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03/07/2011

TOUS LES CHEMINS MÈNENT À HOLLYWOOD : MICHAEL CURTIZ par RENÉ NOIZET.

cinéma,biographieUn livre sur Michael Curtiz, de son vrai patronyme Mihály Kertész (1886-1962), est toujours le bienvenu, surtout que les publications sur le hongrois ne fleurissent pas, étant donné le peu d' attention que la critique française d' après-guerre lui a accordé, le considérant au mieux comme un professionnel sans profondeur juste bon à mettre les exploits physiques d' Errol Flynn en images, ou au pire comme un commerçant à la botte des frères Warner qui le firent venir à Hollywood en 1926.

Sa première période, où il est sûr qu' il tourna le premier film hongrois, puis il deviendra le réalisateur de la firme d' un producteur autrichien le comte Sascha avec dans huit films en vedette la femme de Michael Curtiz la belle Lucy Doraine, est quasiment perdue ; il n' en subsiste malheureusement que quelques bandes. Quant à son enfance, adolescence et ses débuts professionnels, les renseignements sont aussi flous que ceux sur Ernst Lubitsch, même si René Noizet, auteur de l' ouvrage et membre de l' Association Française de Recherche sur l' Histoire du Cinéma, essaie de les éclaircir.

Donc sa période américaine de 1926 à 1961 est à décortiquer, car elle ne foisonne pas que de mélodrame, de whodunit, de films de gangster, de pirate, de cape et d' épée, d' épouvante, de comédie dramatique, de western ou du mythique Casablanca (1943). Il faut mettre en évidence la veine noire et pessimiste de Michael Curtiz, et insister sur ces chefs d' œuvre que sont Kid Galahad (1937), Le vaisseau fantôme (1941), Le roman de Mildred Pierce (1945), Flamingo Road (1949) et The Breaking Point (1950). Et en cela René Noizet nous a pondu un excellent livre sur Michael Curtiz, l' homme qui était capable de finir un film le vendredi et d' en recommencer un autre le lundi. Une capacité de travail énorme et une perfection formelle étonnante et innovante.

N.B. La quatrième de couverture nous dit que ce livre est le premier en français sur Michael Curtiz, c' est faux. Christian Viviani en a écrit un qui n' a pas été réédité depuis 1973. On peut s' en procurer d' occasion à un prix relativement abordable.

21:54 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, biographie

27/06/2011

LE FEU FOLLET DE LA RÉPUBLIQUE : PHILIBERT BESSON, DÉPUTÉ VISIONNAIRE ET MARTYR par Bruno Fuligni.

41QVEL047FL._SL500_AA300_.jpgOn a tout dit de Philibert Besson, qu' il était fou, c' est un peu vrai comme tous les visionnaires, qu' il était un anarchiste de gauche, c' est vrai, qu' il était un héros de la guerre 14-18, c' est également vrai, qu' il était un pacifiste et qu' il inventa pour cela la monnaie européenne l' Europa afin d' éviter ce satané deuxième conflit qu' il avait prédit, tout ceci est vrai... On peut retourner le cas Philibert Besson dans tous les sens, une chose est sûre, il ne peut pas laisser indifférent. Cet homme, qui sera rebelle à toute imbécillité autoritaire et qui le paiera de sa vie, est à honorer. Car Philibert Besson, c' est tout le monde, il appartient à tout le monde, du moins à ceux qui refusent tous les dogmes. Et c' est pour cela aussi que l' excellent historien Bruno Fuligni qui officie sur la chaîne de la TNT LCP/PS le fait parler à la première personne dans ce livre, car nous avons tous une part de révolte en nous, du moins ceux qui ne veulent pas se laisser mener par le bout du nez, et lui il l' a montrée cette révolte et ne pouvait la contenir. Philibert Besson croyait surtout en l' individualité, à la modernité, à l' ingénierie et en la fée électricité... ne dit-il pas quand il fut député que parmi ses confrères de l' Assemblée Nationale il y avait cent quarante-huit avocats pour vingt-cinq ingénieurs, quarante-cinq journalistes ou publicistes pour vingt ouvriers et mineurs.. cela doit-être pire actuellement. Visionnaire, il l' est toujours...
P.S. Je suis beaucoup plus réservé sur le côté "martyr" développé par Bruno Fuligni, Philibert Besson est allé jusqu' au bout de SES convictions avec courage et pas par goût du sacrifice.

livre,politique,autobiographie

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25/03/2011

URSULA ANDRESS par PATRICK MEIER et PHILIPPE DURANT.

biographie,cinémaUrsula Andress, que de souvenirs... et que de déceptions... Dans cette biographie hagiographique, où les auteurs nous expliquent que sa mauvaise filmographie n' est pas due à l' actrice (?) mais aux circonstances (ah bon...), aux passions amoureuses (ben tout le monde en a...), au fait qu' il n' y avait plus de grands réalisateurs (là on rit...)... on est quand même un peu déçu de ces explications pour le moins ténues. On est plus intéressé par la lecture de ses amours, de Daniel Gélin à Harry Hamlin en passant par James Dean, John Derek, Jean-Paul Belmondo ou Fabio Testi. Dans les films James Bond contre Dr No (1962) et Soleil Rouge (1971), il faut attendre le milieu de la projection pour enfin l' apercevoir. Ursula Andress sera vouée ensuite dans les années soixante-dix à la série Z italienne et aux films pour ville de garnison. Son seul rôle vraiment important, où elle déploiera un peu de qualité dramatique, est Le crépuscule des aigles (1966) de l' excellent John Guillermin.

Il faut se rendre à l' évidence et reconnaître deux ou trois petites choses, l' accent suisse allemand qu' elle ne voulu jamais corriger ou le fait de ne pas prendre de cours de comédie alors qu' elle était embauchée et payée par la Paramount pour ces fameux contrats de sept ans que Hollywood proposait, bref d' apprendre son métier, lui aurait offert une meilleure assise auprès des professionnels du cinéma. La petite rebelle attitude ridicule qu' elle adoptera fait sourire : je suis une femme libre, j' aime pas les contraintes, je... je... je... Avec Ursula Andress, on aurait tendance à paraphraser Jean-Luc Godard et donc de dire qu' elle n' était pas habitée par le cinéma mais qu' elle habitait le cinéma. Cela lui permettait de bien en vivre, de parcourir le monde et de se divertir. D' ailleurs elle avoue être devenu adulte à quarante-quatre ans quant elle eut son enfant Dimitri.

Pour en revenir au livre, on y trouve un grand nombre de photos, certaines topless mais malheureusement pas d'autres dans le plus simple appareil, toute sa carrière s' est surtout concentrée dans cette optique. La reproduction d' affiches des films et environ d' une centaine couvertures de magazines aussi diverses que Paris-Match, Nous Deux, Intimité, Photo, Vogue, Elle, Lui, Jours de France, Life, Ciné Monde, Parade, Esquire, Sportsman, L'express, Playboy, L'illustré... Là se trouve la véritable contribution de Ursula Andress, ainsi que son engagement dans Armées contre le temps, campagne pour la prévention de l' ostéoporose, maladie qu' on lui décèlera à l' âge de soixante-quatre ans.

Un ouvrage à posséder tout de même pour les nostalgiques et admirateurs de la très belle Suissesse.

biographie,cinéma
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Dans Défense de toucher (1975) de Rossati, film italien pour ville de garnison comme en tournait beaucoup Cinecittà à l' époque, Ursula enlève souvent sa petite culotte, l' extrait s' arrête au moment où cela devient encore plus intéressant...



22:12 Publié dans Blog, Film, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma