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29/03/2017

Le premier album Alannah Myles. CD paru en 1989.

71x+RfY7TLL._SL1425_.jpgRegard franc et direct, celui d' une nana qui n' a pas froid aux yeux, pas le genre à donner dans la pose lascive racoleuse. Une allure physique plus qu' excitante entre Linda Fiorentino et Mary Elizabeth Mastrantonio, pas le genre à donner dans la logorrhée. Et la voix ? Une Bonnie Raitt moins laid-back, plus hard, même si elle abuse un peu du rauque'n'roll de son chant. Laurent Chalumeau, le Philippe Garnier du pauvre, parlait à juste titre d' ultime fantasme rock. Alors pourquoi en est-t-elle réduit au stade du one-hit wonder, en l' occurence Black Velvet ! eh bien, peut-être parce que notre chanteuse canadienne ne compose pas, contrairement à Chrissie Hynde qui porte aussi bien le cuir, ou bien il fallait de meilleurs auteurs-compositeurs que ceux, honnêtes, qui sont présents sur ce disque ; je ne comprends pas que ça ne s' est pas présenté en nombre au portillon ? Alannah Myles coécrit juste une pauvre petite chose Lover of Mine, qui serait tout juste bonne à servir les cordes vocales sans vie de Céline Dion ; on aurait voulu plus de Hurry Make Love un blues roots, du Bonnie Raitt nerveux. Sauvons aussi Still Got This Thing et Kick Start My Heart aux guitares rock plutôt rageuses ; quant au reste, ça dépend des jours.








15:41 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

28/02/2017

Rick Nelson & The Stone Canyon Band : Garden Party (1972) / Windfall (1974). CD paru chez BGO records en 1996.

51cbSDNs0PL._SY355_.jpg Trop et naturellement beau, fils rêvé des parents, des qualités que l' auditeur rocker pur et dur n' apprécie pas. Ricky Nelson devenu Rick Nelson est l'auteur de disques devenus intemporels tel que le célèbre Rick Nelson in Concert - The Troubadour 1969, un chef d'œuvre. En France, Rick est surtout connu pour Rio Bravo (1959) de Howard Hawks où il n' est pas très à l' aise ; et puis de toute façon, j' ai toujours opté pour El Dorado (1965) où John Wayne enclenche la marche arrière à son bourrin.

Ces deux disques en studio sont pas loin de valoir du Gram Parsons - vous savez qu' il y a des peine-à-jouir qui n' aiment pas Gram Parsons - ou du Delbert McClinton. Il y a des ballades, particulièrement sur mon album préféré Garden Party, écrites par Rick qui sont trop belles pour être décrites : Garden Party, Are You Really Real ?, Nightime Lady, Palace Guard ou Lifestream. Une reprise de I'm Talking About You de Chuck Berry - vous savez qu' il y a des peine-à-jouir qui n' aiment pas Chuck Berry - qui supporte largement la comparaison avec celle(s) d' Hot Tuna. Au détour d' un crédit, on découvre le nom de Meisner ; Randy Meisner était le bassiste sur « The Troubadour 1969 », il coécrit I Wanna Be With You mais il n' officie pas ici à la quatre cordes. Les membres du Stone Canyon Band sont très fluctuants mais ils participent activement à la création des titres ; la preuve que leur leader était pour la notion de groupe. Rick Nelson était dans le coup du country-rock, ne vivait pas sur son passif, et, même s' il n' avait pas dans ses jeunes années le côté animal d' Elvis et de Gene, il n' était pas non plus un flan comme Pat Boone ou Fabian.







20:12 Publié dans Blog, cinéma, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, rock

26/01/2017

Wet Willie : Keep on Smiling (1974)/Dixie Rock (1975). Les deux albums sur un CD paru chez BGO Records en 2009.

51NgPUY+DFL._SY355_.jpgJimmy Hall ? vous avez dit Jimmy Hall ? Mais qui est ce chanteur qui figure sur le très bon LIVE+ (2015) de Jeff Beck ? et puis je me suis dit, c' est pas le même qui fredonnait déjà sur Flash (1985) cette calamiteuse rondelle d' El Becko ! Cet odieux disque dont il n' y a qu' un seul titre à sauver, la version de People Get Ready de Curtis Mayfield interprétée par... Rod The Mod ! Parce qu' il faut l' avouer, Jimmy Hall chante juste, ça on ne peut pas le nier, mais face à l' Écossais peroxydé, son grain de voix est un peu passe-partout ; en revanche il est bien meilleur au sax et à l' harmo que Van Morrison ! Voix passe-partout, c' est aussi le cas sur ces deux albums de son groupe originel Wet Willie. Bon groupe de rock américain un peu FM dont tous les musiciens sont d' un niveau assez exceptionnel ; mention grand talent méconnu au guitariste Rick(y) Hirsch. Groupe qui parfois tombe dans l' insipidité avec Don't Way Too Long, le genre de facilité que chantonne Carol Lynley dans L' aventure du Poséidon ; par contre des petites surprises tel que les gospel Trust In The lord et He Set Me Free, la présence de deux choristes, Ella Avery et Donna Hall, une Noire vaut une Blanche, y aide beaucoup à tel point qu' elles interprètent seules le bien nommé Soul Sister. Parce que, encore une fois, on nous présente Wet Willie comme un groupe southern rock... ça serait plutôt aux accents southern rock, Jailhouse Moan ou Leona, et, surtout aux influences soul-funk plus que rythm'n'blues ; j' en connais certains qui ne se sont jamais remis de l' arrivée du funky Steve Gaines chez Lynyrd Skynyrd qui chantait en compagnie de Ronnie Van Zandt You Got That Right, mais, surtout seul Ain't No Good Life ; les fans hardcore enfilèrent leur slip à bannière étoilée, mirent leur chapeau pointu et enflammèrent de grandes croix en bois et crurent qu' Autant en emporte le vent est un film progressiste...





08:30 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rock, pop-rock