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27/06/2014

DAISY KENYON de OTTO PREMINGER avec JOAN CRAWFORD, DANA ANDREWS et HENRY FONDA. 1947. DVD ZONE 1.

51qYeSg5Z7L.jpgJe ne comprends pas trop pourquoi ce film fait parti de la collection Film noir de la Twentieth Century Fox, il s' agit plutôt d' un mélodrame... d' un très beau mélodrame d' ailleurs... avec quelques petits moments de comédie ; je sais que cela devient compliqué mais c' est pour vous dire que Daisy Kenyon n' a rien à voir avec un Film noir.

Le titre français Femme ou maîtresse est pour une fois adapté et définit bien le personnage interprété par Joan Crawford et surtout le dilemme qui la perturbe. Daisy Kenyon est financièrement indépendante, a un amant (Dana Andrews) marié mais il ne veut pas divorcer, et, un autre ami veuf (Henry Fonda) qui la courtise. L' amant est avocat et il déteste perdre une affaire même celle de cœur. L' ami veuf est traumatisé par la mort accidentelle de sa femme. Daisy ne veut pas oublier au milieu de tout cela sa carrière professionnelle d' illustratrice de mode. Ce trio aux personnalités complexes alimente le scénario de belle manière. Donc, pas de meurtre ni de conflit physique, plutôt des joutes verbales, dans cet exercice Dana Andrews y est magnifique ; Henry Fonda joue plus la retenue.

Otto Preminger n' est donc pas juste le cinéaste pessimiste tant vanté. Il peut donner ce genre de film que l' on dit léger mais fortement attachant sur l' infernal trio ; Sacha Guitry n' est pas loin. Et remettons nous en mémoire Scandale à la cour (1945) ou L' éventail de Lady Windermere (1949), autres délicatesses du Viennois. Pourrait-on préférer Gene Tierney à la place de Joan Crawford ? Pas sûr, on connaît l' égo démesuré de cet actrice, pas pire que celui de Bette Davis, mais elle a toujours été quoi qu' on en dise d' une justesse remarquable et son jeu un peu limité, toutes les actrices ne peuvent être du niveau de Barbara Stanwyck, Irene Dunne ou Myrna Loy, passe très bien l' épreuve du temps. La photographie de Leon Shamroy est subtile, notamment dans l' appartement de Daisy Kenyon où les fenêtres et portes vitrées traversées par le soleil forment des taches lumineuses du plus bel effet.

DVD zone 1 et exclusivement zone 1.
Film en noir et blanc de 1947.
Format : 4/3. Durée : 99 mn.
Version audio anglaise sous-titrée française.
Pas de version audio française.
Bonne copie.


17:03 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, actrice, cinéma

17/05/2014

DANGEROUS CROSSING de JOSEPH M. NEWMAN avec JEANNE CRAIN et MICHAEL RENNIE. 1953. DVD ZONE 1.

51KAPukjbCL.jpgExcellent thriller de la Twentieth Century Fox avec l' une de ses stars, en l' occurence Jeanne Crain. Souvent imposée par le producteur Darryl Zanuck chez Joseph Mankiewicz et Otto Preminger qui ne se sont pas gênés pour la discréditer. Dans son autobiographie Elia Kazan, toujours aussi courageux, parle de visage inexpressif sans citer le nom de sa vedette de Pinky (1949). Quand on ne la traitait pas de poule pondeuse ; elle avait sept enfants. Jean-Patrick Manchette écrira lors de la ressortie en 1981 de Péché mortel (1945) de John Stahl : Jeanne Crain est un cageot et joue comme une patate, on est habitués. Des cageots comme ça j' en veux tous les jours. Quant à jouer comme une patate et avoir un visage inexpressif, dans Dangerous Crossing (1953) la Belle prouve le contraire.

Dans ce film se passant sur un paquebot de luxe, un couple embarque, le mari (Carl Betz) disparaît, la femme (Jeanne Crain) essaie de convaincre l' équipage que son mari est bien sur le navire, mais personne ne la croit, le docteur (Michael Rennie) tente de comprendre cette jeune femme dont il apprendra certains secrets au cours du récit. Il y a beaucoup d' audace visuelle. Les gros plans sur le visage de plus en plus névrosé de Jeanne Crain. Les scènes de nuit dans la brume sur les ponts du paquebot. On ne peut pas juste créditer la superbe photographie en noir et blanc et les mouvements d' appareil de Joseph LaShelle qui ont toujours été signalés par les critiques de cinéma. Il y a bien le talent synthétique de Joseph M. Newman. L' interprétation est concrète où le moindre petit rôle à son importance, la composition des plans, la dynamique et la précipitation des scènes également. Joseph M. Newman en est bien le chef d' orchestre. Un talent égal et de même teneur parcourait Les bannis de la Sierra (1952) étonnant western-thriller enfermé dans une cabane isolée dans la neige.

DVD zone 1 et exclusivement zone 1.
Film en noir et blanc de 1953.
Format : 4/3. Durée : 75 mn.
Version anglaise sous-titrée française.
Pas de version audio française.
Très bonne copie.




23:56 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, actrice

25/03/2014

ALEXANDER MACKENDRICK : LA FABRIQUE DU CINÉMA. 2004. 2010 pour l'édition française chez L'Arche.

cinéma,livreAprès avoir été l' auteur de neuf films dont un seul mauvais, le dernier Comment réussir en amour sans se fatiguer (1967) une pitrerie avec Tony Curtis où on se demande s' il était derrière la caméra, le britannique Alexander Mackendrick décide d' enseigner l' écriture du scénario et la mise en scène à la California Institute of the Arts de Valencia.

Quand un homme a réalisé, entre autres, L'homme au complet blanc (1951), Le grand chantage (1957) ou Cyclone à la Jamaïque (1965), il vaut mieux l' écouter. Il donnait à étudier Trois heures dix pour Yuma (1957) de Delmer Daves car ce western était filmé avec simplicité et économie, peuplé de personnages conventionnels et archétypaux, et dont le dialogue a un but et un effet immédiats. Alexander Mackendrick prenait-il Delmer Daves pour son double américain ? Un de ses étudiants James Mangold en fit un remake en 2007. Ayant affronté la matière cinématographique en étant successivement publicitaire, ce qui lui apprit le story-board, puis scénariste, ce qui lui donna le sens de l' ellipse et qu' un film doit-être compréhensible aux 2/3 par ses images. Alexander Mackendrick pense comme Alfred Hitchcock que le cinéma a atteint sa plénitude lors de la période muette.

Cet assemblage des différentes notes de ce professeur-cinéaste n' est pas hétéroclite mais suit une progression qui va de la conception d' une histoire jusqu' à la prise de vue. Assemblage qui permet au néophyte de comprendre ce qu' est La fabrique du cinéma ; un monde fait d' artisans à la manière de ceux qui construisirent les cathédrales. Donc, ce n' est pas une autobiographie mais il y a un bon dossier auto-critique d' une cinquantaine de feuillets sur Le grand chantage (1957) dans ce livre de 440 pages environ. Il faut aussi louer une excellente mise en forme notamment pour les story-boards expliquant les axes et positions des caméras pour les champs et contre champs. Il manque tout de même un index des noms et films, ce qui est toujours très pratique. Paraît-il qu' un second volume doit suivre.

23:39 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, livre