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30/05/2015

AUSCHWITZ de UWE BOLL : un documentaire sorti en 2011. DVD.

71CdkxmucGL._SL1481_.jpgJe n' ai vu aucun film de fiction de Uwe Boll. Considéré comme un mauvais cinéaste Trash, ça fout les jetons, et le Roi, que dis-je, l' Empereur des Razzie awards ; ses distinctions en font le champion du monde toutes catégories. Les membres des Razzie awards sont un ramassis de bêcheurs sans intérêt connu pour avoir déshonoré La porte du paradis (1980) de Michael Cimino.

Pour ce documentaire, tout le monde lui est tombé dessus ; il en a l' habitude. La note d' Auschwitz (2010) sur IMDB est de 3,3. Attention, il ne s' agit nullement d' un film du type nazisploitation. C' est une œuvre sérieuse ou du moins voulant l' être. La partie centrale du métrage est effectivement sujette à caution, je n' ai pas trouvé d' autre expression car je ne veux pas charger la mule : a-t-on le droit de reconstituer ce qui se passait dans une chambre à gaz ? Pour Uwe Boll, oui, car cela sert l' éducation des jeunes générations, et, il en a assez que l' on filme les histoires de survivance tel que La liste de Schindler ou Le pianiste. Arguments valables, mais, cela dépend du metteur en scène et scénariste qui s' y attelle. Lorsque c' est Uwe Boll ? ça fout les jetons. On peut tout de même saluer les figurants, c' est tourné en Croatie.

Les interventions des lycéens allemands sont plutôt intéressantes. Certains vont dire que c' est son public gavé de jeux vidéos et de nanards nanardissimes. Dans la première partie à la question : Que s'est-il passé à Auschwitz ?, ces jeunes (sauf une fille) disent des énormités avec naïveté : ça c' est passé en 1800, un millier de victimes... Le système éducatif allemand est-il aussi nul que le français ? je ne veux pas charger la mule, les parents sont aussi coupables, par contre, ça fout les jetons. Dans la dernière partie, des lycéens plus instruits dont deux à cheveux longs blonds - ils me rappellent quelqu'un dans les années 70 qui écoutait Free, Rory Gallagher... - énumèrent des faits historiques avec clarté, seulement le montage est manipulatoire comme si la vision de la partie reconstituée de la chambre à gaz provoquait d' un seul coup d' un seul l' érudition ! ça fout les jetons. L' égo du réalisateur n' est pas à oublier, il présente et conclut le film.

Film en couleur de 2010. Durée 71 mn. Format 16/9.
Version originale sous-titrée française où les dits sous-titres sont très succincts.
Version audio française.
Bonus : une interview de trois minutes de Uwe Boll.

30/08/2014

PATTERNS (1956) de FIELDER COOK avec VAN HEFLIN, EVERETT SLOANE et ED BEGLEY. DVD.

81eg5yKpEkL._SL1500_.jpgL' auteur de ce film est plus son scénariste Rod Serling, que son réalisateur Fielder Cook qui est surtout un technicien-stakhanoviste de la télévision. En ce qui concerne la carrière de Rod Serling et l' origine télévisuelle du scénario, Alain Carrazé dans le bonus de 26 minutes présent sur ce DVD y fait une bonne présentation.

On n' attend pas le futur scénariste-concepteur de la série La quatrième dimension (1959-1964) dans la description des affrontements dans le directoire d' une grande société. Si la hiérarchie parmi le directoire est impitoyable et dictatorial, elle procède chez les secrétaires de la même manière ; elles sont sans beauté particulière voire sans âge, toutes dévouées à leur travail qu' elles vivent comme un sacerdoce, on dirait des nonnes dirigées par une mère supérieure. Beatrice Straight, qui interprète la femme de Van Heflin, est loin d' être une épouse maternante, il ne faut pas se fier aux premières scènes. La tour des ambitieux (1954) de Robert Wise a été souvent comparé à Patterns. L' action est effectivement aussi resserrée, mais le nombre de personnages est plus limité. Le casting All Stars chez Wise (William Holden, Barbara Stanwick, June Allison, Frederic March...) fait place ici à un trio voué d' habitude au character actor : le sémillant et sec Everett Sloane, le visage fort d' Ed Begley pour une rare foi en victime et le génial Van Heflin dont tous les sens sont en éveil.

La photographie est de Boris Kaufman, habituel collaborateur du jeune réalisateur Jean Vigo (1905-1934). Les plans extérieurs de la ville de New York et ses hauts immeubles sont certainement de cet homme. À noter pour l' originalité du film, l' absence de musique.

Film en noir et blanc de 1956.
Format 4/3. Durée : 81 mn.
Version audio anglaise avec sous-titres français.
Pas de version audio française.
Bonus : Interview de Alain Carrazé d' une durée de 26 mn.
Excellente copie.

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27/06/2014

DAISY KENYON de OTTO PREMINGER avec JOAN CRAWFORD, DANA ANDREWS et HENRY FONDA. 1947. DVD ZONE 1.

51qYeSg5Z7L.jpgJe ne comprends pas trop pourquoi ce film fait parti de la collection Film noir de la Twentieth Century Fox, il s' agit plutôt d' un mélodrame... d' un très beau mélodrame d' ailleurs... avec quelques petits moments de comédie ; je sais que cela devient compliqué mais c' est pour vous dire que Daisy Kenyon n' a rien à voir avec un Film noir.

Le titre français Femme ou maîtresse est pour une fois adapté et définit bien le personnage interprété par Joan Crawford et surtout le dilemme qui la perturbe. Daisy Kenyon est financièrement indépendante, a un amant (Dana Andrews) marié mais il ne veut pas divorcer, et, un autre ami veuf (Henry Fonda) qui la courtise. L' amant est avocat et il déteste perdre une affaire même celle de cœur. L' ami veuf est traumatisé par la mort accidentelle de sa femme. Daisy ne veut pas oublier au milieu de tout cela sa carrière professionnelle d' illustratrice de mode. Ce trio aux personnalités complexes alimente le scénario de belle manière. Donc, pas de meurtre ni de conflit physique, plutôt des joutes verbales, dans cet exercice Dana Andrews y est magnifique ; Henry Fonda joue plus la retenue.

Otto Preminger n' est donc pas juste le cinéaste pessimiste tant vanté. Il peut donner ce genre de film que l' on dit léger mais fortement attachant sur l' infernal trio ; Sacha Guitry n' est pas loin. Et remettons nous en mémoire Scandale à la cour (1945) ou L' éventail de Lady Windermere (1949), autres délicatesses du Viennois. Pourrait-on préférer Gene Tierney à la place de Joan Crawford ? Pas sûr, on connaît l' égo démesuré de cet actrice, pas pire que celui de Bette Davis, mais elle a toujours été quoi qu' on en dise d' une justesse remarquable et son jeu un peu limité, toutes les actrices ne peuvent être du niveau de Barbara Stanwyck, Irene Dunne ou Myrna Loy, passe très bien l' épreuve du temps. La photographie de Leon Shamroy est subtile, notamment dans l' appartement de Daisy Kenyon où les fenêtres et portes vitrées traversées par le soleil forment des taches lumineuses du plus bel effet.

DVD zone 1 et exclusivement zone 1.
Film en noir et blanc de 1947.
Format : 4/3. Durée : 99 mn.
Version audio anglaise sous-titrée française.
Pas de version audio française.
Bonne copie.


17:03 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, actrice, cinéma