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09/09/2010

FRANK MARINO : THE POWER OF ROCK AND ROLL

51XBCDF8J5L._SL500_AA300_.jpgLE CHAÎNON MANQUANT.

Frank Marino fait parti des guitaristes de hard-rock des années 70, il est aussi chanteur. L' influence hendrixienne évidente pour certains ne l' est pas tant que ça, du moins l' inspiration. On est loin du blues-rock avec des penchants de "soul" de Robin Trower et encore plus des recherches mélodiques de Randy California, tous les deux sont d' excellents continuateurs de l' esprit hendrixien. D' ailleurs la chanson-titre de l' album "The Power Of Rock and Roll" fait penser au meilleur de Ted Nugent de l' époque et "Crazy Miss Daisy" aurait pu avoir sa place sur un album de la première période de Johnny Winter ; la voix de Frank Marino est proche de celle de l' albinos. Hormis ces deux vraies bonnes chansons et deux autres moyennes mais encore concises "Play My music" et "Stay With Me", le reste n' est que cavalcades de guitare ou démonstrations techniques, sur des bases simples où les solos sont tellement en avant que l' on a du mal à distinguer la guitare rythmique de son frère Vince, même le duo basse-batterie est en retrait. Frank Marino est en plus le producteur-arrangeur de l' album (1981), ceci expliquant peut-être cela ; c' est son huitième en studio. Ses capacités de descente et de montée de manche annoncent le phénomène des "shredders" qui va éclore dans les années 80 : Moore, Vai, Malmsteen, Friedman...

23:03 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, métal

03/09/2010

STATUS QUO : GOLD

51nzgy562dL._SL500_AA300_.jpgDU BOOGIE, DU BOOGIE ET DU BOOGIE.

C' est du solide, c' est du travail de pro, c' est du Status Quo ! Heureusement qu' ils étaient là dans les années 70 envahies par le pompeux rock progressif - Yes, ELP, Pink Floyd, Genesis... -, ou le krautrock froid et inhumain - des horreurs sonores (?) tel que Kraftwerk, Tangerine Dream, Klaus Schulze... -, parce qu' on se serait ennuyé dans le bistrot à côté du lycée. Status Quo y' en avait plein le juke-box avec de la variet' française bas de plafond (on ne citera pas les noms, certains sont encore vivants). Status Quo, c' est du boogie basique mais ça fait taper du pied automatiquement, c' est pas avec Kraftwerk que ça arriverait avec leurs interviews plombées de métaphysique à la noix ! "Caroline" (1973), "Down Down" (1974) premier gros hit en France, "Rain" (1976), "Rockin' All Over The World" (1977) reprise de John Fogerty, "Again and Again" (1978), "Whatever You Want" (1979), "What You're Proposing" (1980)... les hits pleuvaient. N' oublions pas une chanson pop comme "Living On An Island" (1979). Status Quo, c' est la preuve que l' on peut faire du rock populaire sans se fourvoyer. Rick Parfitt et Francis Rossi sont d' excellents chanteurs, ils hurlent jamais, ils sont toujours mélodiques et harmoniques. Francis Rossi manque peut-être de technique à la guitare, mais on s' en fout... pour cela on écoutait Rory Gallagher ou Johnny Winter, et pour la dinguerie Ted Nugent. Cette compilation de 41 titres est un très bon survol de leur carrière.

18:05 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blues-rock, musique

29/08/2010

JOHN LEE HOOKER : LIVE IN MONTRÉAL 1980.

51qzx5E-dCL._SL500_AA300_.jpgLes concerts filmés de John Lee Hooker, surtout ceux commercialisés sur support DVD, sont assez rares pour que l' on ne fasse pas l' impasse sur ce "Live In Montréal" de 1980.

Ça commence par deux titres instrumentaux assez courts où l' on peut apprécier les trois musiciens qui accompagnent John Lee Hooker. Le guitariste Gary Alongi au style sec et acéré avec un son non-sursaturé n' est pas le gars à utiliser un mur de Marshall. La section rythmique composée du batteur Gary Hoff et du bassiste Steve Gomes est efficace et vaut bien Double Trouble de Steve Ray Vaughan. Quand John Lee Hooker, 63 balais officiellement au compteur, arrive pour attaquer "It Serve You Right To Suffer", il est fringué d' un costard bleu ciel, chemise noire au col pelle à tarte impeccablement mis, coiffé d' un panama et chaussé de mocassins dans le même ton crème. John Lee Hooker, c' est pas un péquenot. Il prend sa guitare se met assis et entame un solo dans ce style inimitable au son de gamelle mais incisif, qui ne s' apprend pas mais qui se ressent. Suit une version moyenne de "One Bourbon, One Scotch, One Beer", le très beau blues lent "I'll Never Get Out of These Blues Alive", puis le boogie reprend ses droits avec "Roll Me Like You a Wagon Wheel" et six minutes de "Boom Boom", il ralentit le rythme de nouveau avec "I'm in The Mood", puis le boogie reprend ses droits avec "Look at What You Did to My Life" et "Chicken and Gravy" pour terminer par les dix minutes hypnotiques de "We're Gonna Do The Shout" où John Lee Hooker se lève, harangue le public et une babacool (avec certainement "Harvest" de Neil Young dans sa gibecière) danse et lui offre à boire. Elle a dû avoir une révélation.

Concert d' une durée d' une heure. Pas de bonus.
Format 4/3. Son dolby digital 2.0.
Assez bonne copie.

19:33 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, blues