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13/11/2009

RAY : Taylor Hackford.

41SX82kqUbL__SL500_AA240_.jpgPeut-on faire confiance à Taylor Hackford ? Réalisateur qui a si bien massacré le remake de "La griffe du passé" (1947) de Jacques Tourneur avec "Contre toute attente" (1984), Hackford en a fait un film d' horreur. Film mode années 80 comme "Officier et gentleman" (1982), sa précédente "œuvre", du moins pour ceux qui connaissent le film initial interprété par Mitchum, Douglas et Jane Greer.

Dans Ray, le style a-t-il changé ou est-on en abscence de style ?

La carosserie des voitures brille comme un miroir. Les robes et les costumes divers sortent du pressing. Les maquillages sont nets et sans bavure, à l' époque du gros rouge à lèvres qui tache. La photographie éclaire, surexpose le moindre objet. Pour les couleurs, elles rutilent. Le hameau désolé et natal de Ray Charles est propre comme un sou neuf. Même la poussière qui virevolte un tout petit peu est désinfectée, triée. Les larmes de la maman de Ray tombent au moment où le scénario l' a ordonné. Le mimétisme de Jamie Foxx, sanctionné par un oscar, n' a d' égal que Jayne Mansfield caricaturant la caricature Marilyn Monroe. Professionnalisme à tous les niveaux. Parti-pris anti-pialesque ou contre-eastwoodien ?

Film agréable à voir. Passe très bien sur petit écran.

LES DOUZE SALOPARDS : Robert Aldrich

5128EQH6JZL__SL500_AA240_.jpgVoilà bien un mauvais coup que nous a concocté Robert Aldrich. L' intrigue n' a aucune importance. Elle pourrait être sortie de n' importe quel roman de Alistair McLean. "Quand les aigles attaquent" (1968) de Brian G.Hutton par exemple. On ne dira pas le mot de cinq lettres que disait Samuel Fuller à propos de ce genre d' ânerie.

Le réalisateur de "En quatrième vitesse" et de "Vera Cruz" n' est pas un truqueur comme Léone. Ni un antimilitariste basique. Il laisse cela à Kubrick. Aldrich s' intéresse au retournement de perception du public face à ses personnages, ses réactions. Au début du film douze sous-m.... comme dirait le mauvais cinéaste Olivier Marchal. Assassins, violeurs, voleurs... attendent leur exécution. Pour racheter leurs méfaits, on va les embaucher pour une mission-suicide, quelle originalité ?!

Le public va les prendre en sympathie au fur et à mesure des péripéties. Là est la raison du film.

Il fallait entendre les réactions des spectateurs lors des ressorties en salle dans les années 70 pendant la mort violente, finale et successive de cette racaille. NON ! ! NON ! ! PAS LUI ! ! Ces mêmes spectateurs auraient certainement prononcé la peine de mort au début du film à cette lie de la terre.

Robert Aldrich devait bien se marrer derrière ses grosses lunettes.

10:17 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, guerre

12/11/2009

ROBERT WISE : NÉ POUR TUER.

51arTvX4VLL__SL500_AA240_.jpgPSYCHOLOGIQUE AVANT TOUT.

Bon film noir de Robert Wise de 1947 adapté d' un roman de James Gunn. Réalisé juste après son excellent western "Blood On The Moon" (1948) avec Robert Mitchum.

Lawrence Tierney, d' une froideur sans remords, assassine sa compagne du moment, l' amant de passage de celle-ci et s' enfuit. Claire trévor qui découvre les deux cadavres, prend le même train que Tierney pour San Francisco. Ils font connaissance.

La mise en scène à pas feutrés de Wise est l' un des meilleurs atout du film. La détermination sans aucune morale de Tierney provoque une telle fascination-répulsion sur Claire Trévor, qu' elle ne sait plus où est la frontière entre le bien et le mal. Quand Tierney épouse la belle Audrey Long, on se demande si Claire Trévor veut la mort de sa "sœur de lait" ou pas. On aura même pitié pour le minuscule et lâche Elisha Cook. Le détective privé joué par Walter Slezak a dû inspirer par sa morphologie et ses coups montés, l' énorme M.Emmett Walsh dans "Blood Simple" (1984) des frères Coen. En plus Slezak détient la morale du film !

Très bonne copie et photographie noir et blanc de Robert De Grasse. Version originale et version originale sous-titrée française.

Le film prend encore plus de valeur après plusieurs visions.

Né pour tuer 1.pngNé pour tuer 2.png

16:07 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film noir