finales quasi-érotiques de "When I'm Gone". Se sentait-elle manipulée ? En tout cas quelle palette vocale !

23:22 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique