Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/11/2009

RORY GALLAGHER : IRISH TOUR 74' (DVD)

512Y9S2PZPL__SL500_AA240_.jpgIl existait sur notre chère télévision française sclérosée au milieu des années 70, une émission qui s' appelait Juke Box. Elle était animée par Freddy Hausser (1937-2008). Cette émission était programmée au petit bonheur la chance. Normalement une fois par mois, le vendredi soir en deuxième partie de soirée. Irish Tour 74 y fut diffusé printemps 76.

À la vision du film, on ne peut que découvrir ce qu' est vraiment, ce que doit-être le rock : de la sueur, des émotions, de l' énergie sans paillettes et sans frime. La simplicité, la modestie et l' honnêteté sont les qualités premières de Rory Gallagher par rapport à Blackmore qui se créait un personnage par exemple, mais aussi Page qui venait de se réfugier en Suisse pour cause d' impôts. C' était l' un des rares artistes à jouer à Belfast en plein conflit anglo-irlandais. D' ailleurs il était populaire dans son pays avant d' avoir sorti le moindre disque. Les entretiens, la leçon de slide, les extraits de concert dans les petites salles où les fans inventent l' air-guitar, les fêtes alcoolisées dans les bars, la visite d' un magasin de musique sont le lot de cet excellent document.

Écoutant exclusivement du rock progressif, un mot et un adjectif qui ne vont pas ensemble, j' ai fonçé acheter le double album Irish Tour 74. Exit Yes, Genesis, Pink Floyd, ELP...

Le DVD n' est malheureusement pas sous-titré, le son est d' époque en stéréo et l' image regardable. Donal Gallagher, son frère, a pourtant fait un excellent travail en remasterisant CD avec inédits, DVD divers : Live at Montreux, Rockpalast et Live at Cork Opera House. S' agit-il d' un problème de droit avec Tony Palmer le réalisateur.


17:39 Publié dans Blog, Film, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blues-rock, musique

VITTORIO DE SICA : GARE TERMINUS.

51jrQ60Nr6L__SL500_AA240_.jpgPeu enclin au cinéma "néo-réaliste" de Vittorio De Sica, les pauvres sont magnifiques et les riches sont au mieux des imbéciles, "Gare Terminus" ou "Station Terminus" (1953) ne fait heureusement pas parti de cette théorie. "Les enfants nous regardent" (1943) ou "Le jardin des Finzi Contini" (1970) non plus par exemple.

L' histoire décrite sur la jaquette : une américaine mariée, Jennifer Jones, en visite chez des parents à Rome entretient une liaison avec un homme, Montgomery Clift, elle veut y mettre fin.

Cette trame basique se caractérise par une interprétation frémissante de ses comédiens et une mise en scène de la même eau. Certainement la meilleure réalisation de De Sica, elle dure 63 minutes. Jennifer Jones, actrice très détestée en son temps car mariée au producteur David O.Selznik (prétexte fallacieux et idiot), est d' une retenue proche de Gene Tierney. Montgomery Clift est, comme d' habitude, d' une intensité à fleur de peau qui ne sera jamais égalée. Dialogue de Truman Capote.

L' image en noir et blanc, signé Aldo Graziati, format 4/3 est de très bonne qualité. Version anglaise sous-titrée française uniquement.

Gare Terminus 1.pngGare Terminus 2.pngGare Terminus 3.pngGare Terminus 4.png

16:46 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

ALAIN RESNAIS : L' année dernière à Marienbad

51u13-yyw-L__SL500_AA240_.jpgL' avis des grands cinéastes sur ce film.

Orson Welles aux "Cahiers du cinéma" en avril 1965 : Je sais que le film vous a plu ; pas à moi. J' ai tenu jusqu' à la quatrième bobine et après je suis parti en courant. Cela me rappelait trop "Vogue Magazine". (Magazine de mode américain bien connu).

Delmer Daves en septembre 1962, extrait du livre "Amis américains" de Bertrand Tavernier. Un passage : Le public devra lui-même faire tout le travail d' analyse et de synthèse, juste ou faux, chacun selon sa propre intelligence, sa propre sensibilité. On aboutira finalement à un résultat qui pourra être comparé au fameux tableau "Blanc sur blanc" qui se trouve au musée d' Art moderne : un carré blanc sur un autre carré blanc. (Le tableau est de Malevitch (1878-1935), peintre russe, fondateur du Suprématisme, initiateur de la non-figuration. Encyclopédie Bordas).

Effectivement si nous rassemblons les deux avis et que nous en faisons la somme : mode + non-figuration = le vide. La vérité nous éclate au visage ! ! ! Tous les films de Resnais méritent cinq étoiles. Ils nous prouvent que l' intellectualisme au cinéma mène aux écrans blancs et à la course à pied. Courage fuyons ! ! ! L' écrivain-scénariste Robbe-Grillet et Resnais venaient d' inventer l' antipopulisme primaire. On doit préciser que c' était en réaction contre les films paternalistes de Gabin ou Fresnais.