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17/11/2009

JOSEF VON STERNBERG : De Vienne à Shanghai

51HP90FB0BL__SL500_AA240_.jpgJosef Von Sternberg, le Von fut ajouté au dernier moment par un directeur de studio sur un générique de film, cela faisait chouette d' avoir un Von dans son écurie, Josef Von Sternberg, donc, obsédé par cette espèce qui s' appelle : LES ACTEURS.

Quarantes pages de haine sur Emil Jannings à propos de "L' ange bleu" (1930). Une autre quarantaine de pages du même acabit, en plus vache, sur Charles Laughton pour le tournage avorté de "I Claudius" (1937) en Angleterre. Pas loin de la centaine pour Marlène Dietrich et là le pire, on ne sait pas s' il l'aime ou pas. Dans certains passages, il ne la cite pas, il faut le deviner. Sans oublier des piques qui ressemblent à des lances sur Lionel Atwill, Gary Cooper et des stars du muet dont on a oublié les noms. Même Lubitsch, son directeur de production à la Paramount, se fait embrocher. De toute manière pour Sternberg, les acteurs sont des idiots, ils devraient exécuter les ordres du réalisateur-dictateur. Tous ces comédiens le lui ont bien rendu, le traitant de despote, de sadique et de nazi.

Mais on sent chez notre cher Josef, une vraie passion pour le cinéma, pas de l' amour : de la rage. Depuis qu' il était devenu aide-projectionniste et qu' il nettoyait le celluloïde et refaisait les trous sur les bords de la pellicule.

Les trente premières pages, il parle de son enfance et de son adolescence dans un milieu plus que modeste, un peu de son père, pratiquement pas de sa mère et de ses frères et sœurs. Sa raison de vivre, c' est le cinéma. Josef Von Sternberg EST cinéma.

09:24 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, autobiographie

13/11/2009

APPELEZ-MOI KATE : Confidences de Katharine Hepburn par A.SCOTT BERG

418XRWZ6EDL__SL500_AA240_.jpgVous adorez l' actrice !!! Mais vous avez des réserves sur l' égérie féministe que les associations accolées du même adjectif ont brandi surtout dans les années 70-80 !!! Ce livre permet de se réconcilier avec la femme tout simplement et d' admirer encore plus la comédienne.

KathArine, et pas KathErine, est l' une des rares actrices à dire du bien de Howard Hughes avec qui elle faillit se marier. La seule à dire qu' elle ne supporte pas le climat californien. Elle préfére la côte-est au climat plus froid et pluvieux. D' où des problèmes pour travailler dans les studios hollywoodiens. Elle mit entre parenthèse sa carrière de 1962 à 1967 pour tenter de soigner l' alcoolisme de Spencer Tracy qui fut son meilleur partenaire à l' écran et sa grande passion.

A.Scott Berg, son biographe officiel, devint son confident durant les vingt dernières années de sa vie. Son livre ne tombe jamais dans le voyeurisme.

19:45 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma

AUDIARD PAR AUDIARD : Michel Audiard.

515F416AC7L__SL500_AA240_.jpgAudiard était certainement le scénariste le plus méprisé par la critique cinéma. Pire que cela : HAÏ ! ! !

Après les succès des bons Gabin-Grangier : "Gas-oil", "Le sang à la tête", "Le désordre et la nuit"... vint les Ventura : "La métarmorphose des cloportes", "100 000 dollards au soleil", "Un taxi pour Tobrouk", "Les tontons flingueurs"... Le succès en France, on n' aime pas. C'est suspect. Cela équivaut à faire le trottoir. On flatte le populo. Pour les mauvais Gabin-Grangier : "Les vieux de la vieille" et "Archimède le clochard", c' est peut-être pas faux. "Rue des prairies" de La Patellière en rajoute une couche. "Le président" ou "Les grandes familles" sont douteux.

La nouvelle vague veut sa peau, rien de moins. Les Truffaut, Godard, Astruc, Doniol-Valcroze, Resnais etc... le traitent de fossoyeur du cinéma français. Malle et Chabrol sont plus réservés, normal ils sont les meilleurs, voire les seuls bons réalisateurs de cette génération. Il faut dire que Audiard ne croit pas à la réalisation mais juste au scénario. Lorsqu' il passe à la réalisation, il remarque son erreur car ce fut bel et bien un désastre. Les titres à rallonge à base de "canard", "cormoran" et du pronom "elle", le décribilise complétement, même auprès de ses supporteurs. Il stoppe net.

Et le scénariste se rattrape avec "Le cavaleur", "Pile ou face", "Mortelle randonnée", "Garde à vue" et "On ne meurt que deux fois" qui font oublier les guignoleries pour Belmondo.

Ce livre cite ses fameuses répliques de film par chapitre : sur la guerre, sur l' argent, sur l' amour, sur les "qui vous savez" etc... Il compile ses articles sur différents journaux, c' est là que l' on découvre sa personnalité. Audiard tape sur tout ce qui bouge : les jeunes, les vieux, les résistants, les collabos, les femmes, la famille, De Gaulle selon lui l' opportuniste.

L' étonnement actuel est que des gens de gauche surtout socialistes citent Audiard. Audiard est contre les impôts, l' assistanat, la charité, l' écologie. Seule note discordante Dominique Farrugia (ex-Les Nuls) : «J' ai du mal avec les anarchistes de droite».

14:08 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma